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V. — PATHOLOGIE GÉNÉRALE

Cette condition est favorable aux agents pathogènes, opinion confirmée depuis par MM. Roger, Féré, Helman.

Dans ce travail, je montre la fréquence, l’importance de ces associations ; je montre que ces germes secondaires ont pour origine habituelle le tube digestif, les voies respiratoires, les organes génitourinaires, la peau ; leur rôle est nocif, quelquefois nul, rarement efficace ; il s’accomplit grâce à des changements cellulaires et humoraux que je me suis efforcé de préciser.

Mise en valeur de la part du terrain : conditions chimiques ; injec-

aux humeurs, durant son fonctionnement, quelque chose qui devait ultérieurement s’opposer à une nouvelle invasion, à la manière d’un antiseptique. C’était la doctrine de Y addition (1) en face de celle de Y épuisement.

M. Chauveau, constatant l’état réfractaire chez des agneaux nés de mères vaccinées contre le charbon, durant la gestation, s’appuya sur cette donnée pour dire que cet état était le résultat du passage, dans le sang du fœtus, des matières solubles fabriquées dans la circulation maternelle par la bactéridie ; il supposait que cette bactéridie ne

première démonstration suffisante de l’immunité réalisée parl’injection des toxines. Toutefois, on peut remarquer que ces auteurs n’ont chauffé qu’à 60°, température à laquelle résistent des bacilles adultes, surtout des spores (1). En outre, le pigeon, de leur aveu personnel, est à la limite dè la réceptivité, c’est-à-dire que, de par la nature, ce choléra des porcs a sur lui peu de prise ; enfin, ils ont échoué sur le

s’en rapporte aux registres du laboratoire de pathologie générale. Mais, sachant que mes expériences allaient à l’encontre des idées des plus éminents parmi les bactériologues, j’ai, pendant plus de deux

contrôle d’autrui. Ayant obtenu des résultats confirmatifs, j’ai publié, à l’Académie des Sciences, une note que M. Bouchard a bien voulu présenter, note qui se terminait par ces mots : « Ce que l’on peut dire « en s’en tenant strictement aux faits, c’est que, dans les conditions « indiquées, il est possible d’augmenter la résistance du lapin à un « microbe déterminé, de rendre cette résistance plus ou moins com-

« plète et durable., en injectant préalablement les produits solu-

« blés des cultures ».

Deux mois après, le 25 décembre 1887, paraissait le très important mémoire de MM. Chamberland et Roux. Depuis lors, la liste des vaccins chimiques n’a pas cessé de s’accroître.

Vaccination par le sang. Mal.pyoo., 1888-1889; avec M. Ruffkr.

Nous avons augmenté la résistance, en injectant le sang de sujets en puissance de virus du pus bleu. — On à souvent oublié de citer ce point de départ dans des recherches récentes.

Le vibrion septique chez le chien. Soc. Mol., 25 juin 1887; avec M. Roger.

Ce travail établit, à nouveau, qu’une lésion locale peut créer l’immu-

Plus tard (Soc. de biologie, 4 juillet 1891), j’ai fixé la répartition de

Dans les conditions où nous nous sommes placés cette élimination n’a pas excédé 14 jours. Après nous, Cari Frankel est arrivé au même résultat. — On comprend quelle importance s’attache à cette constatation pour une série de doctrines.

tration le jour où M. Pasteur a rendu une poule somnolente, en lui injectant la culture stérilisée du choléra des poules. J’di abordé le

culation du bacille pyocyanique, en me servant des sécrétions de ce bacille, sécrétions pures de tout germe. J’ai provoqué non plus seu-

Diarrhée. — Entérite. La maladie pyocyanique. Paris, 1889.

Je rapprocherai de cette diarrhée, due à l’injection des toxines dans les veines, celle qui est due au sublimé qui pénètre par les vaisseaux.

Ainsi, les toxiques fabriqués à l’intérieur, soit par nos cellules (urémie), soit par les cellules végétales parasitaires, aussi bien que les toxiques venus, du dehors (sublimé, voir page 43), sont capables de causer de la diarrhée, de l’entérite, en s’éliminant au travers de l’in-

Otto Weber, Chauveau, avaient provoqué de la fièvre avec des liquides de putréfaction, liquides à germes multiples ; personne, avant nous, n’avait prouvé qu'un microbe, cultivé à l’état de pureté absolue, fabriquait des principes pyrétogènes (1).

J’ai été amené àdévelopper cette notion : «Des élévations thermiques d’origine cellulaire » au Congrès de physiologie de Bâle, 1889. Du reste, les confirmations n’ont pas fait défaut.

du moins jusqu’à présent, m’ont permis de le voir chez l’homme. — En outre, les toxines pyocyaniques, en plus de la fièvre, ont causé des frissons, de la chaleur, de la congestion pulmonaire, et cela chez les tuberculeux et chez ceux qui ne le sont pas. Donc, des substances microbiennes, qui n’ont rien de commun avec le bacille de Koch, sont capables de faire naître des accidents comparables à ceux que l’on a regardés comme propres à la tuberculine.

Au cours de cette note j’ai rappelé que, dans les laboratoires de bactériologie ou de pathologie expérimentale, on connaissait, à peu près exclusivement, les accidents aigus de l’infection. — On inocule les agents pathogènes, puis on observe, en général, les phénomènes qui naissent plus ou moins rapidement. Ce sont là d’incontestables avantages que j’ai utilisés autant que j’ai pu. Cependant, si on garde long-

hypertrophies cardiaques, portant, avec prédilection, sur le ventricule gauche; j’ai vu apparaître la dégénérescence amyloïde, des troubles

telle ou telle région, tout paraît normal, mais la taille, le poids sont inférieurs, de plus de moitié, au poids, à la taille, de lapins nés de géné-

nés, des altérations spécifiques, des atrophies ; le virus pyocyanique permet de réaliser ces incidents variés de la pathologie humaine ; enfin, on peut saisir le passage du bacille de la mère au fœtus.

Les accidents en question surviennent, lorsqu’on inocule le bacille ;

stérilisées. De là, un nouveau rapprochement avec une intoxication, le saturnisme, qui provoque, chez la femme, des accouchements avant

Ajoutons que, grâce à ces procédés, on pourra trancher certains

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