VIII. — Séparation de l’aluminium et du fer
On connaissait depuis longtemps le moyen d’isoler les deux métaux par voie humide, en précipitant le fer seul par le sulfhydrate d’ammoniaque en présence d’une suffisante quantité de tartrate ou de citrate alcalin; mais, s’il était ensuite facile de doser le fer, le dosage de l’alumine exigeait, au contraire, une série d’opérations fastidieuses. J’ai fait voir que l’on pouvait atteindre le but assez simplement par la précipitation du phosphate d’alumine en présence d’un léger excès d’acide acétique.
J’ai montré ensuite que l’on pouvait éviter la précipitation préalable du fer et obtenir le dosage direct de l’aluminium à l’état de phosphate, si l’on avait soin de réduire préalablement le sel ferrique à l’état de sel ferreux; le réactif qui convient le mieux pour cela est l’hyposulllte de soude, depuis longtemps recommandé par Chancel pour la séparation de l’hydrate d’alumine et qui ne réussit pas moins bien pour celle du phosphate d’alumine.
Cette méthode de précipitation présente le grand avantage de s’appliquer aux produits très divers et très nombreux, où se rencontrent à la fois le fer, l’alumine et l’acide phosphorique. Je citerai, parmi eux, les produits métallurgiques, métaux et scories, les minerais, les roches, les terres arables.
{Comptes rendus, 11 juillet 1881, 7 avril i 8 .' 14 , i 5 décembre 1890.)