Mémoire zoologique el anatomique sur les Cysticerques
de l’homme ét de l’ours.
(Lu à la Société philomatique, dans sa séance do 28 novembre (846. Publié dans A. Richard, Éléments d'histoire naturelle médicale. Paris, 4 849; 4'édit., t. I, Zoologie, p. 80 etsuiv.)
Les cysticerques sont composés d’une première vésicule ovoïde qui remplit le kyste de tissu cellulaire fourni par l’animal attaqué. Cette vésicule est pleine de liquide ; elle présente un orifice, au pourtour duquel est insérée, à sa face interne, une vésicule pisiforme qui flotte dans le liquide. Au fond de cette dernière, l’animal proprement dit est fixé, eu continuité de tissu, par un pédicule plissé. Quand il est rétracté sur lui-même, il remplit exactement cette poche, et sa tête, placée en direction opposée au pédicule, est en rapport avec l’orifice mentionné plus haut sur la grande vésicule, lequel est commun à elle et à la petite. Aussi, dès que l’animal veut déterminer l’écoulement du sang, il n’a qu’à allonger la tête par cet orifice; le kyste du tissu vasculaire présente souvent une petite cicatrice blanche, entourée de vaisseaux, en rapport avec l’ouverture de sortie de la tête du Cysticerque.