‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 3 · E NERVEUX · texte numérisé non relu

E NERVEUX

Il a été rapporté, dans oe travail, un grand nombre d’exem ■ pies de lésions des nerfs, dans lesquels on trouvait, soit une propagation du cancer primitif, soit des noyaux secondaires développés au loin, soit une hypertrophie du tissu fibreux. Dans tous ces cas, les douleurs névralgiques étaient très vives.

En collaboration avec M. Martineau.

(Même recueil, 1866, p. 38.)

Bien que la tumeur ne touchât pas la moelle et qu’elle eût comprimé, eu les détruisant, les nerfs de la queue de cheval seulement, il s'était produit, sur toute la hauteur des cordons postérieurs de la moelle, une dégénérescence granuleuse d’autant moinsétendue qu'oii l’étudiait plus loin de la tumeur.

secondaires des cordons postérieurs à la suite de la destruction de la moelle en un point. M. Bouchard, qui a publié, sur ce sujet, un excellent mémoire {Archives générales de médecine, 1868), a cité cette observation et plusieurs autres sur le môme sujet qui avaient été recueillies par M. Gornil, et dans lesquelles l’examen microscopique des altérations ascendan-

(Même recueil, i86i, p.46.)

OA«ert>a«an<fun mauslr« tmItUen ehe» Vhomme.

En commun avec M. Causit.

(Même recueil, 1865, p. 222, avec 1 planche lithographiée.)

Fait très rare et qui empruntait ici surtout son intérêt à la desorintion histologique. On a en effet retrouvé au microscope, et décrit, dans ce bloc informe, les différents tissus et les rudiments d’organes qui se rapprochaient plus ou moins de l’embryon normal.

L’histoire de cette monstruosité a été donnée par M. Gornil dans l’article Animens du Dictionnaire eneyclopéMqm des sciencesmédicales.

»ur tes tésions aes nerfs et aes tnuseUes Hès à

la eanlraetnre taraive et permanente aes membres

aans tes Hémiplégies aneienaes.

{Mémoires de la Société de Biologie, 1863, p. 107.)

Dans cette note se trouve consigné le résultat d’autopsies faites dans le service de M. Charcot, et sous sa direction. La contracture permanente des mains est liée, dans ces cas, à une hypertrophie des nerfs, du nerf médian surtout ; ce fait n'avait pas encore été signalé. Cette hypertrophie tient à l’épaississement du tissu conjonctif des nerfs. Les lésions profondes du cerveau, telles que les foyers d’hémorrhagie et de ramollissement, donnent lieu à des dégénérescences secondaires qui se poursuivent dans la protubérance, dans la moelle allongée, la moelle épinière, et aux. lésions des nerfs et des muscles étudiées dans ce travail.

(Même recueil, 1861, p. 82.) Cette obsei'vation a été le point de départ fort intéressant de Maurice Raynaud.

Wote «ut- lea polypea de Veatomae.

Bullelim de la Société anatomique, 1863, p. 583.)

Celte note comprend la desoription des diverses variétés des polypes villeux ou glandulaires (papillo-adénonies) et des polypes fibreux de l'estomac avec leur structure et leur mode de développement. La surface de la muqueuse stomacale présente des villosités plus ou moins considérables développées sous l’influence d’une inflammation chronique; ces villosités peuvent alors se souder en un point et former de petites tumeurs dont la base contient des glandes en tubes. Celles-ci, ne pouvant verser leur contenu dans la cavité stomacale, deviennent kystiques. Dans un grand nombre de cas, il est facile de voir à l’œil nu les glandes dilatées et kystiques. Les parois des tubes glandulaires et des kystes contiennent des cellules cylindriques pleines de mucus.

