‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques, supplément 1893Chapitre 4 sur 19 · S CÉPHALOPODES · texte numérisé non relu

S CÉPHALOPODES

Ordre des Tétrabranches.

Ordre des Dibranches.

Arthropodes

Ordre des Décapodes.

Sous-classe des Gigantostracés.

Ordre des Xiphosures

que j'ai proposée est antérieure à chacune de ces dernières.

L'embranchement des Vers, qui comprend un si grand nombre de parasites de l’Homme, ne pouvait manquer d’étre l'objet de développements considérables. Je ne crains pas de déclarer qu'aucun auteur, à l’exception de R. Leuckart, n’a jamais publié un ouvrage aussi complet, dans lequel l’histoire des helminthes de l’Homme soit étudiée à des points de vue aussi divers. J'ajoute même que les applications médicales sont plus développées dans mon livre que dans aucun autre : à ce point de vue, il est bien plus un guide et un conseiller pour le naturaliste et pour le praticien

que des variétés ou des anomalies du T. solium ou du T. sxgimla. En soume une critique sévère les descriptions données par les auteurs, nous avons pu i à sept le nombre des Téniadés parasites de l’Homme, savoir : Taenia sagin solium, T. echinococcus, T. nam, T. Jlavopunctata, T. madagascariensiset T. cani. Vers s’observent d’ailleurs avec une fréquence très inégale : les trois premiei

La famille des Bothriocéphalides est représentée par quatre espèces appartenant au genre Bothriocephalus : B. latus, B. cordatus, B. cristatus et B. Mansoni.

L’histoire de B. lattis est actuellement bien connue, surtout depuis que ses divers hôtes intermédiaires ont été découverts ; on sait que ce Ver, dont la longueur atteint fréquemment 12 mètres, est commun dans certaines contrées d’Europe, telles que la Suisse française et les provinces baltiques de la Russie ; on sait aussi qu’il n’est point rare au Japon. Dans tous ces payS, sa larve se développe chez divers Salmonidés ; en Suisse, elle se trouve en outre chez la Lotte et la Perche; en Russie, chez le Brochet.

B. cordatus n'est encore connu qu’au Grœnland, où il se voit chez le Chien, le Phoque et le Morse ; un seul cas se rapporte à l’espèce humaine.

B. cristatus est de France, mais n’est pas mieux connu que le précédent. 11 n’a encore été signalé que deux fois, par Davaine.

B. Mansoni a été découvert en Chine par Patrick Manson ; depuis, on l’a revu plus d une fois au Japon. Contrairement aux espèces précédentes, qui ne s’observent chez

Eustrongylus gigassQ loge dans l’appareil urinaire;'il est plus fréquent chez le Chien et le Loup que chez l’Homme, et n’a été vu que six fois d’une façon certaine chez celui-ci ; dans ce nombre figure une observation que j’ai fait connaître, d’après un beau spécimen conservé au Musée anatomique de Bucarest.

Strongylus longevaginaius vit dans le parenchyme pulmonaire et détermine une pneumonie vermineuse qui peut causer la mort. On n’en connaissait qu’un seul cas, rapportépar Diesing; récemment, J. Chatin en a publié une observation nouvelle, intéressante en ce qu’elle démontre l’identité du parasite avec le Str. paradoxus du

Ankylostoma duodenale est, malgré ses faibles dimensions, un très redoutable parasite : grâce aux quatre crochets dont est armée sa cupule buccale, il déchire les capillaires de la muqueuse intestinale et provoque ainsi de légères hémorrhagies, négligeables en apparence, mais qui, en raison de leur permanence et de leur multiplicité, finissent par épuiser le malade et par l’anémier profondément. Suivant le milieu social ou géographique dans lequel elle apparaît, cette singulière maladie a reçu les noms les plus divers ; il convient de les remplacer tous par celui d'ankylos-

d’t/wcïnana Frôiich, 17^.

La famille des Trichotrachélides renferme des espèces de moeurs et d’importance fort inégales : Trichocephaliis hominis et Trichina spiralis.

La famille des Filarides comprend huit espèces; Filaria inermis, F. oculihumani, F. Loa, F. restiformis, F. hominis oris, F. lymphatica, F. medinensis et F. sangiiinis hominis. Ces deux dernières présentent, au point de vue pathogénique, une impor-

mais il nous a semblé plus rationnel de les rattacher aux Arachnides, parmi lesquelles ils constituent d’ailleurs un groupe très aberrant. Linguatula rhimria n’a guère été observée qu’une fois à l’état adulte dans les fosses nasales de l’Homme ; en revanche,

voisine, L. constricta, a été vue cinq ou six fois chez des Africains.

L’ordre des Acariens, auquel se rattachent un nombre si considérable de parasites, est largement représenté chez l’Homme, par un petit nombre d’espèces normalement parasites et par un grand nombre d’espèces pseudo-parasites. Les vrais parasites sont T>emodexfolliculorum, six variétés de Sarcoptes scabiei et S. tiotoedres. Les pseudoparasites, répartis entre quatre familles, sont Cheyletus erudittts, Pediculoïdes ventricosus, Tarsonemus monunguiculosus, Tetranychus molestissimus^ Trombidium holosericeum^ Glyciphagus cursor, Tyroglyphus siro, Ixodes ricimis et quelques espèces voisines, Argasmarginatus, A. persicus, A. Tholoiani et quelques espèces voisines, Dermanyssus gallince, D. avium et D. hirundinis. Cette énumération est d’ailleurs .bien loin d’être définitive, car la liste des Acariens capables de se fixer momentanément sur l’Homme s’allongera dans une très notable proportion, à mesure que les médecins ou les naturalistes connaîtront d’une façon plus précise les animaux signalés en maintes régions, notamment dans la zone intertropicale, sous le nom de Garrapates.

Certains Acariens, tels que Caepophagus echinopus et Serrator necrophagus, sans être à proprement parler des parasites, méritent néanmoins d’être connus du médecin légiste, en ce qu’ils appartiennent à la faune des cadavres : l’examen attentif de leurs dépouilles peut permettre d’évaluer avec exactitude la date à laquelle un cadavre ou des ossements ont été enfouis dans le sol.

On sait que les Aranéides sont douées d’un paire de glandes à venin, en rapport avec les chélicères. La croyance populaire considère comme très dangereuse la piqûre de ces animaux : on incrimine notamment les Mygales, les Lycoses [Lycosa tarentula), •la Malmignatte [Latrodectus tredecimguttatus) et quelques espèces voisines. Ces Araignées sont réellement venimeuses, ainsi que beaucoup d’autres, mais leur venin est rarement assez actif pour causer des accidents sérieux ; d’ailleurs, elles ont rarement l’occasion de piquer l’Homme. Quant au tarendsme et au tigretier, il est hors de doute que c’étaient non des envenimations, mais des névroses épidémiques : les Araignées ne sont donc pour rien dans leur étiologie.

Les Scorpions, dont on connaît bien l’appareil venimeux au double, point de vue anatomique et physiologique, sont étudiés en détail. Buthus eiiropœus, Euscorpius flavicaudis et Eu. carpathicus, qui sont les principales espèces françaises, sont l’objet d une description spéciale.

La question de la nocivité des Galéodes ou Solifuges est encore controversée. Dans l’état actuel de la science, il n’est pas possible d’élucider ce problème.

Les unes pondent dans les matières organiques : la larve pénètre donc dans l'intestin, au cas où celles-ci viennent à être ingérées [Teichomyza, Phora, Helophilus, Anthomyia). Les autres pondent dans les cavités naturelles, telles que les fosses nasales et l’oreille : la larve se développe en cet endroit, ronge les tissus et cause de terribles accidents, souvent mortels (Lücilia, Sarcophaga). D’autres encore pondent sur la peau : la larve, aussitôt éclose, s’enfonce dans le tégument et provoque la formation d’un petit abcès (Hypoderma, Dermatobia, Ochromyia). 11 est enfin un certain nombre de Diptères dont la piqûre est redoutable {Stomoxys, Glossim, Pangonia, Tahanus, Cfirysops, Culex, etc.). Certains Culex servent d’hôte intermé-

digestif de l'Homme. A part ces cas, qui sont assez rares, les Papillons ne nous intéressent guère qu’en ce que la Chenille de quelques espèces est urticante [Liparis, Lithosia, Cnethocampa).

