‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 11 · CHIMIE — TOXICOLOGIE — HYGIÈNE · texte numérisé non relu

CHIMIE — TOXICOLOGIE — HYGIÈNE

1. — Note sur la préparation et sur l’emploi des extraits fluides en pharmacie

• (Société d'émulation pour les

nences pharmaceutiques, 1872)

2. — Note sur la préparation et sur les propriétés du picrate d’urée

r (Société à'émulation pour les sciences pharmaceutiques, 1872)

3. — Note sur l’emploi de l’acide picrique comme réactif de l’albumine

\ ■" (Société cCémulation pour les sciences pharmaceutiques, 1872)

‘ Ces expériences faites au laboratoire du professeur Béclard, ont été le point de départ des recherches d’Esbach, sur |le dosage clinique de l’albumine dans l’urine.

4. — Expériences sur l’action comparée du sucrate de chaux et de l’huile, comme antidotes de l’acide phénique

(En collaboration avec M. A. Bellou)

(Thèse et Journal des Connaissances Médicales, 1873)

De 1870 il 1873, il y eut un nombre considérable .d’intoxications par l’acide phénique. et différents travaux ont été publiés à cette époque, sur le meilleur antidote il opposer à l’acide phénique. Nos expériences ont démontré que contrairement à l’opinion de Husemann, le sucrate de chaux se montrait inefficace, et que, de tous les antidotes employés, c’était l’huile, administrée à

empoisonnés.

(Communication à la Société d'émulation pour les sciences pharmaceutiques, lS Dans ces expériences, on a noté la rareté de la présence de l’albumine dans l’urine des animaux empoisonnés ; on n’a observé que dans un seul cas la production d’urines veft-olive, signalées dans plusieurs empoisonnements.

Dans aucun cas, l’urine n’exhalait l’odeur d’acide phénique. La présence de l’acide phénique dans l’urine n’est pas constante : sur six urines analysées, une seule, vert-olive, a donné les réactions de l’acide phénique. (Transformation de l’acide phénique en acide picrique et formation d’isopurpurate de' potasse.) ,

6. — Note sur le liquide d’un môle vésiculaire (hydropisie des villosités choriales).

résiste plus îi l’action des liquic peut être à peu près considéré cc Malgré son pouvoir caustiqi

cadavre de Giuseppina, de. cuivre, mélangé au

J’ai rédigé une consultation, basée sur des faits expérimentaux, dont voici le résumé.

Pour qu’un empoisonnement soit établi d’une façon scientifique, c’est-àdire certaine, trois conditions sont requises :

1° Il faut que des symptômes concordant avec l’action physiologique du poison, aient été observés par des personnes compétentes, ou capables par leur intelligence et leur instruction, d’observer d’une façon satisfaisante ;

2° Il faut que les lésions anatomiques, décrites comme correspondant à l’action nocive du poison, soient retrouvées et mises hors de toute contestation, par les experts ;

3° Il faut que le poison soit directement retrouvé par des procédés chimiques et que ses principales propriétés soient mises en évidence, ainsi que ses réactions caractéristiques.

- Voyons si l’accusation a rempli ces desiderata :

, 1° Symptômes. — De l’aveu même des experts, l’instruction n’a fait

connaître aucun des symptômes, soit d’un empoisonnement, soit d’une maladie organique quelconque.

Lésions anatomiques.— Les expertsont reconnu l’impossibilité de distinguer nettement les lésions imputables,soit à la putréfaction, soit à l’ingestion d’un toxique ; cependant, ils n’en demandent pas moins un examen chimique et se montrent prêts à affirmer, s’il y a lieUj la présence des lésions qu’ils n’avaient tout d’abord pu découvrir. Quant aux altérations constatées sur la langue et sur

c’est la choucroute qui dissout le plus de cuivre ; or, des chiens choucroute, préparée dans des vases en cuivré, n’éprouvèrent aucun rr et Ducom ont confirmé ces résultats.

Nous avons répété l’expérience sur nous-même, puis sur nos an n’avons observé ni colique, ni diarrhée, ni nausée, ni aucun troub espèce ; nous n’avons cependant pas reculé devant le compos considéré comme le plus funeste, le vert de gris.

D’ailleurs, de nombreuses sucreries et pâtisseries, des médicam les extraits, et en particulier l’extrait de quinquina, qui sont pr des vases de cuivre et contiennent de petites quantités de ce i

vomitives et progressives, on a pu faire absorber des quantités énormes de sels de cuivre, sans aucun accident.

On nous objecte, il est vrai, les conclusions des statistiques des empoisonnements par le cuivre; or, aucun des cas rapportés, n’est accompagné d’observation, et, d’autre part, pour les cas actuels, nous avons pu nous convaincre personnellement, que la plupart n'existaient que dans l’imagination de journalistes à court de copie. •

de cuivre communiquent aux aliments et aux boissons, une saveur fort désagréable ef dont l’emploi, dans un but criminel,paraît ii peu près impossible,

Enfin, de nombreux expérimentateurs ont indiqué la présence du cuivre normal dans le corps’liumain : la proportion en peut varier.

Les personnes qui manipulent les sels de cuivre, ou encore les malades soumis au traitement par le sulfate de cuivre ammoniacal, en absorbent des quantités considérables et ne s’en trouvent jamais incommodés; de plus,des quantités de cuivre, retrouvées dans les organes, sont telles, que la présence d’une petite quantité de ce métal, dans le foie d’une victime supposée, ne saurait être une raison suffisante, pour conclure à un empoisonnement.

H.— Note sur la présence du cuivre dans l’extrait de quinquina.

(Société de Biologie, 1877.;

Pour démontrer la présence du cuivre dans l’extrait de quinquina, il suffit de plonger dans de l’extrait légèrement fluide, une spatule de.fer très bien décapée. Au bout d’un temps variable, la spatule se couvre d’une couche de cuivre métallique.

Ce fait démontre combien est fréquente la présence du cuivre, aussi bien dans les médicaments que dans les aliments.

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