‹ Notice sur les travaux d'anatomie et de zoologieChapitre 2 sur 15 · I. — Anatomie générale · texte numérisé non relu

I. — Anatomie générale

1. — Premier Mémoire sur la structure des ganglions nerveux des vertébrés.

de la Société philomatique. Paris, (847, in-8, page 23.)

2. — Second Mémoire sur la structure des ganglions nerveux. (Journal l'Institut, n° 699 du 26 mai 4 847, vol. XV, p. 474. Paris, in-4. — Procès-verbaux de la Société philomatique. Paris, 4847, in-8, page 68.)

Les résultats des recherches contenues dans ces deux Mémoires, moins les détails descriptifs, sont résumés dans le suivant.

3. — Recherches sur les deux ordres de tubes nerveux élémentaires , et

les deux ordres de globules ganglionnaires qui leur correspondent.

J’ai démontré le premier que les cellules ganglionnaires ne sont pas de petits contres nerveux spéciaux placés sur le trajet des tubes nerveux élémentaires sans connexions avec la moelle et entre eux, comme on le pensait, mais qu’elles sont en continuité de substance avec eux, et modifiant les actes qui s’opèrent dans les nerfs périphériques. Cette découverte a fixé les anatomistes sur la structure des ganglions nerveux ; elle est devenue le point de départ de nombreuses recherches physiologiques qui ont montré que les nerfs ont au-dessus et au-dessous des ganglions des propriétés différentes en rapport avec la structure de ceux-ci. (Waller, Schiff, Vulpian, etc., etc.)

Les cellules ganglionnaires sont de deux ordres : les unes sont en continuité avec les tubes sensitifs de la vie animale, les autres avec les tubes minces de la vie organique ; leur différence confirme la distinction

de ces deux espèces de tubes nerveux. Les tubes des nerfs moteurs en sont dépourvus ; c’est de leur présence sur un même point du trajet des tubes élémentaires d’un cordon nerveux que résultent les renflements appelés ganglions. Presque à la même époque où je publiais ’ces observations, R. Wagner et d’autres savants les ont confirmées en Allemagne, où elles sont devenues le point de départ de nombreuses recherches.

h. — Mémoire relatif à la structure des ganglions du système nerveux périphérique.

(Journal l’Institut, n” 733 du tO janvier (849, vol. XVI, page 23. Paris, in-4. Reproduit avec de nouveaux développements dans le Traité d'anatomie descriptive de M. le docteur Sappey. Paris, 1852, in-18, tome II, page 33 et suiv., et dans Millier, Manuel de physiologie, trad. fr., nouv. édit, par E. Uttré, de l'Institut. Paris, 1854, 1. 1, p. S63.)

Ce Mémoire, qui fait suite aux précédents, a pour but de démontrer l’existence des cellules ganglionnaires sur les tubes sensitifs elles tubes minces de la vie organique, chez tous les vertébrés, et que la distinction de ces deux espèces de cellules est possible chez tous les animaux.

5. — Mémoire sur l’existence d’un œuf ou ovule, chez les mâles comme chez les femelles des végétaux et des animaux, produisant l'un les spermatozoïdes ou les grains de pollen, l’autre les cellules primitives de l’embryon.

Ce Mémoire renferme pour la première fois une détermination do la nature réelle des spermatozoïdes, basée sur l’étude de leurs modes de naissance et de développement, comparés à ceux des autres éléments anatomiques.

Dans les organes génitaux mâles des plantes et des animaux, se produit un ovule mâle de la même manière que l’ovule femelle, et analogue à

celui-ci. Le vitellus de l’ovûle mâle se segmente spontanément ; chaque sphère de fractionnement forme une cellule embryonnaire ; chaque cellule embryonnaire mâle passe à l’état de grain de pollen ou de spermatozoïde des algues ou des animaux. Ainsi, les spermatozoïdes ne sont pas des animaux, mais des cellules embryonnaires mâles modifiées ' ou métamorphosées. Ces corps ont la propriété de déterminer (par leur contact avec le vitellus ou leur dissolution à sa surface) la segmentation dans l’ovule femelle, qui a lieu ici de la même manière que dans celui des mâles. Les cellules embryonnaires qui en résultent se réunissent pour former l’embryon.

D’autres observations m’ont fait reconnaître que la segmentation du vitellus de l’ovule mâle peut être progressive, c’est-à-dire ne pas s'opérer sur toute la masse du vitellus à la fois. C’est quelquefois dans la cellule embryonnaire mâle résultant de cette segmentation que le spermatozoïde naît, au lieu de se former par métamorphose de la cellule tout entière. Des faits analogues à ce dernier s’observent pendant le développement des spermatozoïdes (animalcules fécondateurs) de quelques Mousses, Fougères et Algues.

Ce travail, est la première partie d’une série de recherches entreprises dans le but d’établir une distinction méthodique entre les végétaux et les animaux, en prenant en considération leur constitution anatomique et leur développement (à partir des éléments anatomiques jusqu’aux appareils). La première question à résoudre était celle de savoir si les éléments anatomiques dits spermatozoïdes sont ou ne sont pas des animaux, et si ces corps fécondateurs ont quelque analogie dans les plantes et le règne animal.

Parmi les faits particuliers décrits dans ce Mémoire, je mentionnerai ceux qui se rapportent aux organes génitaux et aux ovules mâles et femelles des Méduses (Rhizostoma Cuvierii) ; au développement des spermatozoïdes de 1 ’Ulva lactuca et à leur diffusion à la surface des eaux de la mer, etc. Je mentionnerai encore la démonstration de ce fait, que le sac embryonnaire des phanérogames et les spores des cryptogames sont les parties qui dans les plantes sont comparables à l’ovule des animaux. C’est là le véritable ovule des plantes. Quant à la primme et

à la secondine qui, jointes au sac embryonnaire, forment ce qu’on appelle encore l’ovule végétal, ce sont des membranes ou enveloppes de protection. Enfin, je noterai que là se trouvent signalées pour la première fois les traces de segmentation spontanée du vilellus femelle sans fécondation lors de la maturité de l’ovule femelle, et indiquant Cette maturité, fait déjà mentionné pour les masses zoospermiques (ovules mâles) par Reichert, etc. Ce phénomène est spontané dans l’ovule femelle comme dans l’ovule mâle, seulement dans le premier il a besoin de la fécondation pour se continuer. Ces faits de segmentation spontanée de l’ovule femelle ont été constatés depuis par M. de Quatrefages chez les Hermelles et les Unio. Je les ai observés aussi sur le vitellus des ovules du Nephelis octoculalà, avec cette particularité que la segmentation de l’ovule non fécondé est progressive et celle de l’ovule fécondé simul-

6. — Mémoire sur le développement des spermatozoïdes, des cellules et des éléments anatomiques des tissus végétaux et animaux.

(Journal VInstitut, n" 759 du 19 juillet 184S. Paris, vol. XVI, p. 214.)

La première partie de ce Mémoire est relative à des faits déjà exposés dans le précédent travail. Dans la deuxième partie j’apporte des modifications à la théorie de Schwann, sur la métamorphose des cellules embryonnaires animales en éléments anatomiques (fibres musculaires, tubes nerveux, etc.). Chez les végétaux, ces cellules se métamorphosent bien directement en éléments anatomiques (trachées, vaisseaux ponctués, fibres ligneuses, clostres, etc.); mais chez les animaux, après avoir vécu un certain temps sous forme de cellules, elles se liquéfient, et les fibres musculaires, tubes nerveux, etc., naissent et se substituent de toutes pièces à ces cellules. Ainsi, chez les végétaux, il y a métamorphose directe des cellules en éléments anatomiques; chez les animaux, il y a substitution des éléments définitifs aux cellules embryonnaires ou transitoires. Chez les animaux toutefois, les produits (épiderme, ongles, plumes, dents, cristallin, etc,), qui ont moins les caractères de l’animalité que les autres tissus de l’économie, se développent aussi

par métamorphose directe des cellules, et en cela se rapprochent de ce qui se passe chez les plantes.

Ainsi, en se reportant au Mémoire précédent, on voit que les phénomènes primitifs relatifs aux deux ordres de fonctions communes aux végétaux et aux animaux (reproduction et fonctions de nutrition) sont analogues dans les deux classes d’êtres vivants. En effet, d’une part nous voyons l’apparition d'un ovule chez les mâles et les femelles, suivie de la segmentation de leur vitellus, d’où résultent les cellules embryonnaires chez les femelles, puis les spermatozoïdes chez les mâles par un mécanisme analogue de part et d’autre. Enfin, en second lieu, les tissus dérivent chez les uns et les autres des cellules embryonnaires des femelles. Les différences commencent à partir de celles-ci, puisque, chez les végétaux, elles se métamorphosent directement en éléments anatomiques, et, chez les animaux, il n’y a que celles des produits, tissus insensibles, non vasculaires, qui naissent par simple changement de forme des cellules ; au contraire, les éléments anatomiques des tissus constituants ou tissus essentiels de l’organisme (nerveux, musculaires, cartilagineux, etc.) se substituent à des cellules, qui les précèdent et leur préparent un blastème convenable, plus élaboré (animalisê) que les précédents.

7. — Mémoire sur le développement des éléments anatomiques en général, et celui des vésicules adipeuses en particulier.

(Comptes rendus et Mémoires de laSociété de biologie. Paris, <849, in-8, page 489.)

Ce travail, qui est une continuation des observations contenues dans les mémoires précédents, renferme le résumé de mes recherches sur le développement dos éléments anatomiques des végétaux d’abord, des animaux ensuite, considérés dans les deux états : !• d’ovule; 2° d’être déjà formé, depuis la cessation de l’état embryonnaire jusqu’à l’état adulte. Les conditions de ces phénomènes différent dans ces deux cas qui n’avaient jamais été distingués suffisamment pour mériter d’ôtre prises en considération.

Le mode de naissance des vésicules adipeuses se rallacho au mode général de développement des éléments des tissus constituants.