Dans une de ces observations, un gros polype fibreux, recouvert de la muqueuse hypertrophiée présentant elle-même des dilatations glandulaires, obstruait compiètement.le py-

Dans une observation d’empoisonnement aigu par l’arsenic, présentée par M. Féréol à la Société médicale des hôpitaux (1880), l’estomac, examiné par M. Cornil, présentait des ecchymoses et une suffusion sanguine considérable dans la tunique muqueuse. La couche des glandes en tube et le tissu sous-muqueux, in filtrés de sang, offraiént par places une épaisseur de 1 centimètre. Les vaisseaux capillaires étaient colossalement dilatés.

Il s’agit ici d’une observation de rechute fébrile de la fièvre typhoïde dans laquelle la fièvre coïncidait avec une infiammation très intense et général de l’estamao, de l’intestin grêle et du gros instestin. Dans les derniers jours de la vie, il était burvenu une poussée de granulations luherculeuses dans le poumon et dans la plèvre.

la fièvre typhoïde présentait une lésion de l’estomac rare dans la dothiéueutérie. Le tissu conjonctif profond de la tunique muqueuse, entre les euls-de-sac glandulaires et au-dessous d’eux, était infiltré d’une quantité considérable de cellules lymphatiques et épaissi. Les vaisseaux sanguins étaient rempli de sang et très dilatés.

(Société de Biologie, 8 mars 1873, et Archivée de pkyeiologie, 1873,

Description histologique des ulcériitions folliculeuses et des lésions des glandes en tnbe, dans ladyseniérie chronique. Ces ulcérations, qui avaient été bien étudiées à l’œil nu par Charcot, reconnaissent pour cause la destruction suppurative des follicules clos du gros intestin. Dans la dysenterie chronique elles sont remplies par un mucus transparent composé de cellules cylindriques caliciformes. U paroi des ulcérations est tapissée par ces mêmes cellules. Ces altérations des glandes en tube et les ulcérations folliculeuses ont été depuis complètement étudiées et vérifiées dans la dysentérie aigüe par Kelschetparles rédacteurs de l'histoire médicale de la guerre de la rébellion des Etats-Unis.

médicales,

Dans ces différentes publications sur la cirrhose, l’auteur a établi que les vaisseaux biliaires périlobulaires sont toujours plus nombreux qu’à l’état normal et faciles à mettre en évidence au milieu du tissu conjonctif de nouvelle formation qui entoure les lobules ou qui les dissocie. Il a montré que dans la forme de cirrhose hypertrophique qui s’accompagne habituellement d’un ictère plus ou moins prononcé, les canaux biliaires de nouvelle formation constituent, au milieu du tissu conjonctif, un réseau à mailles serrées, très étendu et qui donne à cette cirrhose hypertrophique sa caractéristique anatomique. Ces canaux biliaires anastomosés les uns avec les antres et communiquant avec tout le système des grands canaux biliaires, sont tapissés par une couche de petites cellules cylindriques courtes ou cubiques.

Wickam Legg, Charcot et Gombault ont reproduit expérimentalement cette cirrhose par la ligature des canaux biliaires et Hanot, qui en a depuis complété l’étude lui a donné le nom de cirrhose biliaire.

{Société de biologie, 29 novembre 1873.)

L’auteur décrit les végélations et granulations fibreuses très fines qui se trouvent presque constamment à la surface du foie cirrhose, et il indique leur rôle dans la formation des adhérences avec les organes voisins, aussi Heu que dans les anastomoses vasculaires qui s’établissent en vue de suppléerà la circulation de la veine porte.

Il communique en même temps des faits de dilatation des vaisseaux capillaires produisant un véritable tissu caverneux au milieu du tissu fibreux embryonnaire dans la cirrhose hypertrophique.

£epon« profestéet à la JPaealté <le médecine (Cour

sont également compromis et enfiammés.*Aiui^î«i^ns l’ictère grave, dans certains faits de péritonite puerpérale, de variole grave, d’abcès du foie, etc., en même temps que le tissu conjonctif périlobulaire est infiltfWle cellules lymphatiques, les canaux biliaires sont dilatés et leurs cellules épithéliales en-

tr8Bt en prolifération. Il existe alors un véritable catarrhe des voies biliaires.

