Méthodes pour la détermination de l’ohm
M. Lippmann a proposé successivement trois méthodes pour la détermination expérimentale de l’ohm. Les deux premières sont fondées sur l’emploi de l’induction par la terre; la première convient aux cas des grandes résistances, la seconde aux cas des petites résistances. Ces deux méthodes ont quelques avantages sur celle qui a été employée par l’Association britannique, en particulier l’avantage de rendre inutile la correction relative à l’extra-courant, et, par conséquent, la détermination très difficile du coefficient de self-induction. La troisième méthode est fondée sur le dégagement de chaleur par le courant. M. Joule avait employé une méthode de ce genre ; mais le mode de détermination de M. Joule exige une mesure calorimétrique, ainsi que la connaissance de l’équivalent mécanique de la chaleur, nombre que l’on ne connaît pas avec une approximation suffisante pour cet objet.
M. Lippmann a indiqué une méthode qui permet de se passer à la fois de toute mesure calorimétrique et de la connaissance de l’équivalent mécanique de la chaleur.