L’importante famille des Mélo'ides ou 'Vésicants attire l’attention, non seulement à cause des propriétés épispastiques des Insectes qui la composent, mais aussi par les métamorphoses compliquées que ceux-ci doivent subir. D’autres Coléoptères méritent également d’être signalés : les uns parce qu’ils sont comestibles, les autres parce que leur larve accomplit sa nymphose dans une coque sucrée qu’on utilise en médecine {Larinus), d’autres enfin parce qu’on peut les trouver chez l’Homme à l’état

Les Hyménoptères térébrants de la famille des Cynipides pondent leurs œufs dans les tissus végétaux. La larve qui en sort ronge le parenchyme ambiant : celui-ci devient alors le siège d’une vive irritation, qui aboutit à la formation d’une galle riche en tannin. Les galles, comme on sait, sont utilisées en médecine et en industrie.

Les Cynipides passent par une sorte de génération alternante qui présente un grand intérêt, au point de vue de la physiologie générale.

Les Hyménoptères porte-aiguillon, si dignes d’attention à cause de leurs admirables'industries, nous fournissent aussi certaines substances dont la médecine fait usage : tels sont la cire et le miel. Les qualités de celui-ci varient beaucoup suivant la nature des plantes sur lesquelles il a été butiné par les Abeilles ; parfois même il peut causer des intoxications mortelles.

Chez ceux de ces Insectes qui vivent en société, il existe, pour ainsi dire, à côté des mâles et des femelles, un troisième sexe ou plus exactement une troisième catégorie d’individus : ce sont les ouvrières, femelles dont les glandes génitales sont demeurées rudimentaires. Elles sont pourvues, à la partie postérieure de l’abdomen, d’un appareil à venin, armé d’un aiguillon subtil, grâce auquel elles font de cuisantes blessures. On sait que la piqûre de la Guêpe, du Bourdon, de la Xylocope et de l’Abeille sont trop souvent le point de départ de graves accidents. Quelques Fourinis piquent aussi ; d’autres mordent cruellement la peau.

Naguère encore, les Tuniciers étaient considérés comme formant dans la naturg un groupe aberrant, d’ailleurs mal connu, dont la place dans la classification demeurait très incertaine : on s’accordait généralement pour les placer, avec les Brachiopodes, entre les 'Vers et les Mollusques, l.dans un embranchement des

Grâce aux études embryogéniques, la parenté des Brachiopodes avec les 'Vers est devenue manifeste et, résultat plus inattendu, il est devenu évident que les Tuniciers étaient les alliés des Vertébrés. Comme ceux-ci, en effet, ils possèdent à l'état embryonnaire un squelette primordial, constitué par une notocorde ou corde

ou la boutargue. Il en est qui sont vulnérants ; ils ont sur la queue ou en d’autres points dü corps des aiguillons rigides, capables de pénétrer dans les tissus à la façon d’un stylet (Rajides, Acanthurus). Un plus grand nombre sont venimeux : à des aiguillons de ce genre sont annexées des glandes élaborant un liquide doué d’une grande toxicité (Ploiosus, Pteroïs, Scorpaem, Symnceia, Cottus, Trachinus, Amphacanthus, Talassophrym). Les Murènes présentent une intéressante exception, en ce que, chez elles, l'appareil à venin siège au palais; les dents servent d’organes inoculateurs. On n’a encore rien observé d’analogue chez les Anguilles et les Congres, mais le sang de ces Poissons renferme un poison des plus énergiques, ïichthyotoxine. Enfin, quelques Poissons possèdent un appareil électrique (Raja, Torpédo, Gymnotus, Malapterurus).

Les Batraciens, Urodèles et Anoures, sont également venimeux; l'appareil à venin est constitué par certaines glandes cutanées, dépourvues de tout organe d’inoculation.

La médecine employait autrefois les Scinques et certains Lacertiliens. Aujourd’hui, la croyance aux vertus thérapeutiques des Sauriens est à peu près évanouie, et çes animaux n’auraient guère d’intérêt pour nous, si la présence de glandes buc-

(Heloderma).

Tous les ouvrages didactiques placent les Ophidiens à la suite des Batraciens, à la base de la classe des Reptiles. C’est là, pensons-nous, une fausse conception : la seule place qui leur convienne est de faire suite aux Sauriens, puisqu’ils dérivent de

On sait- qu’un grand nombre de Serpents sont pourvus d’un terrible venin, que des dents spéciales sont chargées d’inoculer. Nous avons fait une étude complète de l’appareil venimeux au point de vue de l’anatomie comparée, et du venin lui-mêmp au double point de vue de sa composition chimique et de son action physio-

des Mammifères, à laquelle appartient l’Homme,

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