L’auteiir cite .uir cas de leucocythémie avec des néoplasies lymphatiques développées autour des Ilots hépatiques et au milieu desquelles les canaux biliaires étaient également enflammes.

Dans le cancer du foie, les vaisseaux biliaires sont très souvent compromis de la même façon, parce que la propaga¬

tion do la néoplasie s’effectue surtout par les rameaux de ia veine porte voisins des voies biliaires.

Enfin, autour des kystes calculeux dus à la dilatation des canaux biliaires, on observe une sclérose du tissu con¬

jonctif, sorte de cirrhose partielle dans laquelle il existe des réseaux de fins canalieules biliaires analogues à ceux qu’on trouve dans la cirrhose hypertrophique. 11 en est souvent de môme autour des.gommes syphilitiques du foie.

Consécutivement à ces lésions, on observe toujours de l’ictère lorsqu’elles ont envahi un nombre suffisant de canaux hépatiques.

Ctrrhoae et cancer primUif Mttéminé an foie.

par MM. Dubaret Cornil.

'Société anatomique, mai 1879).

Le foie était partout cirrhosé, et les canalieules biliaires formaient des i^éseaux très développés dans le tissu sclérosé. Les îlots cancéreux qui étaient loin d’occuper la plus grande partie de l’organe-siégeaient dans le tissu conjonctif périlobulaire. . I . .

(Société anatomique, décembre 1874.)

L’examen a porté sur les reins, le loie et la rate provenant de quatre autopsies d’enfants morts à Buoharest, dans le service de l’hôpital des Enfants, confié au D’ Obedenare. Dans l’un de ces faits, il existait simplement une dégénérescence graisseuse du foie et du rein; dans le second, une leucocythémie. Dans les deux autres, on observa de la périsplénite, une splénite interstitielle avec pigmentation trèsremarquabie du tissu conjonclif et des cellules lymphatiques de la rate et une cirrhose hépatique périlobulaire avec pigmentation. Les cellules lymphatiques contenues dans la veine porte étaient aussi très pigmentées.

(SociiU de biologie, 1874, p. 381.)

Dans l’un des faits relatés, il s’agissait d’un lymphome du pancréas, organe qui était complètement transformé en (issu réticulé lymphoïde.

Dans une autre observation, le pancréas, bien qu’il eût conservé sa forme, présentait, à l’œil nu, tous les caractères d’un lipome ou d’une masse de tissu cellulo-adipeux. Les canaux pancréatiques dilatés étaient remplis par du mucus contenant de petits calculs friables, blancs, ou réduits en

tracés sphygmographiques.)

Les tracés sphygmographiques montrent que le pouls, très déprimé, à peine sensible, reprend bientôt son amplitude normale après la thoracenthèse, tout en restant dicrote.

{Sociétéde biologie^ p. 21,1874.)

Il y avait, dans cette observation, en outre des végétations verruqueuses et globuleuses, des végétations villeuses, très allongés et très minces, terminées par un filament grêle composé de fibrine anhyste, réfringente, colloïde, se colorant fortement par le carmin.

louremx ae ta granae lèvre et ae la ettltie au e6té ’Orott. f’olitotwte, tunauuuattan puruteute Oem

(Sooitté anatomique, juillet 1873. )

L’œdème de la cuisse étant dû à une inflammation purulente des vaisseaux lymphatiques. L’examen histologique de ces .derniers,, a montré qu’ils étaient remplis et distendus par des cellules lymphatiques. Leur paroi était infiltrée par ces mêmes éléments. Le tissu cellulo-adipeux qui les entoure était lui-même très enflammé et les cellules adipeuses ' étaient transforméés en autant de petites cavités pleines de cellules lymphâtiqués. Les cordons lymphatiques, 'très gros et jaunâtres, visibles à i’œil nu, résultaient de cette triple modification du contenu, de la paroi et du tissu cellulo-adipeux

Anatomie pathnlagifgwe aes atveraes espécem Ae pneumonie aiguë et ehronigue,

(Même recueil, 1865, 2- série, 1.1.)

