ENSEIGNEMENT
1874. Cours fait aux élèves sages-femmes de la Maternité (Anatomie, physiologie et maladies des nouveau-nés). 1877. Cours fait aux élèves sages-femmes de la Maternité. •1878-79. Conférences faites à la Faculté de Médecine de Bordeaux. 1878-83. Cours libre d’accouchements.
1880-82. Enseignement comme Chef de clinique à la Faculté de Paris.
1883. Cours auxiliaire d’accouchements du l*'au 31 décembre
à la Faculté de Paris.
1884. Cours auxiliaire d’accouchements du 1“ janvier au
31 octobre.
1884- 85. Cours aux élèves sages-femmes de la Faculté.
1885- 86. Cours aux élèves sages-femmes de la Faculté.
1886- 87. Cours aux élèves sages-femmes de la Faculté.
1887- 88. Conférences d’accouchements (semestre d’hiver).
1888. Cours d’accouchements (en remplacement de M. le
professeur Tarnier, du 1" mars au 31 octobre). 1889-90. Conférences d’accouchements (semestre d’hiver et semestre d’été).
1890. Cours complémentaire d’accouchements (du 1" avril au 30 juillet.
Du pansement ouaté.
Nous résumons et analysons dans ce travail 78 observations dans lesquelles l’appareil ouaté a été appliqué dans toute sa rigueur et selon les préceptes formulés par notre maître M. Alphonse Guérin. Nous insistons tout particulièrement sur la possibilité d’obtenir la réunion par première intention à la suite des amputations; sur les avantages du pansement ouaté dans le traitement des plaies articulaires, dans celui des fractures compliquées, dans celui des plaies contuses, et en particulier de celles des doigts, du cuir chevelu; dans celui des brûlures. Nous montrons que pour ces dernières plaies, le pansement ouaté supprime rapidement la douleur; la suppuration est peu abondante, et il ne se produit pas de complications infectieuses. En outre ce pansement favorise la production d’une cicatrisation très régulière, avec une absence presque complète de rétraction inodulaire.
ANATOMIE OBSTÉTRICALE
Recherches sur l’anatomie topographique du fœtus.
Application à l’obstétrique.
Pendant mon internat à la Maternité, j’entrepris des recherches d’anatomie topographique sur le fœtus*.
Les descriptions qui sont l’objet des traités d’anatomie descriptive ou topographique s’appliquent en effet surtout au corps de l’homme adulte.
Si les auteurs, après l’étude de la plupart des organes, consacrent quelques lignes à l’histoire des phases de leur développement, il n’en est pas moins vrai que l’anatomie du fœtus à terme et celle du nouveau-né n’ont pas été étudiées dans un travail d’ensemble.
La méthode que j’ai employée pour résoudre quelques points particulièrement intéressants pour les accoucheurs, est celle employée par Pirogoff : la congélation.
Les coupes faites sur les cadavres congelés d’un bon nombre de fœtus, et dessinées de suite ou plutôt décalquées par moi, m’ont permis de fixer avec rigueur les données anatomiques relatives aux cavités buccale, thoracique et abdominale.
(a) Cavité buccale.
Étudiée au moyen de coupes antéro-postérieures, elle m’a conduit à faire construire un tube laryngien dont la partie buccale possède une courbure anatomique importante, tant pour l’introduction du tube que pour son maintien (voir page 48).
Thèse de Paris,
, (b) Cavité thoracique.
Les coupes pratiquées sur les foetus et sur les nouveau-nés montrent les différences importantes qui existent entre la forme qu’a le thorax alors que l’acte respiratoire ne s’est pas encore accompli et celle qu’il va prendre sitôt que l’air a pénétré dans les alvéoles pulmonaires.
Dans le premier cas les parois thoraciques latérales semblent aplaties, comme déprimées; il en est de même de la paroi anté-
Dans le second la forme générale du thorax se rapproche plutôt de celle d’un cylindre.
La paroi inférieure formée par la face supérieure du diaphragme régulièrement concave chez le fœtus qui n’a pas respiré s’abaisse et devient plus ou moins plane.
Poumons. — Les poumons à l’état d’atélectasie sont moins aplatis, moins accolés à la colonne et aux gouttières vertébrales qu’on ne le dit généralement. A l’état fœtal, en effet, les organes pulmonaires, loin de rester confinés à la partie postérieure de la cage thoracique, s’avancent au contraire assez loin, le poumon droit surtout qui arrive jusqu’à 15 ou 16 millimètres du sternum.
Cœur. — J’ai étudié la situation du cœur chez l’enfant qui n’a pas respiré, car elle intéresse particulièrement l’accoucheur.
