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RELATIVES A LA STRUCTURE DU SQUELETTE DES RAIES

(Bull. Soc. Sc. ml. de Strasbourg, 1869.)

A la surface du squelette des Raies, existe, comme on le sait, un revêtement osseux, composé d’une multitude de petites lamelles polygonales juxtaposées comme les pièces d ! une mosaïque. La disposition et la forme de ces lamelles sur les rayons des nageoires présentent un certain nombre de particularités intéressantes sur lesquelles l’auteur; a appelé l’attention. De l’examen comparatif de cet ensemble de particularités, il a été amené h conclure que toutes les variations du revêtement squelettique dépendent de deux conditions essentielles :

1" De la manière dont s’effectue la calcification autour de chaque centre calcigène;

2“ Du nombre, de la position relative et du degré d’indépendance des centres de calcification. pï

(a) Chaque lamelle du revêtement calcaire correspond à un centre de calcification distinct. Dans chacun de ces centres pris séparément, l’in-r

crustation calcaire peut s’effectuer de façons très-différentes, mais qui toutes cependant peuvent être considérées comme des degrés ou des variétés d’un même phénomène. Lorsque l’incrustation s’étend en rayonnant d’une manière uniforme à partir d’un point central, il en résulte une lamelle à surface continue. Lorsqu’au contraire elle se propage à partir du centre suivant certaines directions seulement, ce n’est plus une tablette pleine que l’on voit se produire, mais une lamelle étoilée pourvue d’un nombre limité de branches ou de rayons. Le nombre de ces branches s’élève d’ordinaire à 5 ou 6, mais d’autres fois iln’est que de 4, de 3, de 2mt .même de 1. Deux rayons qui se développent en sens opposé déterminent la. formation d’une lamelle quadrilatère. M. Baudelot fait remarquer à ce sujet la ressemblance qui existe entre ces lamelles quadrilatères et les articles des rayons natatoires des poissons osseux.

(b) La calcification peut manquer complètement sur certains points du squelette;, sur d’autres points non-seulement la calcification existe, mais les lamelles juxtaposées peuvent se souder entre elles de manière à former un revêtement continu.

•Se plaçant à un point de vue tout à fait général, M. Baudelot fait observer que les faits dont il a présenté l’analyse ne sont autre chose que des manifestations particulières de la loi de la calcification. La formation de centres calcigènes plus ou moins distincts; tel est le caractère fondamental de cette loi. Ce caractère se manifeste non-seulement dans la formation des lamelles polygonales du squelette des Baies, dans la formation des articles des rayons natatoires des poissons osseux, dans celle des plaques et des épines qui recouvrent les écailles de ces mêmes poissons (Anguille, Ophidium, Muge, etc.), il apparaît encore dans la formation du revêtement en mosaïque des Ostracions, des Chéloniens, des Tatous, des Échinodermes, etc.

OBSERVATIONS

En poursuivant d’une manière comparative ses recherches sur le dermo-squelette des poissons osseux, M. Baudelot a constaté entre le tissu des rayons des nageoires et celui des écailles la plus étroite ressemblance. Dans l’un comme dans l’autre de ces tissus, il a rencontré un substratum conjonctif dans l'épaisseur duquel se trouvent disséminées de petites concrétions calcaires (calco-sphérites deHarting). Ces concrétions, de volume très-variable, le plus souvent arrondies ou ovalaires, montrent fréquemment des stries concentriques très-nettes qui indiquent qu’elles sont formées de couches superposées. De même que dans les écailles, le volume des concrétions ou corpuscules calcaires offre des différences considérables suivant le point qu’ils occupent dans l’épaisseur de chacun

.caudale des Sélaciens représente l’une des phases embryonnaires de la nageoire caudale des Téléostiens, par leur structure intime, les nageoires impaires des premiers rappellent également le premier état de celles des seconds. En d’autres termes,. par leur structure comme par leur forme, les nageoires des Sélaciens représentent un arrêt de développement des nageoires des Téléostiens.

Quant à la formation des rayons articulés, M. Baudelot a' établi à . l’aide de comparaisons faites sur la Perche et sur d’autres poissons pris à diverses âges, que le nombre des articles des rayons va sans cesse en s'accroissant avec l’âge et avec la taille. Sur une jeune Perche de 6 centimètres, le nombre des articles de l’un- des principaux rayons de la nageoire caudale était de 18; sur une Perche de 33 centimètres, le nombredes articles du rayon correspondant s’élevait â 72. La longueur des articles était la même dans le poisson jeune comme dans le poisson plus âgé.

La symétrie n’existe pas toujours dans les deux moitiés d’un même rayon. Chez certains poissons (Cyprins, etc.), les articles, au lieu de se correspondre exactement sur les deux faces, peuvent alterner entre eux ou plutôt chevaucher les uns sur les autres de manière à simuler (vus par transparence) une succession d’articles plus longs et d’articles plus courts.

La formation des articles des rayons des nageoires est un phénomène de même nature que celui de la formation des plaques de revêtement de certaines écailles (écailles de l’Anguille, de l’Ophidium, du Merlan, etc.), G'est'une manifestation de la loi plus générale de la calcification.

OBSERVATION

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