Dans ce mémoire, la pneumonie lobaire ou fibrineuse, la pneumonie lobulaire el les pneumonies interstitielles, ainsi que l’anthracosis ou phthisie des ouvriers mineurs, sont décrits complètement au point de vus de l’histologie pathologi-

Kelsch a donné un résultat comparable. {Archives de Physiologie, décembre 1873.)

A Itération» «et fibre» éta»ti<ine» fia poatnon.

(SocUté de biologie (22 mars 1873.)

Chez un jeune homme mort de syphilis héréditaire, dans leservice de M. Bouchard, à la Charité, les fibres élastiques du poumon, tuméfiées, réfringentes, étaient rigides, cassantes et se fragmentaient en petits morceaux ou grains. Le poumon était atteint d’nne broncho-pneumonie catarrhale subaiguë.

poumon après avoir ouvert la poitrine, ou après avoir retiré les poumons de la poitrine, ou bien si l’on presse simplement cet organe entre les doigts, on produit un bruit de crépitation très fine due à ce que des alvéoles sont d’abord comprimés, vidés de l’air qu’ils contenaient, puis distendus de nouveau. On reproduit expérimentalement ce bruit ■de crépitation fine eninjectant à travers la paroi thoracique, soit dans le poumon, soit dans la plèvre, à l’aide d’un fin trocart, une masse de suif fondu qui s'y solidifie. Après que cette solidification du suif est obtenue, si l’on pratique l'insufflation par la trachée et si l’on ausculte à travers les parois intactes de la poitrine, au niveau de l’injection, on entend un bruit de crépitation fine, un peu plus fin et plus sec que celui de la pneumonie. Comme, dans la pneumonie aiguë, les parties hépatisées sont aussi imperméables à l'air que le bloc du poumon-injecté de suif, on doit admettre que le râle crépitant de la pneumonie reconnaît une cause analogue à celle de la crépitation fine notée dans l’auscultation sur le cadavre: un aplatissement par compression des alvéoles suivie de leur dilatation brusque dans l’inspiration. Si les râles crépitants de la pneumonie ne sont pas aussi secs que ceux de la crépitation cadavérique, cela tient vraisemblablement à ce que les parois des alvéoles qui entourent l’hepatisanon sont dans un état de gonflement et d’humidité qui modifie le bruit obtenu. L’explication du bruit du râle crépitant de la pneumonie s’applique aussi aux crépitations fines observées dans certaines pleurésies et dans les iniractus hémoptoïques. La plupart des bruits d’auscultation du poumon malade ont été étudiés ainsi en tenant surtout compte de l’état anatomique.

«ypMtig vitcérate.

Dans l’autopsie d’une femme morte avec des gommes de l’estomao et du foie, M. Cornil a trouvé une inflammation chronique des vaisseaux lympalhiquesdu poumon. Il y avaiten même temps une inflammation chronique des ganglions lymphatiques situés au devant du trépied cœliaque. L’auteur a décrit complètement, au point de vue histologique, les lésions de ces ganglions et de ces canaux lymphatiques. Dans les ganglions, tous les canaux lymphatiques et les sinus périfolliculaires étaient distendus et remplis par des cellules assez volumineuses,polyédriques par pression réciproque, granuleuses, épithélioïdes, provenant delà prolifération des cellules endothéliales des canaux et sinus. Les vaisseaux lymphatiques du poumon, tous considérablement distendus, présentaient, sur une section transversale, deux zones, l’une adjacente à la membrane interne et composée deplusieurs couches decellules épithéliales tuméfiées, l’autre centrale composée de cellules lymphatiques. La lumière des vaisseaux était remplie de ces cellules.

A propos de ce fait, l’auteur etudiel'état des vaisseaux lymphatiques du poumon et de la plèvre dans leurs diverses maladies et en particulier dans les pneumonies et dans la pieu-

KSrt'S-Btr OliGANEâ GIÏNITADX.

Thèsededoclorat, 1864, reproduite dans le/oama/<fe l’anafomie, dirigé par Ch. Robin, 1865, avec 1 planche lithographiée.)

Les principales conclusions de ce travail sont les suivan-' tes :

1" La congestion rénale ne suffit pas pour produire l’albuminurie ; pour que l’albumine passe dans l’urine, il est nécessaire qu’avec la congestion coexiste une lésion des cellules épithéliales des tubuli.

2" Cette lésion constante consiste dans la tuméfaction trouble des cellules épithéliales remplies de granulations protéiques d’abord, puis graisseuses.

Les formes de la néphrite albumineuse sont ;

Â. La néphrite albumineuse passagère, telle qu’on l’observe dans le choléra, la fièvre typhoïde, l’érysipèle, etc. ;

£. La néphrite albumineuse persistante simple ;

C. Celle avec dégénérescence graisseuse des. vaisseaux et le plus souvent alors avec atrophie et granulations de Bright;

La néphrite albumineuse avec dégénérescence amylo'ide des vaisseaux.

3° La dégénérescence graisseuse des cellules des tubuli peut se rencontrer, bien qu'il n’y ait pas ou qu’il y ait très peu d’albumine dans les urines, dans les cas d’empoisonnement par le phosphore et dans l’ictère très prononcé, quelle que soit du reste sa cause.

Dans ce travail, les diverses espèces do cylindres hyalins

de l’urine ont été figurées et leur signification pathologique a été bien étabjje.

M0em e»péc«m «fe néphv'it^m

(Thèse d’agrégation, 1869, avec 15 figures intercalées dans le texte.)

Cette thèse d’agrégation a pu être faite presque entièrement avec les observations personnelles du candidat, au moins en ce qui touche l’anatomie pathologique. Les diverses espèce» de néphrites aigües ou chroniques, parenchymateuses, interstitielles, calculeuses, purulentes, etc., y sont décrites au point de vue de leur anatomie, de leurs causes, de leurs symptômes, de leurs complications, du diagnostic, du pronostic et du traitement.

[Société anatomique, mai 1879).

Les deux reins, d’un volume considérable, étaient transformés en kystes très volumineux remplis de liquide hyalin. Les urines contenaient de l’albumine pendant la vie et la mort avait été déterminée par des accidents comateux. Les kystes étaient produits aux dépens des tubes urinifères. Le rein était, dans lespartiesoùl’on pouvait encorereconnaîtreson tissu atteint d’nne néphrite interstitielle très intense. Les tubes urinifères, plus ou moins dilatés dans les parties relativement normales, montraient un revêtement composé de cellules épithéliales pour la plupart vésiculeuses. La lumière des tubes contenait des boules colloïdes. Certains kystes étaient presque complètement remplis de boules colloïdes.

disparu. A ce

moment apparaissent de nouvelles lésions portant sur les cellules des tûtes droits et des gros tubes collecteurs. Ces cellules, qui sont cylindriques k l’état normal, se tuméfient, se segmentent, deviennent irrégulièrement pavimenteuses ou polygonales par pression réciproque, remplissent la cavité des tubes droits et perdent leur qualité de cellules de revêtement. Des cellules lymphatiques migratrices s’in-

tent également des vaisseaux et entrent dans la cavité des tubes urinifères.

Si les animaux ne succombent pas à celte intoxication, la néphrite dure peu ; 24 ou 48 heures après l’injection on voit un exsudât colloïde dans la cavité des glomérules ; des cellules, encore tuméfiées, se réappliquenl sur la membrane de Bowmann.

La cantharidine détermine donc d’abord dans ie rein, presque aussitôt après son introduction sons la peau, la sortie des globules blancs et des globules rouges des vaisseaux glomérulaires, le gonflement des cellules de la capsule de Bowmann et un état granuleux des cellules des tubes contournés ; peu de temps après un catarrhe très intense des tubes droits e t collecteurs.

. La vessie est atteinte d’un catarrhe superficiel une heure après l’injection. De grosses cellules contenant de deux à huit ou dix noyaux se desquament à sa surface en même temps qu’on y observe des cellules lymphatiques.

La muqueuse du tube gastro-intestinal et celle des voies respiratoires offrent les lésions du catarrhe aigu. Bien que la cantharidine soit injectée sous la peau, l’intestin des lapins se remplit d’une sécrétion muqueuse abondante contenant en suspension des globules blancs et une infinité de cellules cylindriques caliciformes détachées de la surface des villosités. Sur les coupes delà muqueuse, on voit les villosités en partie ou en totalité dépouillées de leurs cellules de revêtement ; certaines villosités couvertes de cellules lymphatiques ou de petites cellules cubiques et infiltrées de cellules lymphatiques ressemblent à des bourgeons charnus. D’autres sont restées "minces bien qu’altérées comme les précédentes.

■ La trachée, les bronches et les alvéoles pulmonaires sont

altérés de la même façon que l’in testin et leTém. Deux heures après l’injection, le revêtement épithélial de la trachée «ï des bronches, plus épais qu’à l'état normal, présente des cellules migratrices qui s'interposent aux-cellules cylindriques. Célles-ci disparaissent par places et sont remplacées par des couches superposées -de oellules rondes dont les plus superficielles possèdent des cils vibratiles. Bans certaines parties du tube trachéal, on trouve parfois des élewres constituées par une accumulation des -oellules du revêtement épithélial mêlées è des oellnles lymphatiques.

Les bronches, et tout particulièrement les plus petites, sont {dus ou moins remplies par des cellnlesépithéliales proliférées et par des cellules lymphatiques. «Gelles-ci s’accumulent d’abord à la base du revêtement épithélial et elles soulèvent les cellules cylindriques ou bien elles se faufilent entre elles.

Les alvéoles pulmonaires, dans les lobules les plus enflammés, sont complètement -remplis -de -cellules rondes commedans une pneumonie catarrhale-; -d’antres sont simplement congestionnés.

Les petits vaisseaux pulmonaires, artérioles-et veinules, offrent presque tous une couche adhésive, continue, de globules blancs accolés à leur membrane interue.

Les vaisseaux capillaires du foie sont parfois obstrués par des globules blancs qui y fornaent, de distance en distance, de petites thromboses capillaires.

Tout porte à penser que-CBS lésions multiples, causées par la oantharidine, sont dues d’abord à une action irritante directe produite par cette substance sur -la membrane interue des vaisseaux, d’où ilrésulte une-désint^ratiou de l’endothélium et une diapédèse des globules sanguins. Bientôt une action analogue se produit sur les revêtemenls épithéliaux des muqueuses et du rein.

espèces animales, fondée en partie sur l’action de l’acide osmique. On distino-ue très bien ainsi l’enveloppe des cellules de leur protoplasma granuleux. Les cellules des tubes contournés présentent souvent une cuticule épaisse située à la limile de la lumière des tubes.

Pans la néphrite albumineuse aiguë, M. Cornil décrit en

détail et figure les vacuoles dont est souvent creusé le protoplasma des cellules des tubes contournés, les boules colloïdes qui s’observent dans l’intérieur du protoplasma et dans lalu-

l.’altération vésiculense et la for-mation de boules colloïdes ne s’observent, ni dans toutes les néphrites parenchymateuses, ni à toutes leurs périodes, mais elle se rencontre souvent aussi dansles néphrites interstitielles, et en particulier dans celles qui s’accompagnent de la formation de kystes.

Dans la néphrite albumineuse chronique qui s'accompagne d’une degénerescence graisseuse des cellules épithéliales, l’emploi de l’acide osmique est excellent parce qu’il colore les gouttelettes de graisse en noir.

