RELATIVE A LA PIÈCE SCAPULAIRE DES SILURES
Chez les Silures, on voit naître du scapulum une longue tige osseuse qui descend vers l’occipital basilaire et s’y fixe au moyen de tissu tendineux. ,
Cette apophyse toute particulière pouvait sembler une anomalie. M. Baudelot, en établissant sa nature, a montré qu’ici, comme ailleurs, la variété n’excluait en rien la loi d’unité.
L’apophyse en question n’est autre chose qu’un ligament ossifié (ligament soapulo-vertéiral) que l’on retrouve avec ses caractères ordinaires, c’est-à-dire de ligament flexible et nacré, chez tous les autres poissons
L’auteür conclut de cette observation à la nécessité d’apporter plus d’attention qu’on ne Ta fait jusqu’alors à l’examen du système ligamenteux dans l’étude du squelette.
coïdienne d’où il résulte que la cote et les deux pièces coracoïdiennes se suivent sur une même ligne un peu arquée. L’extrémité costale supérieure s’unit avec tare supérieur de la première vertèbre.
' On ne saurait, dit M. Baudêlot, ne pas être frappé de la similitude qui se manifeste entre l’arc corucoïttien ainsi constitué, et Carc scapulohumêral, formé lui aussi de trois pièces (sur-scapulaire, scapulaire et huméral) dont la plus élevée s’unit avec tare supérieur de la vertèbre occipitale.
CONSIDÉRATIONS
Dans les poissons osseux chaque segment des nageoires impaires se compose des pièces ou éléments qui suivent : 1° un os interépineux; 2° une épiphyse articulaire; 3“ un osselet articulaire; 4“ un rayon natatoire.
Le travail de M. Baudêlot a eu pour but de déterminer la nature de l’épiphyse articulaire et de l’osselet articulaire, pièces dont l’étude avait toujours été négligée par les anatomistes.
Au sujet de l’épiphyse articulaire, il a fait voir que tantôt cette pièce reste à l’état cartilagineux, que tantôt elle se montre plus ou moins complètement ossifiée; que, dans ce dernier cas, elle peut ou bien former une pièce indépendante, ou bien, au contraire constituer une sorte de tête pour l’os interépineux.
L’osselet articulaire peut aussi se montrer plus ou moins complètement ossifié. Lorsque l’ossification a lieu, elle se fait toujours par deux points situés l’un à droite et l’autre à gauche. Ces deux points finissent par se confondre sur la ligne médiane. En mentionnant cette structure, l’auteur fait remarquer que l’osselet articulaire pourrait être considéré comme un article de la base du rayon, écarté de sa position normale pour jouer le rôle de sésamoïde. Cet osselet, du reste, n’est pas libre dans l’articu-
lation; il s’attache par deux ligaments au rayon natatoire du segment qui précède.
D’ordinaire, l’osselet articulaire et l’épiphyse subsistent comme pièces indépendantes j il peut arriver cependant que non-seulement , ces pièces se soudent entre elles, mais même qu’elles se confondent avec l’os interépineux.
En se plaçant à un point de vue général, dit M. Baudelot, on peut considéter tous les éléments des nageoires impaires comme des dépendances du dermo-squelette. Chaque segment de la nageoire serait composé d’une double série d’articles homologues dans lesquels la tendance à la soudure longitudinale et transversale irait en se prononçant de plus en plus de l’extérieur vers l’intérieur.
OBSERVATIONS