Très rapproché du plan sternal et du plan latéral gauche, on voit, sur une coupe horizontale, qu’il est au contraire assez distant du plan latéral droit et du plan dorsal.
Il est en contact immédiat avec la paroi thoracique antérolatérale gauche sur une surface assez étendue que Ton peut évaluer en moyenne à celle d’un carré ayant 28 à 50 millimètres de côté.
Les rapports du cœur avec la moitié droite de la paroi thoracique sont beaucoup plus médiats. Le poumon droit, plus volumineux que le gauche, et le thymus occupent en effet la presque totalité de la moitié droite du thorax. Il est interposé entre le cœur et les parois de la poitrine.
Il importait de rechercher à quelle distance le cœur se trouve : 1“ des extrémités supérieure et inférieure de la colonne vertébrale; 2" des extrémités céphalique et pelvienne de l’ovoïde fœtal.
Le centre du cœur, qui répond en général au niveau du corps de la sixième vertèbre dorsale, est plus rapproché en moyenne de l’extrémité supérieure que de l’extrémité inférieure de la colonne vertébrale. La différence, réduite parfois à quelques millimètres, n’excède pas 5 centimètres. Non seulement cette différence disparaît quand on mesure la distance qui sépare le centre du cœur des extrémités du fœtus pelotonné comme il l’est dans l'utérus, mais elle est d’ordre inverse. Le centre du coeur est plus rapproché de l’extrémité pelvienne que de l’extrémité céphaliooe.
Cavité abdominale.
Je signalerai rapidement ce qui a trait au foie, à l’estomac et aux capsules surrénales.
Le foie a chez le fœtus un volume considérable; il remplit à lui seul la moitié de la cavité abdominale.
Son lobe droit, qui peut mesurer verticalement jusqu’à 9 centimètres 2, descend jusqu’à quelques millimètres seulement de la crête iliaque droite.
La présence habituelle du foie dans la zone abdominale inférieure rend bien compte des dangers que ferait subir à un fœtus une pression exercée par la main de l’accoucheur au-dessus des crêtes iliaques.
Les parois de l’estomac ne paraissent pas toujours être accolées l’une à l’autre pendant la vie intra-utérine.
Les capsules surrénales ont un volume remarquable (le tiers de celui du rein) et l’on ne peut s’empêcher de leur attribuer, comme au thymus, un rôle important pendant la vie intrautérine.
Leur surface est divisée par des scissures profondes en plusieurs lobes. Leur tissu n’est pas homogène mais présente 2 zones distinctes : l’une corticale légèrement violacée, l’autre centrale beaucoup plus foncée en couleur.
Nous avons cherché dans ce travail quels étaient les diamètres moyens de la tête des enfants à terme.
Les mensurations faites sur 211 enfants nous ont fourni les résultats suivants :
Pour un enfant de 3250 grammes on a :
Diamètre maximum.13 centim. t/2
— occipito-mentonier.13 —
- occipito-frontal.H - 1/2
— sous-occipito-bregmatique.10 —
- bi-pariétal. 9 — 1/2
— bi-mastoïdien. 7 — 1/2
Grande circonférence .58 —
Petite circonférence.31 — 1/2
Le diamètre sous-occipito-frontal et la circonférence qui lui 1. Archives de Tocotogie, 1878.
répond, sur laquelle avant nous M. Duncan 1 a appelé l’attention, ont une importance clinique indéniable, car ils sont plus étendus que le diamètre sous-occipito-bregmatique et que la petite circonférence qui répond à celui-ci.
Nous l’avons mesuré 58 fois.
En moyenne, le diamètre sous-occipito-frontal mesure chez les enfants de 3250 grammes. ..... 11 cent, et la circonférence sous-occipito frontale 32 c. 1/2 à 33 cent.
La tête du fœtus doit donc pour sortir trouver au niveau de l’utérus, du vagin et de la vulve* un canal et des orifices ayant les mêmes dimensions.
Il en sera de même, ainsi que l’a fait remarquer Budin*, dans le cas d’operation cesanenne.
L’incision abdominale et l’incision utérine devront donc mesurer 16 à 17 centimètres de longueur.
Contrairement à l’opinion de Pfannkuch’, nos chiffres nous ont montré qu’à poids égal les diamètres de la tête ne sont pas plus considérables chez les garçons que chez les filles.
Le poids de l’enfant fait varier le volume de la tête. Ce volume ainsi que la longueur totale de l’enfant augmente assez régulièrement suivant son poids, mais non pas proportionnellement à lui.