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III. — PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

A volonté, nous reproduisons une paralysie aussi nettement définie que possible. À partir de ce moment, d’autres paralysies ont été réalisées; elles sont dues à MM. Gilbert et Lion, Roux et Yersin (diphtérie), Roger, qui, en outre, a vu des altérations médullaires, etc.

Ces phénomènes se sont passés chez un lapin, qui a réalisé, en clinique, des données de physiologie. Ce lapin avait reçu le bacille pyocyanique dans les veines ; la moelle de ses os était des plus rouge , les diaphyses extrêmement friables.

affection est distincte de celle décrite par MM. Malassez et Vignal, puis par M. Eberth. — Plusieurs auteurs ont vu, ultérieurement, ce que nous avons avancé. Depuis cette époque, la classe des pseudotuberculoses s’est notablement étendue; elle a élargi le cadre de la pathologie comparée, en nous révélant des entités morbides nou-

A. — Étude sur le volume croissant des rates dans les inoculations

en série de virus tuberculeux. Soc. anat., 1883; en collaboration avec

B. — Tuberculose et morve; réinoculation; différences avec la

syphilis. Rev. rnéd., juin 1885.

Ces données ont été confirmées par M. Arloing, par MM. Cadéac et Mallet.

M. Arloing (1) a cependant fait une objection ; il pense que les bacilles déposés, lors de la seconde inoculation, ont pu vivre in situ ; mais la marche des lésions prouve qu’ils ont réellement prospéré. L’objection n’est donc que possible et nullement démontrée, d’autant que dans un cas l’examen eut lieu 9 semaines après. — Nos conclusions n’empêchent point l’idée de vaccination; ceux qui ont formulé cette opinion ont prouvé qu’ils avaient lu bien légèrement.

Koch a affirmé que les inoculations successives s’éteignaient, après avoir présenté des aspects singuliers. — Malgré la pauvreté de la démonstration, je rappelle ici que j’ai insisté ailleurs sur la dissemblance des conditions expérimentales (nature des virus inoculés,

L’attente a de l’importance, car, au début, l’animal peut être prédisposé ; la résistance s’établit lentement (Bouchard).

Nous soutenons, après un bon nombre d’expériences, que la généralisation du bacille, à l’état durable, est rare ; le sang est ordinairement stérile ; une humeur n’est virulente, sauf exception, que si' elle provient d’un viscère attaqué ; le sperme, dans la tuberculose du testicule ; l’ùrine, dans celle du rein, de la vessie; le lait, dans celle

les différences que pouvaient offrir les altérations, suivant que la bactérie pénètre par telle ou telle porte. Plus près de nous, on a tiré de cette réceptivité du cobaye vis-à-vis de la morve des avantages pratiques, permettant d’asseoir le diagnostic sur des bases irrécusables.

Nos recherches sur cette maladie ont eu pour point de départ un

Une septicémie expérimentale. (Paris, 1885.)

J’ai indiqué, dans ce travail, des tentatives, absolument négatives du reste, de thérapeutique antiseptique. J’ai introduit, en variant les procédés, les corps bactéricides in vitro, soit isolés, soit associés ; je n’ai obtenu aucun résultat satisfaisant; même insuccès pour la maladie pyocyanique, malgré une marche plus lente de l’infection.

Dans cette dernière maladie (Soc. biol., 1890), M. Bouchard a vu, dès 1888, que les toxines du bacille du pus bleu, loin d’entraver le développement de ce bacille, le favorisaient, quand ces toxines précédaient ou suivaient de trop près l’inoculation. —11 n’y a pas eu avantage

dans l’alcool. Toutefois, si on injecte le sérum d’animaux rendus

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