XVII. — Séparation du zinc et du nickel (ou du cobalt
Le zinc peut être entièrement précipité par un courant d’hydrogène sulfuré, lorsqu'il se trouve dans une dissolution étendue et faiblement acide, à laquelle on a ajouté de l'oxalatc d’ammoniaque; le nickel
résultat que l’on obtiendra par une addition préalable de sel ammoniac. et en ayant soin de maintenir la liqueur chaude. On isolera par décantation le dépôt d’oxalate de zinc et, après calcination à l'air, on pèsera l’oxyde de zinc. Quanta la liqueur, après l’avoir étendue d’eau et chauffée, on y opérera, comme je viens de le dire, la précipitation successive du cadmium par l’hyposulfite et du zinc par l’hydrogène sulfuré. Les deux portions du zinc précipitées à l’état d’oxalate et de sulfure peuvent être réunies et converties ensemble par l’hydrogène sulfuré gazeux en sulfure anhydre ZnS.
J’ai fait observer dans le même travail que, d’après les expériences de Vortmann et les miennes, le cuivre pouvait être exactement séparé du cadmium par le procédé que Flajolot a tait connaître pour séparer le cuivre du zinc, c'est-à-dire au moyen de l’hyposulfite de soude versé dans la dissolution sulfurique ou chlorhydrique des deux métaux.
On voit qu’après élimination du cuivre par l’hyposulfite on pourra obtenir successivement la précipitation du cadmium par le même réactif après avoir rendu la liqueur oxalique, ensuite celle du atnc par l’hydrogène sulfuré dans la même solution presque neutralisée par l’ammoniaque, puis celle du nickel ou du cobalt par le même réactif après addition d’acétate d’ammoniaque, enfin celle du manganèse par le sulfhydrate d’ammoniaque.
L’analyse des alliages des différents métaux solubles dans l’ammoniaque se trouve donc extrêmement simplifiée par l’emploi de ces nouvelles méthodes. (Comptes rendus, i5 et 22 mars 1886.)