ÉTUDE COMPARÉE DES ANESTHÉSIQUES GÉNÉRAUX. MÉCANISME D'ACTION
Les anesthésiques généraux au point de vue chimico-physiologique. — 1 vol. in-8“ jésus, 21.3 p., 30 fig., 1908. Paris, O. Doin, éditeur.
Sur l’anesthésie par l’éther parallèle avec l’anesthésie chloroformique. — Comptes Rendus, 1907, l. CXLIV, p. 341.
1° Étude comparée.
On trouvera résumé page 78 un parallèle entre l’anesthésie par l'éther et l’anesthésie chloroformique. J’ai complété ce travail dans mon ouvrage sur les Anesthésiques généraux au point de vue chimico-physiologique. On trouvera réunis de la page 17S à 188 pour les quatre anesthésiques toute une série de documents analytiques puisés dans les travaux que je viens de résumer dans ce troisième chapitre; ils sont relatifs h la dose anesthésique, à la dose mortelle, à l’élimination, à la quantité dans les tissus, à la répartition entre les globules et le plasma. Je n’y reviens pas; qu’il me suffise de signaler que l’élimination de l’anesthésique, et cela était h prévoir, est d'autant plus rapide que le point d'ébullition est moins élevé et ainsi, protoxyde d’azote, chlorure d’éthyle, éther, chloroforme se rangent dans cet ordre au point de vue de leur rapidité d’élimination.
Dans un autre ordre d’idées, le chloroforme est, de tous les anesthésiques, celui qui se fixe avec la plus grande énergie sur. les globules du sang (7 à 8. fois plus que dans le plasma), suivi du chlorure d’éthyle (3 fois plus), du protoxyde d’azote (un peu plus de la moitié) et de l’éther (égalité).
Cette étude n’a pas fait spécialement l’objet de notes ou mémoires ayant paru dans les périodiques spéciaux. Elle a été spécialement développée dans la thèse de M“ Frison-Laborde, exécutée sous ma direction et soutenue à la Faculté de Médecine de Paris en 1907 ainsi que dans mon ouvrage les Anesthésiques généraux au point de vue chimico-physiologtque oit elle fait l’objet du chapitre VI (p. 189 ît 207).
graisse ou de lipoïdes qu’il renferme. En définitive, le rapport entre la teneur d’un organe en chloroforme et la teneur de ce même organe en graisses et lipoïdes, devrait être en nombre commun h tous les organes situés dans les mêmes conditions •circulatoires.
' C’est l'étude à laquelle nous nous sommes livrés M" Frison-Laborde et moi, en nous limitant toutefois au plus important de tous les organes : le système nerveux.
Or, en suivant la technique indiquée dans un travail précédemment analysé (p. 61) j’ai mentionné la réalité de ce fait de la proportionnalité entre la quantité de chloroforme fixé par la substance grise et la substance blanche,' et la quantité d’extrait chloroformé (lipoïdes) qu’elles contiennent.
Le tableau suivaut résume nos expériences dans les cas d’anesthésies prolongées et mortelles qui seules permettent de réaliser la saturation maxima des centres nerveux, et de leurs différentes parties constitutives :