Influence de l’eau oxygénée sur les fermentations
1® L’eau oxygénée arrête, suspend ou empêche toutes les fermentations par ferments figurés. Elle empêche la putréfaction.
2® Elle est sans action sur les ferments non figurés.
Quand on place des fruits dans l’oxygène comprimé, la cellule végétale se met à faire de l’alccol, exactement comme si on l’asphyxiait par l’acide carbonique.
L’oxygène en tension chimique dans l’eau oxygénée a la même action.
Nous laissons quelques kilogrammes de cerises en contact pendant dix-huit mois avec du peroxyde d’hydrogène. Au bout de ce temps, nous en retirons 257 grammes d’alcool éthylique pur.
Nous nous étions placé à deux points de vue : l’eau oxygénée, tuant les microbes, doit donc êtrè un antiputride énergique; de plus, elle se décompose lentement en présence des liquides des plaies, il doit donc se faire à h surface de celles-ci un dégagement continuel d’oxygène, un véritable bain, comme ceux que recommandaient autrefois Laugier et Demarquay.
L’eau oxygénée plus ou moins étendue a été appliquée sur toutes sortes
de simples panaris jusqu’aux grandes plaies de l’ovariotomié. La réunior
;’est toujours faite avec rapid )u putride n’a été observé.
L’eau oxygénée a été aussi employée en injections dans les cavités ou dans les trajets purulents; son effet a été excellent. Mais c’est surtout sur les ulcères simples, atoniques et torpides que, de l’aveu général, le résultat a été frappant : la réparation, si lente d’ordinaire, s’est toujours faite avec rapidité; dans les plaies gangreneuses, les syphilides ulcéreuses, la désinfection a été instantanée et la guérison prompte.
Toutes ces expériences, faites avec Talbumine de l’œuf, ont été répétées sans modification avec le sérum sanguin et l’urine humaine albumineuse.
IT. — Action de Veau oxygénée sur les substances albuminoïdes non solubles. — Digestions artificielles.
Nous mettons en contact pendant vingt-quatre heures, et dans des tubes tenus à 40 degrés, de l’eau oxygénée avec de la fibrine, de l’albumine cuite,
la puissance de chaque alcool est comparée à la quantité d’atomes de
carbone qu’il renferme :
Alcool méthylique contenant G‘, arrête la fermentation à 20 0/0
— propylique — G», — iO.0/0
— butylique — G*, — 2 1/2 0/0
— amylique — G®, — 10/0
— caproïque ~ G®, — 2 0/00
— caprylique — G®, — 10/00
Ce qui semble confirmer la loi dite de Rabuteau, à savoir : qu’un alcool est d’autant plus toxique qu’il contient un plus grand nombre d’atomes de carbone. Les alcools employés dans ces recherches avaient été préparés par Henninger.
74. — Expression graphique de la fermentation. — Action des antiseptiques.
L’étude de l’action des antiseptiques sur la puissance de fermentation de la levure est d’autant plus utile que la tendance générale des industriels est de les employer, quelquefois au détriment de la santé publique.
Leur but est d’arrêter toute fermentation dans les cas de transport de
fonctionner comme un Daniell, il en prend toutes les qualités, mais il a un grand avantage sur lui. Ce n’est pas du cuivre qui se dépose dans les deux
et le met rapidement hors d usage. De plus, le si poreux est un liquide grimpant qui passe par-de mélanger avec le sulfate de zinc. Rien de pareil n mercure. Si ce métal se dépose sur le zinc, il ne rendre le courant plus constant; le mélange des de inconvénient. Si le mercure se dépose sur le vase
es mailles du vase poreux mlfate de cuivre du vase
le fait que 1 amalgamer et deux liquides n’est plus un e poreux, il tombe bientôt
Enfin l’excès de sulfate et de nitrate de mercure se dissolvant il mesure e l’usure de la partie déjà dissoute et les liquides demeurant toujours conentrés, la pile demeure d’une constance parfaite tant qu’il y a excès de sels..
concordent plus : les substances salines sont j l’excrétion de l’urine subit une exagération rap rures et de l’acide phosphorique ne semble pas
de l’e
120. — Note sur la composition chimique des os dans l’arthropathie des ataxiques.
{Société de b'iologie et Comptes rendus de l'Institut, 1879.)
M. Charcot a découvert l’arthropathie des ataxiques. Quelques auteurs ont prétendu qu’il n’y avait là que de 1 arthrite seche et nullement «ne lésion spéciale et trophique. Or, notre analyse démontre le contraire.
SCiËNTIFlQUSS
graisse contenue dans le cœur de quelques anii hasard à l’abattoir.
Dans un cœur de bœuf normal du poids de 2 kilogrammes, il y a environ 260 grammes de graisse accumulée dans les sillons du cœur, soit 12,5 p. 100 du poids total.
Nous avons vu cette proportion considérablement dépassée chez les animaux pour lesquels la Commission du ministère de l’Agriculture avait mandé le rendement.
Chez les bœufs engraissés intensivement, la surcharge du cœur peut passer de 12 à 30; chez le porc, de 14 à 22; chez les moutons, de 13 à 19.
130. — Sur la qualité de l’air contenu dans les cocons de vers à soie.
[Comptes rendus de la Société de biologie, 1888.)
Les cocons de vers à soie sont formés des fils mêmes sécrétés par l’insecte, légèrement englués par une substance qui colle ces fils les uns après les autres de façon à constituer une étoffe véritable qui protège la chrysalide contre les intempéries et contre ses ennemis pendant toute la vie de l’animal h l’état de nymphe.
Je me suis demandé si, à travers cet enduit épais, l’échange des gaz se faisait bien pour là respiration.
J’ai donc pris un certain nombre de cocons et, les ayant ouverts sous le mercure, à diverses époques de la vie de la nymphe, j’ai recueilli le gaz qui
L’analyse m’adonné en moyenne les chiffres suivants, aussi bien ou corn* mencement qu’à la fin de la vie à l’état de chrysalide.
Acide carbonique = 2,1
Oxygène = 19,1
Azote = 78,8
C’est donc de l’air légèrement confiné qui existe dans le cocon.
Ces résultats sont, d’ailleurs, en rapport avec ce qu’avaient vu Régnault et Reiset, Paul Bert sur la respiration des chrysalides à l’état libre.
Le peu d’activité de cet acte peut fort bien s’accommoder avec la pauvreté en oxygène que nous avons constatée.
maux aquatiques après le choc, t majorité avait seulement subi une sorte d’obnubilation dont ils sortaient assez facilement au moindre attouchement, au point qu’il n’était pas facile de s’emparer d’eux • il semblerait qu’il y avait là un état analogue h celui que les auteurs américains ont décrit chez l’homme apies les grandes cata-
5. — Quelques expériences faites sur un supplicié à Troyes (Aube).
tion physiologique.
{Comptes rendus de la Société de biologie, 1880.) opéré à la Salpêtrière dans des conditions remarquables de
Chez l’ylng-iii's/'raÿj’/is, l’inspiration el l’expiratioii sont séparées par une pause.