Dans les maladies deBrig’ht eansées par une néphrite parenchymateuse, les g'Iomérules de Malpighi sont toujours altérés. On trouve, entre le bouquet vasculaire et la capsule, un exsudât souvent réticulé, des boules colloïdes et des globules rouges; les cellules pintes de la capsule de Bowmann sont tuméfiées ou proliférées. Dans la néphrite chronique elles contiennent des granulations graisseuses.

Les reins atteints de néphrite albumineuse passagère montrent les lésions atténuées do la néphrite albumineuse persistante. La cavité des glomérules contient presque constamment des globules rouges cl des globules blancs; les premiers s’y rencontrent quelquefois en grande quantité. Les boules colloïdes iorment parfois une couche épaisse entre la capsule et leglomériile. La lumière des tubes contournés contient un exsudât colloïde réticulé et des boules albumineuses. Cet exsudât se condense dans les tubes en anse et dans les tubes droits pour former les cylindres hyalins.

Les néphrites interstitielles avec albuminurie présentent, indépendamment de l’épaississement des parois propres des tubes et de la néoformation du tissu 'conjonctif, des lésions des cellulès, des boules colloiVies, des exsudais réticulés épanchés dans les tubes contournés, exactement comme dans la néphrite parenchymateuse. Les cylindres colloïdes et les kystes à contenu colloïde s’y forment de la même façon.

Les lésions cellulaires (|ul précèdent peuvent se rencontrer dans la dégénérescence amyloïde.

Dans tous les cas de néphrite albumineuse, la pression sanguine, la sortie d’une certaine quantité de plasma sanguin et de globules rouges a travers les parois des vaisseaux des glomérules, joue un rôle important et s’ajoute aux exsudais sécrétés par les cellules épithéliales des tubes contournés.

l’aMe «Je l’aeiltt amil9ue.

(SocUti de. biologie, 1880.)

Lorsqu’on traite le dépôt d’une urine fraîchement rendue par l’acide osmique, on colore en noir ou en brun noirâtre (es cylindres hyalins qui sont fixés dans leur forme. On peut con server alors ces cylindres dans la glycérine. Il est très facile de voir que souvent, dans les albuminuries très intenses, ces cylindres sont contournés en tire-bouchon. Ils prennent vraisemblablement cette forme lorsque la matière colloïde qui les constitue passe des tubes étroits de Henle dans les tubes larges comme le ferait un liquide colloïde filant qui s’enroule en tire-bouchon lorsqu’on le fait tomber de haut sur une sui^ face plane.

{Comptes rendus delà Soeiétede biologie, 1868, p. 64.)

Ces cryptogames, analogues au Leptothrix buccalis, se formaient en grande abondance et étaient rendus sous forme de

(En collaboration avec M. Brault.)

(Sociiti de biologie, séance du 7 décembre 1881.)

Les lésions du foie produites chez le cobaye par le phosphore débutent, dans la journée même qui suit l’ingestion du poison, par une production de graisse dans les cellules hépatiques

gains et par la cuticule de quelques cellules conservées-Les cavités de ce tissu réticulé contiennent les noyaux libres des cellules détruites et de la graisse. Les cellules de la zone centrale de l’ilot conservent leur volume normal et ne sont jamais aussialtérées.anssi pleines de graisse que les cellules périplé-

Dans l’empoisonnement par l’arsenic, substance qui est loin de posséder la même pmssanoe stéatogéne que le phosphore, la d^énérescencB graisseuse occupe tout l’Ilot et ne produit pas la lésion des cellules hépatiques que nous venons de décrire.

