Action du magnétisme sur l’électricité statique
On sait que, avant l’expérience d’OErstedt, on cherchait si l’aimant exerçait une action particulière sur des corps électrisés. La découverte d’CSErstedt fit oublier ces tentatives, qui durent nécessairement rester
Ces diverses prévisions n’ont pas encore été soumises à l’expérience. Si l’on traduit en nombres les expressions données plus haut, on trouve que le théorème général pourra se vérifier, mais que la petitesse de p,’ rend la vérification du corollaire peu probable. On s’explique par la
Terre, se décontracte subitement quand l’étincelle éclate, et contribue
M. Lippmann donne une série d'autres applications des équations {i ) et(2);obacune donne lieuàla prédiction d’un phénomène nouveau: la dernière, relative à la déformation qu’un cristal bémièdre doit subir sous l’influence électrique, a été plus tard vérifiée qualitativement et quantitativement par MM. P. et J. Curie ; l’expérience a confirmé le résultat numérique du calcul.
Le nombre des applications de ce genre n’est pas limité; chaque fois qu’on soumettra un phénomène réversible à cette analyse, les équations (t) et(2) feront connaître la loi à la fois du phénomène donné et d’un phénomène nouveau, réciproque du premier.
Dans un travail publié l’année dernière ('), M. Helmholtz a montre, que sa théorie bien connue des couches doubles est qualitativement d’accord avec les phénomènes électrocapillaires indiqués au commencement de cette Notice.
M. Lippmann a complété ce travail, en intégrant une équation différentielle que M. Helmholtz s’était borné à discuter; il a pu, par suite, montrer que l’hypothèse de la couche double est numériquement d’ac-
M. Lippmann calcule comme corollaire la capacité électrique et, conséquent, l’épaisseur i de la couche double. Or, d’après la défini même de ces couches, s est la distance moléculaire qui sépare le n cure de l’eau, lors même que le mercure est touché et mouillé
)n a ainsi e = j,„„ de millimètre.
1 est bon de rappeler qu’autrefois sir W. Thomson a trouvé, par une e toute difl’érente, un résultat du même ordre de grandeur; la distance
touchent,
minima entre le zinc et le cuivre, lorsque ces métaux se la oii'o toü '1® millimètre.
A. Sur VètahUssemeni du principe de Carnot,
On a attribué à Carnot une erreur fondamentale qu’il n’a pas commise. Il n’est pas sans intérêt de remarquer, tant au point de vue de la gloire de Carnot que de l’établissement même de la Thermodynamique, que jamais Carnot ne s’est appuyé sur l’indestructibilité du calorique. L’œuvre de Carnot est irréprochable et doit encore servir de fondement
celle de son compromettant disciple Clapeyron. M. Lippmann a cru devoir insister sur ce point dans un article publié par le Journal de Physique.
'â. De la théorie capillaire de Gauss et de son extension aux propriétés capillaires des lignes liquides.
En appliquant le théorème des vitesses virtuelles, Gauss a établi, comme l’on sait, l’équation des phenomenes capillaires. M. Lippmann a montré que la théorie de Gauss peut être exposée simplement et en même temps rendue un peu plus complète. Si l’on désigne par dû la somme des vitesses virtuelles, par S,, S-, S, les aires des surfaces qui limitent différentes masses liquides, et par L,, Lj, L, les longueurs des lignes qui limitent ces surfaces, on a, d’après la théorie
Les termes de la première ligne sont ceux trouvés par Gauss; il est donc inutile d’en rappeler la signification. Quant aux termes de la seconde ligne, ils ont une interprétation analogue, mais qui est relative aux lignes et non plus aux surfaces : on peut montrer qu’il en résulte ce que l’on peut appeler les propriétés capillaires des lignes liquides. Ainsi, si une ligne telle que L, présente en un point une courbure il en ré-