Déchirure du foie. Prov. midic., 17 novembre
Déchirure transversale par cause directe (chute sur le côté droit). Ce qui fait surtout l’intérêt de cette observation, c'est l'énormité de la blessure qui mesurait 17 centimètres de longueur sur 7 de profondeur.
Revue générale.
8“ Appendicite à répétition. Soc. Sc. mUic., 24 février 1894.
Enfant de 15 ans, ayant subi déjà plusieurs atteintes. Opération à froid. Résection d’un appendice long de 15 centimètres. Constatation de la loge occupée par le corps étranger au moment de l'excision.
Revue générale.
10» De lu rétention plucentsire. Prov. mid., 29 janvier 1887.
Ce travail de revue critique, paru au moment où, grâce à l’antisepsie, les interventions actives (curetage, écouvillon-
ques-uns, tel que l'embrasement des vapeurs, ont été notablement exagérés, le point important est de savoir qu’elle est la proportion des cas mortels,
Pour juger cette question, si longtemps controversée, du parallèle entre l’éther et le chloroforme, deux méthodes sont acceptables : celle des statistiques et celle des expériences physiologiques contrôlées par les observations cliniques.
Les statistiques ne peuvent avoir de valeur que si elles portent sur un très-grand nombre de cas. Les séries les plus malheureuses ne donnant qu’une proportion de 1 mort sur 2 ou 3.000 anesthésiés, des statistiques partielles portant seulement sur quelques centaines de cas ne sauraient rien prouver. Cette cause d’erreur disparaltavec les grands chiffres. Or, en pareil cas, l’avantage est toujours à l’éther. C’est ce qui ressort de l’étude des grandes statistiques anglaise (St Bartholomew’s hospital), allemande (Gurt) et lyonnaise (Vallas).
La physiologie et la clinique fournissent aussi un puissant argument en faveur de l'éther. La syncope cardiaque laryngoréflexe, cet accident formidable du début de la chloroformisation, est inconnue avec l’éther. La syncope secondaire est aussi, de l’avis même de Dastre, bien moins à redouter avec l’éther qu’avec le chloroforme.
Quant à. la syncope tertiaire, ou par intoxication, laquelle se produit quand on a dépassé la période chirurgicale pour
entrer dans la phase d’empoisonnement, il résulte clairement des expériences de P. Bert sur les mélanges très d'air et de vapeurs anesthésiques, qu’elle est plus facile à éviter avec l'éther. D’après ces recherches, en effet, la zone maniahle du chlorofonne est comprise entre 9 et 19 pour 100, tandis que celle de l’éther est comprise entre 37 et 74 pour 100. D'un côté, on a, pour évoluer, un écart de 10 ; de l’autre, un écart de 37. Ces chiffres sont assez éloquents dans leur brutalité pour se passer de commentaires.
En somme, l'éther est moins dangereux que le chloroforme parce qu'il ne touche que tardivement le cœur, et que l’accident typique de l’éthérisation, c'est la syncope respiratoire contre laquelle on dispose de moyens souverains : la respi ration artificielle et la trachéotomie (Poncet).