Sur la réviviscence de la Selaginella lepidophyUa
(En commun avec le docteur Bureau.)
{Bulletin de la Société de biologie, 1868.)
Cette Sélaginelle, après avoir été desséchée au soleil, puis maintenue dans un courant d’air à 50 degrés pendant assez de jours pour ne plus perdre de son poids, revient parfaitement à la vie lorsqu’on l’immerge dans l’eau pour la planter ensuite. Les mêmes résultats ont été obtenus avec une Fougère [Ceterach officinale)., dont les frondes résistent à celte dessiccation très-avancée, que nous n’osons cependant déclarer complète, parce que l’élévation consécutive de la température à 80 degrés a tué nos végétaux. Ce sont là des faits assez importants à cause de la structure complexe de ces plantes Jqui contiennent les mêmes éléments anatomiques que les végétaux dits supérieurs ; il y a donc lieu de penser qu’on les constatera chez certains de ceux-ci.
BERT