‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 17 · APERÇU GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL

Si j’ai toujours conservé un souvenir reconnaissant de l’enseignement reçu à l’École Normale Supérieure, à la Sorbonne ou au Collège de France, je dois dire cependant que les circonstances m’ont, obligé à développer seul les idées que j’y avais recueillies, d’abord dans le laboratoire du vieux lycée de Douai, puis à la Faculté des Sciences de Lille, où m’avait accueilli

: 'à Nous allons les 1 pure et appliquée.

de chimie

retrouver parfois associées dans mes travaux

Travaux de chimie pure

•••'•.."jjne étude des .pyrophosphates complexes du fer a servi d’introduction à mon travail de thèse ; j’y mettais en évidence l’existence de ferropyrophbsphates et de ferripyrophosphates analogues aux cyanures correspondants, et je préparais pour la première fois des ferriammines rentrant dans la systématique de Werner.

Ces résultats devaient être étendus plus tard à la série de l’uranium dont les cyanates et les pyrophosphates présentent des cas d’isomérie intéressants. Enfin, revenant aux métallocyanures, qu’on fait dériver souvent d’un acide tricyanhydrique à structure triazinique, j’ai montré que ce dernier noyau était en effet générateur de complexes, car l’acide triazinetricarboxylique donne des dérivés ferreux et ferriques analogues aux cyanures correspondants.

; J’avais obtenu des résultats irréguliers avec les ferro et ferrimétaphosphates, auxquels j’essayais d’étendre les propriétés des ferro et. ferripyrophosphates, à la suite d’une visite d’études dans les laboratoires d’aciéries. J’en ai trouvé la raison en reprenant à pied d’œuvre l’étude des métaphosphates. Ce travail, qui a été l’un des plus durs que j’aie entrepris, m’a fourni l’occasion de préparer les monométaphosphates encore inconnus,, puis de préciser le nombre et le domaine d’existence des polymétaphosphates. J’espère avoir mis un ordre presque définitif dans cette question restée si longtemps confuse.

Incidemment, j’avais obtenu un sous-chlorure de chromyle, des organometalhques nouveaux du plomb, de l’étain et du silicium à noyaux cyclohexaniques ou à liaisons acétyléniques. Avec M. Normand, j’avais préparé ’ quelques aldazines nouvelles et étudié leur pyrogénation en vue de la préparation. de dérivés substitués du stilbène. J’ai actuellement en cours une étude des dérivés aminés et iminés du vanadium.

Un de.

été de

.'er des relations chiffrables

de la valence ; enfin débrouiller la strui des résultats acquis en chimie organiq l’analyse magnétique pour classer les i

que réclamaient certains problèmes de fonderie; plus tard, ce fut l’étude des conditions physico-chimiques de la fabrication de 1 aluminium, travail très étendu, qui porta sur la densité du métal liquide, la densité, les points de fusion et les conductibilités électriques des bains employés à sa préparation électrolytique. •

Dans un autre ordre d’idées, je fus conduit à la détermination des indices de : réfraction des mélanges ternaires d’acides gras ou de glycérides. Ces résultats, combinés avec l’indice d’iode et le point de fusion, permettent de connaître la composition des produits naturels.-

Survint la guerre. Utilisé d’abord comme chef de laboratoire, je dus installer et organiser à la Poudrerie d’Angoulême un service de contrôle, puis un laboratoire et une usine d’essais qui groupèrent 135 chimistes et aides-chimistes.

: Ce fut une véritable épopée scientifique ; les moyens matériels venaient largement au secours d’un intense enthousiasme collectif. A, ce moment s’ébauchèrent de nombreuses publications en collaboration sur la combustion catalytique de l’ammoniac en vue de la fabrication de l’acide nitrique synthétique ; les relations entre l’acide nitrique et le peroxyde d’azote ; l’étude physico-chimique complète des mélanges sulfonitriques : distillation, densité, chaleur spécifique, chaleur de mélange.

Dans le domaine de la chimie organique, vint ensuite l’analyse thermique des dérivés explosifs nitrés des corps ou des mélanges rencontrés dans les fabrications synthétiques de l’aldéhyde, de la paraldéhyde, de l’alcool, de l’acide acétique, de l’acétone.

Je dus même devenir ingénieur et entrepreneur et monter des usines d’alcool synthétique, de peroxyde d’azote, où étaient mis en oeuvre des procédés personnels. Le dernier atelier était équipé à l’armistice pour charger par jour 2.000 bombes d’avion en panclastit-e.

Enfin je collaborai à l’amélioration de la fabrication de l’acide nitrique synthétique et de l’ypérite.

Travaux professionnels

Une partie de mon activité; principalement après l’armistice, dut être consacrée à la remise en état des laboratoires de l’Institut de Chimie de

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