XL VIII
Transformation de l’aldéhyde en alcool.
(Comptes rendus, tome LIY, page 915.)
J’avais essayé antérieurement de convertir l’aldéhyde en alcool en la soumettant à l’action de l’hydrogène naissant au milieu d’un mélange propre à égager ce gaz. Je n’avais point réussi en employant le zinc et acide sulfurique; je suis arrivé au but en employant l’amalgame de 0 mm et eau. Une portion de l'aldéhyde se résinifie, une autre port.on se convertit en alcool en Axant a atomes d'hydrogène.
XLÏX.
Transformation du valéral en alcool amylique.
( Annales de Chimie et de Physique, 4 e série, tome II, page 441.)
Le valéral C s H lo O obtenu par la distillation sèche du valérate de baryte est capable de fixer 2 atomes d’hydrogène. Le produit est de l’hydrate damyle (alcool amylique) et non pas de l’hydrate d’amylène. M. Friedel avait régénéré antérieurement l’alcool amylique, avec l’aldéhyde valérique résultant de l’oxydation de cet alcool.
Synthèse de quelques carbures d’hydrogène.
(Bulletin de la Société Chimique, tome I , page 5 .x, et Comptes rendus, tome LTV, page 387 ; i 863 ,.)
En faisant réagir l’iodure d’amyle sur le zinc-éthyle, j’ai effectué la synthèse d’un carbure d’hydrogène qui est Léthyle-allyle etqui présente la composition, la densité de vapeur et le point d’ébullition de l’amylène. Je l’ai d’abord cru identique avecî’amylène, mais des expériences ultérieures, et encore inédites, m’ont démontré qu’il s’agit là d’un cas très-délicat d’isomérie.
Indépendamment de l’éthyle-amyle, il se forme dans cette réaction divers autres carbures d’hydrogène parmi lesquels je citerai, indépendamment du diallyle, un carbure C 5 H 12 , et un autre qui présente la composition du diamylène.
Action du chlorure de zinc sur l’alcool amylique.
(Bulletin dë la Société Chimique, tome I, pages 3 oo et 463 .)
En examinant de plus près les produits de l’action du chlorure de zinc sur l’alcool amylique, j’ai pu isoler, indépendamment de 1 amylène.
du diamylfene et du triamylène, divers carbures d’hydrogène parmi lesquels j’ai signalé les suivants qui appartiennent a deux séries différentes :
OH
C 10 H So ,
Amylène.
Hexylène.
Heptylène.
Octylène.
Nonylène.
Diamylène.
OH 11
Hydrure
Hydrure
Hydrure
Hydrure
Hydrure
Hydrure
d’amyle. d’hexyle. d'heptyle. d’octyle. de nonyle. de diamyle.
Parmi ces carbures d’hydrogène, le plus important est l’hydrure de diamyle, qui présente la même composition que le radical amyle, sans qu’on puisse affirmer néanmoins qu’il est identique avec ce corps.
J’ai émis l’opinion que tous ces carbures d’hydrogène prennent naissance par suite de la destruction complète de certaines molécules d’amyiène dont les débris se soudent à d’autres molécules, ou entre eux, de manière à former des carbures plus élevés. Je crois pouvoir maintenir cette interprétation malgré les objections qu’a élevées M. Berthelot.
Sur un isomère de L'alcool amylique.
(Comptes rendus, tome LV, page 370.)
Ayant été conduit a étudier l’action de l’acide iodhydrique sur l’amylène, j’ai constaté que ces deux corps se combinent, ainsi que M. Berthelot l’avait démontré pour l’éthylène et l’acide iodhydrique. L’iodhydrate lormé n’est pas de l’iodure d’amyle. C’est un isomère de ce corps que j’ai nommé wdhydrate d'amylène. Lorsqu’on le traite par l’oxyde d argent et l’eau, on obtient, indépendamment d’une certaine quantité d’amylène qui est régénérée, un hydrate particulier isomérique avec 1 hydrate d’amyle ou alcool amylique, et que j’ai nommé hydrate d amylène , pour marquer la facilité avec laquelle il se dédouble en amylène et en eau. Cet hydrate joue le rôle d’alcool. Il est devenu le type d une classe particulière d’alcools que j’ai nommés pseudo-alcools. J ai interprété l’isomérie dont il s’agit en admettant que l’amylène con-
serve dans cet hydrate une certaine individualité, et je l’ai exprimée à l’aide des formules suivantes: