Sur la température des animaux immergés dans l’eau
Un très grand nombre de naturalistes ont cherché de combien la tempé-
Les poissons dorment horizontalement dans l’eau. On a déduit de cette constatation que leur vessie natatoire est située sur un plan tel de leur corps, qu’elle facilite le décubitus ventral. C’est là une de ces déductions a priori qui trompent toujours quand on ne les confirme pas par l’expé-
Coupons, par exemple, toutes les nageoires à une Ablette; nous voyons de suite l’animal arriver à la surface de l’eau, le ventre en l’air, comme s’il était mort, et il ne peut plus se tirer de cette situation anormale.
Répétons la meme opération sur une Carpe. Celle-là tombe au fond, la tête la première, et demeure immobile. Elle dormira ainsi et elle demeurera la tête en bas pendant des mois jusqu’à ce que ses nageoires aient repoussé.
cope les mêmes bandes d’absorption; le sulfhydrate d’ammoniaque yde de carbone l’empêche enfin d’absorber l’oxygène.
biologique que nous avons faites pendant près de dix années et de conférences que nous avons données dans plusieurs villes de France et à Paris pour le compte de l’Association Française ou à la Sorbonne. Notre but, dans cet ouvrage, a été de rechercher les modifications que l’habitat aquatique imprimait à la vie.
Notre premier chapitre est destiné à montrer combien sont nombreux les êtres qui habitent les eaux de la mer. Puis nous avons résumé rapidement l’histoire des grandes expéditions qui ont démontré que les abîmes étaient au moins aussi peuplés que la surface. Nous décrivons soigneusement les nouveaux engins qui ont récemment servi aux pêches de profondeur dans les expéditions du Challenger^ du Talisman et de VHirondelle et particulièrement les appareils d’éclairage des profondeurs que nous avons spécialement imaginés pour les nasses du prince de Monaco.
Après un court exposé de la biologie du fond des mers et des eaüx
douces, nous arrivons à notre sujet principal, à l’influence des agents phy-
hives de physiologie.
Notre appareil se compose d’une forte pipette ovoïde, à robinets de fer, de 1 litre 1/2 de capacité, laquelle pipette est fixée dans une cage métallique lestée par deux lourds saumons de plomb. Les clefs des robinets R, R' sont reliées entre elles par une tige articulée T, de manière à former on système de robinets conjugués, s’ouvrant et se fermant simultanément. Un ressort à boudin fixé d’une part à l’articulation de la clef supérieure, et d’autre part a la cage métallique en bas, maintient les robinets dans leur position fermée (cette disposition est représentée sur la figure par le trait continu). Une traction exercée sur une cordelette fixée à l’articulation d’en haut permet d’amener les robinets dans la position d’ouverture (ligne ponctuée sur la figure). Cela dit, veut-on prendre de l’eau du fond, on remplit la
emplissaient les tubes H et CL en r tube divisé en 100 parties égales,
, ■ On préparait cinq tubes semblables et on sonde de 2 en 2 mètres, puis, une bouée étant
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dans le ballonnet B. Arrivé à bord, celui-ci est dévissé, on verse l’eau qu’il contient dans une éprouvette graduée.
On a dès lors tous les éléments du problème.
Les travaux concordants de Wcrthcim, de Grassi, de Tait, de Buchanan, montrent que l’eau de mer se comprime en moyenne de 0,00000430 par mètre. Un réservoir de 100 litres donnera donc une diminution du volume de l’eau égale à 0,0000430 X 1000 pour 10 mètres de descente, soit 0'“,0043. Pour une dénivellation de 3000 mètres, par exemple, l’eau diminuera de 0,00000430 X 100 X 3000, soit 1"‘, 290.
C’est précisément cette eau qui s’emmagasinera dans la bouteille, qui s’y trouvera enfermée à la clôture du robinet et qui regorgera dans le ballon B à la remontée. Donc l’ayant mesurée, il suffira de diviser le nombre obtenu
dessus de laquelle se trouve un ballon à air compensateur du modèle de celui que le commandant Banaré et moi avons décrit et utilisé dans des buts différents.
2® La boule du thermomètre est renfermée dans l’appareil, la pression n agit donc pas sur elle. Cela semble inférieur à la disposition adoptée par Pouchet, puisque la boule n’est plus directement en contact avec l’eau et qu’elle ne reçoit la température que par l’intermédiaire de l’air renfermé dans la caisse.
En pratique, cela ne fait presque rien ; nous ayons, on effet, mis un enregistreur ordinaire à côté du nôtre; dans l’air, les deux courbes se superposent presque; dans l’eau, le retard du thermomètre enfermé est si insignifiant qu on ne peut distinguer une courbe de l’autre.
Dans les grands fonds, la température varie si lentement qu’un retard
i grands fonds, le papier au platine sera remplacé pa^ un papier ae la moindre impression lumineuse attaquera.
1 trente-six heures sert aux déterminations rapides; un autre
on compensateur, analogue à celui de l’hydrophone Banaré et iampe sous-marine, empêche l’appareil de supporter aucune
jne boîte contenant de la chaux vive absorbe le peu de vapeur ouvrait pénétrer dans l’appareil et jaunir le papier, positif de verres dépolis de plus en plus foncés, recouvrant la lettra d’enregistrer de véritables courbes.
ce de Monaco a lait fonctionner avec succès ce photomètre dans Funchal (Madère).
' un dispositif permettant de photographier le fond de la i
nous employons est exempte d’acide sulfurique et contient 10 volumes d’oxygène.
Nous avons pu voir en premier lieu que le dégagement de l’oxygène est parabolique.
Un fait analogue avait été constaté par M. Berlhelot. Ce savant, ayant fait une longue série d’analyses de l’oxygène contenu dans de l’eau oxygénée abandonnée à elle-même pendant des mois, a vu que les chiffres