L’areenic et le phosphore détennineBt -tous .les deux une .èégénéresoenoe graisseuse parfois considérable des cellules épithéliales du poumon sans qu’il y ait à proprement parler d'inflammation. La desquamation de ces cellules graisseuses paraît être la cause des congestions et hémorrhagies pulmonaires, de l’épanchement des globules rouges dans Tinté-

par nne infiltration et un état vésiouleux des oellules du corps muqueux de Malpighi.; des leucocytes apparaissent très rapidement dans les petites cavité? et dans les aréoles cloisonnées dont le corps muqueux est bientôt le siège. Ces cloisons s’atrophiant, les petites cavités se réunissent en même temps que le pus s’accumule au centre de la pustule encore recouverte par l’épiderme peu modifié. Les papilles s’hypertrophient, et, plus tard, lorsque la pustule a suppuré, les papilles sont elles-mêmes détruites par la suppuration.

cellules lymphatiques. Souvent on observe, dans les papules, surtout dans les papules larges, à couleur cuivrée, foncée des membres inférieurs, un épanchement plus ou moins considérable de globules rouges du sang entre la surface des papilles et le corps muqueux de Malpighi. Les vaisseaux sont toujours très distendus. Le corps papillaire et le derme sont infiltrés de cellules lymphatiques dans une assez grande étendue.

IVote êut* MM eaê cfe hemorrhafficn nigu, «ur-

r«tiM che» MM tnaiaae nttetnt «i'une affection ancienne du cœur et ternkinée pav la mot*#.— Hiêtotogie de» ee-

chytnose», de» bulfeê de pemphigu» et des plagues

par MM. Rigalet Gornil.

avec 1 planche lithographiée,

{Société médicale des hôpitauco, 28 février et 28 mars 1879.)

L’épanchement de liquide plus' ou moins mélangé de sang qui constituait les bulles de pemphigus, s’était effectué au niveau de l’extrémité supérieure des papilles, dans le corps muqueux de Malpighi qui était en grande partie décollé avec l’épiderme superficiel. Les conduits des glandes sudoripares, dans leur portion épidermique, étaient aussi complètement séparés du chorion ; quelques cellules du corps muqueux restaient adhérentes aux papilles, surtout au niveau des espaces interpapillaires. Au niveau des bulles, comme au niveau des echymoses, les vaisseaux étaient remplis de sang et il y avait partout un épanchement très considérable de ce liquide entre les faisceaux du tissu conjonctif du chorion. C’est évidemment la stase du sang qui avait déterminé la production de la gangrène.

POBLICA.TIONS DIVERSES.

Articles ; Adhérences, Amyloïdes, Anidiens, AthArnme, TApome. Cancer, Carcinome, Cirrhose, Ramollissement, etc.

Thème» et Mémotee» fait» au laboealotre tte ta rue vnrimtiue.

' MM. Minteguyaga, Sur la gangrène du fcmmon, 1868. Dbmgnchy, Sur tépithéKome 1866. Verdier, Sur les infarctus du placenta, 1868. Patay, Sur l'urémie, 1868. Paquet, Sur les lumeurs blanches. Vergely, Sur le rlmmatisme ctvronigue, 1866. Levbsqüe, Polypes du rectum, 1866. Parizot, Paralysies symptomatiques des lésions du nerf facial, 1866. PsLyBT:, Anévrysmes du cœur, 1868. Ruais, Sur Panfhrcucosis. Monteümat, Polypes de lutérus, 1867. Duperray, Sur. la cirrhose du foie, 1867. William Edwards, De Vataxie locomotrice, 1868. Dounon, Etude sur laverruga, 1871 . Ullé, Des Usions de l’intestin dans la tuberculose, 1871 . Carrière, Tumeur hydatique multiloculaire, 1868, etc.

TItéme» faite» avec le eoneoar» ife *. Carait

Chassagnbtte, DeVangine tuberculeuse, avec une planche, Paris, 1880 ; Théodore -Gaillard, De l’hypertrophie des amygdales et en particulier de son anatomie pathologique, Paris, 1881; Thomas, Contribution d l’étude anatomo-pathologique de la diphthérie du pharynx et des voies respiratoires, P&tis, 1881, avec une planche ; Rapin, Contribution

Page 1