Los «nnoniis de l’espèce linmaine
Revue scientifique, XLl, p.
rendue inappréciabl
sidéré, décrit et classé comme des helminthes ce qui n’était autre des corps étrangers.
La découverte du microscope composé a permis de distinguer organisés et corps inorganisés, d’où réduction notable du nombre des pseudoparasites. Les études histologiques ont fait faire un pas plus décisif, en permettant de distinguer entre les tissus animaux et les tissus végétaux,
Ces considérations s’appliquent surtout aux organismes ou aux corps étrangers trouvés chez l’Homme, mais la source des pseudo-parasites peut encore
être difiérente.
Certaines névroses, telles que l’hystérie, s’accompagnent fréquemment de simulation et de supercherie : avant que ce fait ne fût connu, le médecin a pu décrire comme parasites les objets les plus divers, que les malades prétendaient avoir évacués ou qu’il rencontrait lui-même dans des organes facilement accessibles. Dans d’autres circonstances, il y avait évacuation réelle, par l’anus et par la bouche, d’objets divers avalés dans un but de suicide ou par suite d’une perversion du goût.
D’autre part, un grand nombre d’animaux ou d’objets peuvent se trouver fortuitement mélangés aux déjections, sans avoir jamais été en contact avec le corps; on en conclut parfois que ce sont là des parasites qui ont été évacués, avec les déjections.
Une première catégorie de pseudo-parasites compren Tel est le cas pour Rhabditis genitalis Scheiber, qui n’e Anguillule terrestre assez commune. Rh. pellio.
De même, Dactylius aculeatus Curling est identique
les pseudhelminthes.
Enchytrœus albidus.
fait dans des limites fort restreintes, aussi bien pour les parasites internes que pour les externes; s'il n’en était ainsi, il arriverait forcément une époque où tous les animaux d’un même groupe naturel, ordre ou classe, auraient les mêmes parasites : or, nos connaissances actuelles en parasitologie ne nous autorisent aucunement à prévoir un semblable résultat.
L’observation journalière nous montre, au contraire, que l’Homme et les animaux, qui, en somme, ont les mêmes aliments solides ou liquides, ingèrent un fonds commun de germes de parasites, mais que, suivant le milieu, telle espèce parasite, microbienne ou animale, se développe de préférence à telle autre. Les organes et tissus des espèces animales sont tellement différents au point de vue de leur constitution chimique et, par suite, de leur activité vitale, que la plupart des parasites manifestent à l’égard de ces différences la plus grande sensibilité, se comportant ainsi à la façon de réactifs d’une extrême délicatesse.
Un grand nombre d’observations de pseudo-parasites se rapportent à de simples supercheries hystériques. On a connu longtemps sous le nom de Spiroptera hominis un Nématode qui n’était autre que la Filaria piscitim ou Ascaris capsularia ; on a pris des fragments d'intestin de Pigeon pour l’Eu" strongle géant.
D’autres fois, il s’agit de perversions du goût : tel est le cas pour le petit Crapaud vomi par une femme, dont Bremser rapporte l’histoire.
Des productions pathologiques, voire même des productions normales, ont été prises maintes fois pour des parasites. UAcephatocystis racemosa était formé de vésicules choriales ; VOvuligera carpi et VAcephalocystis plam^ de concrétions albumineuses. ' Des caillots de fibrine, rendus par l’urèthre, ont été décrits comme des fragments d’Eustrongle géant ou comme des helminthes nouveaux (Spiroptera Rudolphiana).
Diacanthos polycephalus était un simple fragment de grappe de raisin ; Ditrachyceros rudis, un ovaire de Mûrier ; Sagittula hominis, l’appareil hyo-larygien d’un Oiseau : Physis intestinalis, un débri de la trachée d’un Oiseau, etc. Tous ces pseudo-parasites avaient été évacuées de l’intestin avec les selles.
On a souvent confondu avec des parasites diverses formes animales, qui se trouvent par hasard mélangées aux évacuations. Dans les cas de ce genre, il s’agit ordinairement de larves d’insectes ; le patient assure les avoir évacuées et il semble, en effet, qu’il en soit fréquemment ainsi. La larve de la Mouche carnassière a été décrite sous le nom d’.4scaris stephanostoma, celle de la Mouche
Enfin, il est des paras Furia infemalis, dont Linr
d'Eristalis
entre elles un méat de très petites dimensions.
Les kystes que nous avons étudiés se trouvent à l’état de reproduction. Mais, pour en arriver là, la Sarcbsporidie a dû passer par une phase végétative, durant laquelle elle était constituée simplement par une masse protoplasmique, sans doute munie d’un noyau. La croissance achevée, l’organisme s’est enkysté et a donné l’état que nous avons examiné. D’après l’examen de nos préparations, la formation des corpuscules réniformes dans les loges est centripète.
11 est hors de doute que les corpuscules réniformes des Sarcosporidies sont les équivalents des corpuscules falciformes des Coccidies.
Pour faciliter la comparaison, des différentes Sarcosporidies étudiées jusqu’à présent, nous avons résumé leurs caractères dans un tableau synoptique.
Nous proposons en outre de diviser provisoirement les Sarcosporidies de la
Ordre des Sarcosporidies
La répartition des Hydatides dans les diverses régions du corps est indiquée dans un tableau synoptique. Nous décrivons la seconde observation connue de Tœnia mm et complétons dans une mesure importante la description anatomique de ce Ver. Nous démontrons que les deux espèces nominales décrites par Bâlz sous les noms de Distoma hepatis endemicum sive pemiciosum et de D. hepatis innocuum appartiennent réellement à une seule et même espèce, que nous proposons d’appeler D. japonicum.
Nous donnons une description particulièrement détaillée d’Ankylostoma duo -. demie, de Filaria medinensis, de F. mnguinis hominis, de Rhabdonema intestimle et des maladies causées par ces parasites.
Finalement, nous dressons la liste complète des Helminthes qui peuvent, à un état quelconque de leur développement, se rencontrer dans les divers organes.