‹ Notice sur les travaux de M. H. BouleyChapitre 4 sur 18 · ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES

Les travaux que je rappelle dans ce paragraphe ont pour but de montrer comment je me suis toujours efforcé de faire concourir les sciences positives à T interprétation des faits de pathologie.

a. — Dans un mémoire sur les formes anatomiques de la pneumonie

du cheval et en particulier sur la forme gangréneuse , j’ai eu pour but dq > démontrer que la gangrène du poumon, assez commune chez le che^ val, était la conséquence de Y altération putride du sang accumulé dans, la trame de l’organe. /■ ■ ,4^

b. — J’ai démontré que la maladie des chevaux que l’on dit pris de chaleur n’était autre qu’une véritable asphyxie déterminée par la rapidité d’une course forcée, et par la raréfaction de l’air atmosphérique, lorsque la température est très-élevée.

c. — J’ai fait voir, de concert avec M. Glément, chef de service de chimie à l’École d’Alfort, que ce que l’on appelait la tolérance de l’organisme du cheval pour l’émétique, n’était autre chose que le résultat de Y action chimique exercée sur le tartre stibié par les liquides renfermés normalement dans l’intestin de cet animal. La tolérance des moutons pour l’acide arsénieux n’a peut-être pas d’autre explication.

d. — J’ai étudié d une manière spéciale l’influence que les sécrétions cutanées exercent sur l’intégrité des fonctions de l’organisme et, ayant répété sur les grands animaux les expériences du docteur Fourcault, desquelles il résulte que l’application d’une couche emplastique sur toute l’étendue de la peau détermine, dans un temps très-court, la mort avec tous les symptômes et les caractères anatomiques de l’asphyxie, je me suis appuyé sur ces faits d'un si haut intérêt, et sur les travaux de M. Chevreul relatifs aux sécrétions cutanés du mouton, pour expliquer :

1° Les congestions hémorrhagiques intérieures qui surviennent chez les jeunes agneaux exposés après la tonte à une température basse et humide;

2® Les accidents mortels consécutifs à l’application sur une trop grande surface tégumentaire de topiques médicamenteux ayant le goudron pour excipient ;

3° Les phénomènes subits d ’anasarque générale causés sur le cheval par l’action du froid sur la peau en sueur, maladie que ses caractères objectifs avaient fait considérer, avant mes recherches sur ce point, comme une variété du charbon ;

e. — J’ai démontré qu’une maladie eutanée du cheval qu’on avait considérée eomme l’expression d’un état vicieux des humeurs , suivant un langage trop usuel autrefois, n’était autre chose qu’une maladie parasitaire, déterminée par la cohabitation avec les oiseaux de bassecour qui transmettent aux mammifères des arachnides de la famille des acariens, appartenant au genre clermanysse de Dugès ;

f. — Dans un mémoire sur la gravelle des moutons , j’ai fait voir, en me fondant sur les analyses de M. Boussingault, que le magma de phosphate double ammoniaco-magnésien que l’on rencontre dans la vessie du mouton, et, sous la forme d’un bouchon obturateur dans son canal uréthral, dépendait de l’excès de magnésie que contenaient les aliments donnés journellement aux jeunes animaux, et que, conséquemment, le moyen de prévenir cette maladie redoutable était de modifier le régime.

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