8. — Mémoire sur la naissance et le développement des éléments musculaires de la vie.

(Comptes rendus et Mémoires ie la Société de biologie. Paris, 1854, in-8, page 204.) '

Dans ce travail j’étudie : 1” le lieu, l’époque et le mode d’apparition des faisceaux musculaires de la vie animale, sur les embryons de divers mammifères et de l’homme ; 2° les phases du développement des faisceaux striés des muscles ; 3° la différence qui existe sous ces divers rapports entre les éléments des muscles en général et ceux du

9. — Courte notice sur l'anatomie générale comparative des animaux inférieurs (Kurze Notiz über allgemeine vergleichertde Anatomie niederer Thiere).

{Archiv fllr Anal, unit Physiol., von 1. Moller. Berlin, 4846, in-8, Seite 424 .)

Recherches poursuivies en commun avec M. Lebert, sur le sang, les muscles, les zoospermes, etc., de divers invertébrés. Nous avons en outre fait connaître la structure des nerfs, des ganglions chez divers mollusques et crustacés; celle du cartilage céphalique des céphalopodes, etc» Description des faisceaux striés dans les muscles de quelques mollusques acéphales bivalves ( Pecten ), etc. Ces observations comptent au nombre des premières de cet ordre qui aient été faites.

10. — Sur quelques points de l’anatomie et de la physiologie des globules

rouges du sang.

(Journal de physiologie. Paris, 4858, in-8, U I, p. 283.)

I/examen des globules rouges du saug de l’embryon humain et de plusieurs mammifères, montre que les différences qui existent entre eux et ceux de l’adulte, sont telles qu’elles rendent incontestable l’absence de noyau dans ces derniers. J’ai démontré en outre que la cause de leur réunion en piles est due à l'exsudation à leur surface 'd’une mince couche de matière visqueuse et transparente, dès que

le sérum dans lequel ils flottent se refroidit ou se concentre un peu par évaporation. Aussitôt alors qu’ils se rapprochent jusqu'au contact de cette sorte d'atmosphère visqueuse, ils s’accolent les uns

11. — Sur quelques points de l’anatomie et de la physiologie des leuco¬

cytes ou globules blancs du sang.

[Journal de physiologie. Paris, 1859, in-8, t. II, p. 41.)

Les corpuscules appelés noyaux des globules blancs, etc., n’existent pas sur le vivant, mais se produisent après la mort, ou lorsque le liquide qui renferme ces éléments se refroidit ou s'altère; ils sont, en un mot, le résultat d’une altération cadavérique. J’ai fait voir en outre qu’ils ne sont pas distribués en égale quantité dans tous les organes à la face interne des capillaires desquels ils adhèrent; que leur apparition dans les réseaux de l’area vasculosa après celle des globules rouges ne permet pas de considérer ceux-ci comme provenant d’une métamorphose des premiers ; que leur présence dans les réseaux lymphatiques du pied, du scrotum de l’homme, du taureau, etc., avant l’arrivée des troncs lymphatiques aux ganglions, empêche d’admettre qu’ils sont formés par ces ganglions ; enfin, que leur présence dans le sang d’animaux qui n’ont pas de rate ni de ganglions lymphatiques, tels que les cyclostomes, renverse l’hypothèse d’après laquelle la rate serait spécialement chargée de les former.

12. — Recherches sur quelques particularités de la structure des capil¬

laires de l’encéphale.

[Journal de physiologie. Paris, 1859, in-8, t. II, p. 537, avec une planche gravée.)

Dans ce travail j’ai décrit une disposition anatomique qui jusqu’alors n’avait pas été soupçonnée. Les capillaires de l’encéphale, depuis sa surface jusque dans la profondeur de sa substance, sont pourvus d’une enveloppe transparente, homogène, surajoutée à celles qu’on trouve dans les capillaires des autres tissus. Un espace assez considérable est compris entre cette enveloppe elles autres; il est plein d’un

liquide transparent, tenant en suspension des éléments anatomiques analogues aux globules de la lymphe. Ce liquide peut être plus ou moins abondant selon les conditions dans lesquelles se trouve l’animal, et joue sans aucun doute un rôle dans les phénomènes de circulation du cerveau. Certaines expériences tendent à faire croire que ce liquide est de la lymphe, et d’autres qu’il est en communication avec, le liquide des espaces sous-arachnoidiens.

13. — Mémoire sur le périnèvre, espèce nouvelle d’élément anatomique qui concourt à la constitution du tissu nerveux périphérique.

lit. — Mémoire sur le périnèvre, espèce nouvelle d’élément anatomique. (Comptes rendus et UJmmre^de SocUti de biologie. Paris, 4 854, inri^p 87. — Archives

Description de cette importante espèce d’élément anatomique, méconnue jusqu’alors, qui forme une enveloppe mince, mais résistante, autour des faisceaux primitifs des nerfs, étendue depuis leur issue des centres nerveux jusqu'à leur terminaison. Les corpuscules de Pacini et les corpuscules du tact en sont une dépendance.

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