I. - LE CHLOROFORME
Sur le dosage de petites quantités de chloroforme. — Société dé Biologie, 1900, t. LX, p. 88.
Dosage de petites quantités de chloroforme dans l’air. — Société dé Biologie, 1906,
Sur l’anesthésie chloroformique. Dosage du chloroforme dans le sang avant et pendant l'anesthésie déclarée, quantité dans le sang au moment de la mort. — Comptes rendus , 1906, t. CXL11, p. 303; Société de Biologie, 1906, I. LX,
Mes expériences ont été faites sur le chien.
Les quanlités de chloroforme conlenues dans le sang des animaux anesthésiés sont très variables ; cependant, d’une façon générale, sans préjuger encore une .fois de quelques cas particuliers, on peut dire que le seuil de l’anesthésie
question et suis arrivé à celte conclusion que l'urine ne renferme que des quantilés très petites (6 à 7 milligrammes pour iOO centimètres cubes d’urine) de l’agent anesthésique.
Estimation of the quantity of chloroform in blood and tissues. Application to tbe
s’ensuit naturellement qu’un même poids d'extrait chloroformé fixe la même quantité de chloroforme, quelle que soit son origine : substance blanche ou substance grise; je reviendrai d'ailleurs sur ce point dans l'étude du mécanisme de l'anesthésie, p. 89.
0 cc. 8 d’oxyde de carbone poi M. L.-G. de Saint-Martin riences et nos analyses, il a l’a fixé sur une fai " spectrophotomélriq 1“ Le sang noi
Malgré les différences de ces chiffres, M. de Saint-Martin, qui reconnaît « l’exactitude de nos expériences », suppose l’oxyde de carbone produit par l’acide acétique réagissant sur le sang, au moment de l'extraction des gaz; de ce
bone, comme nous l’avions démontré, Desgrez et moi, dans nos travaux parus en 1898 et qui sont résumés plus haut. (Voir p. 63 et 64.)
Dans une série dé travaux parus en 1910 exposés succinctement dans les Comptes Rendus de l'Académie des Sciences et de la Société de Biologie , complètement dans deux mémoires parus dans le Journal de Physiologie et de Pathologie générale , j’ai repris, grâce à une méthode expérimentale nouvelle, l’étude de la décomposition du chloroforme dans l’organisme chez le chien , et suis arrivé à un certain nombre de résultats intéressants qui me permettent de fixer, non seulement la proportion de chloroforme décomposé dans l’organisme, mais encore de spécifier .les produits qui résultent de cette décomposition et leur sort ultérieur.
Je résumerai tout d’abord les travaux ayant trait à la décomposition du chloroforme dans l’organisme, ceux relatifs à l’étude des produits qui résultent de cette décomposition seront résumées plus bas. (Voir p. 68 et suivantes.)
Principe des expériences. — Dans un vase clos, en l’espèce une grande cloche de verre de 3S litres, et où sè trouve un animal (chien), on fait circuler de l’air
L’examen de ce tableau comparativement avec le précédent fait ressortir des données intéressantes.
Tout d’abord le poids de chloroforme décomposé rapporté au kilogramme de poids vif est sensiblement le même, 0 gr. 100 à 0 gr. 105. Quant à la proportion de chloroforme décomposé p. 100, elle est de même ordre; les variations sont, il est vrai, plus grandes de 40,8 h 61,8, mais elles s’expliquent aisément. En effet, la quantité de chloroforme décomposé rapportée au kilogramme de poids vif est la même; si donc, à des animaux de poids différent, on fait ingérer la même quantité de chloroforme ou des quantités voisines, la proportion décomposée sera d’autant
plus grande que le poids de l’animal sera plus élevé (comparer les exp. 'VIII et IX ou VU et VIII). En revanche, dès que l’on augmente la quantité de chloroforme ingéré, les nombres.tendent à s’égaliser (Exp. X).
De l’ensemble de ces recherches, toutes faites sur le chien, on peut tirer là conclusion suivante : Au cours de l’anesthésie et pendant la période de retour, le chloroforme fixé par le sang et par les tissus est décomposé dans une proportion d'environ 50 p. 100.
L’éther est dosé dans le distillât par le bichromate en suivant la' technique résumée plus haut.
Les expériences de contrôle, qui ont consisté à briser une ampoule contenant un poids déterminé d’éther au sein d’un volume également déterminé de sang et à faire le dosage ultérieur, ont montré que la technique qui vient d’être exposée est
3° Dosage de l’éther dans les tissus. — Le tissu est coupé en morceaux au sein même de la dissolution picrique; le tout est placé dans Un ballon et distillé comme le sang dans l'appareil de Schlœsing ; l’éther est ensuite dosé par mon procédé au bichromate.
En résumé , comme pour le chloroforme, les méthodes de dosage qui viennent
lésie. — Société de Biologie ,
Les globules et le plasma étant séparés par centrifugation, j’ai dosé l’éther . dans chacun d'eux, j’ai trouvé que, à considérer les quantités absolues, l’éther se répartit à peu près d’une façon uniforme entre les globules et le plasma.
Rendus , 1907, t. CXLIV, p. 341. ? ?
expérience.
Comme on devait s'y attendre, les résultats dé ces expériences montrent que de grandes différences existent entre les tissus d’un même individu; certains fixent beaucoup plus de chlorure d’éthyle que d’autres. La différence dé compo-' sition chimique des organes et leur inégale vascularisation expliquent ces
L’affinité du chlorure d'éthyle, comme celle de tous les anesthésiques, est plus grande pour les tissus qui renferment le plus de graisse ou de substances qui s’en rapprochent. La plus ou moins grande quantité d’anesthésique trouvée dans un organe n’est toutefois pas uniquement fonction de sa composition chimique et de sa vascularisation, elle dépend encore de l’état de la circulation, de la léneur du sang èn chlorure d’éthyle et aussi de la durée de l'anesthésie.
Là multiplicité des facteurs capables d’influencer la fixation du chlorure d’éthyle par les tissus imposerait un nombre considérable d’expériences, si l’on
Nous avons encore cherché quelle était la teneur du hulhe et du cerveau en chlorure d’éthyle au seuil de l'anesthésie, et nous avons pris comme signe clinique de la limite du sommeil l’apparilion du réflexe cornéen dans la phase d’anesthésie décroissante.
Les expériences VIII et IX du tableau suivant correspondent à peu près au moment du rétour du réflexe cornéen, mais dans l’expérience X le réflexe était déjà revenu depuis quelques instants quand l’animal a été sacrifié.
Elles montrent que le système nerveux au seuil de l’anesthésie renferme des quantités de chlorure d’éthyle assez éloignées de celles qui existent au moment de la syncope respiratoire.
répartition, son élimination. (En collaboration avec Lucien Camus.) — Journal de Physiologie et de Pathologie générale , 1908, t. X, p. 76-88.
Le chlorure d'éthyle dans les tissus pendant l’anesthésie et au moment de la mort et spécialement dans le système nerveux. (En collaboration avec Lucien Camus.) — Journal de Phjsiologie et de Pathologie générale , 1908, t. X, p. 844-881.
Ces deux mémoires sont le développement des travaux parus sous forme de notes dans les Comptes Rendus de t Académie des Sciences et do la Société de Biologie et résumés dans les pages précédentes. On y trouve particulièrement exposés : la technique complète de l’extraction du chlorure d’éthyle du sang et des tissus, le détail des courbes et les graphiques relatifs à la pénétration du chlorure d’éthyle dans le sang dans ses rapports avec la ventilation pulmonaire, et à l’élimination du chlorure d’éthyle, etc., etc.
Les résultats des expériences sont ceux que je viens
i de faire connaître, je n’y