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OBJETS DEVERS

XLIV. — Observations sur les Notes manuscrites laissées par N.-L. Sadi Carnot.

En 1878, mon père fit hommage à l’Académie des Sciences, pour être déposés à la bibliothèque de l’Institut, du manuscrit de l’Ouvrage publié en 1824 par son frère aîné, Sadi Carnot, sous le titre de Réflexions sur la puissance motrice du feu, et de fragments inédits trouvés dans ses papiers.

Cet envoi était accompagné d’une Notice biographique écrite par mon père et d’une Lettre, dans laquelle j’avais essayé de résumer les vues de Sadi Carnot sur la Thermodynamique.

En citant le texte même de ses Notes manuscrites, j’ai montré qu’après avoir établi le principe auquel les savants ont attaché son nom, après avoir donné les premiers exemples des cycles, dont la Théorie

mécanique de la chaleur a fait depuis un si fécond usage, il avait clairement entrevu le second principe, celui de l’ équivalence, et qu’il s’occupait de l’établir par des études, que la mort vint interrompre trop tôt, en i83a.

Comme preuve à l’appui, j’ai cru devoir donner le fac-similé d’une page de ces notes manuscrites, qui m’a paru tout à fait surprenante par la précision avec laquelle Sadi Carnot exprimait des idées, qui n’ont vu le jour que beaucoup plus tard, avec Mayer, et qui semblent appartenir à la science moderne.

« La chaleur n’est autre chose que la puissance motrice, ou plutôt que le mouvement qui a changé de forme ; c’est un mouvement dans les particules des corps. Partout où il y a destruction de puissance motrice, il y a, en même temps, production de chaleur en quantité précisément proportionnelle à la quantité de puissance motrice détruite. Réciproquement, partout où il y a destruction de chaleur, il y a production

» On peut donc poser en thèse générale que la puissance motrice est en quantité invariable dans la nature, qu’elle n’est jamais, à proprement parler, ni produite, ni détruite. A la vérité, elle change de forme, c’està-dire qu’elle produit tantôt un genre de mouvement, tantôt un autre; mais elle n’est jamais anéantie.

»' D’après quelques idées que je me suis formées sur la Théorie de la chaleur, la production d’une unité de puissance motrice nécessite la destruction de 2,70 unités de chaleur. »

I/unité de puissance motrice dont il est ici question est la dynamie ou le travail effectué en élevant i mo d’eau à i 1 " de hauteur. Elle équivaut donc à 1000 kilogrammètres, et, par conséquent, l’unité de chaleur correspondrait, d’après cette Note, à ou à 370 kilogrammètres.

En 1842, Mayer trouva, pour l’unité de chaleur, le nombre 365 kilogrammètres, en prenant pour point de départ de ses calculs les valeurs du coefficient de dilatation et de la chaleur spécifique de l’air, qui avaient cours à cette époque dans la Science.

On voit donc que, si, dans son premier Ouvrage, Sadi Carnot a formulé le principe qui a gardé son nom, par ses travaux ultérieurs, il

est aussi parvenu à la découverte du principe d’équivalence qui forme, avec le premier, la base fondamentale de la Thermodynamique.

(Comptes rendus, 16 décembre 1878; Réimpression des Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer celte puissance, par S. Carnot, Gauthier-Villars, 1878).

XLV. — Notice sur les Laboratoires de l'École nationale des Mines.

Cette Notice contient des indications générales sur le mode d’enseignement de la Chimie h l’École des Mines et sur la disposition des laboratoires, où les élèves sont exercés à l’analyse des minéraux, des minerais, des produits d’usines, etc.

J’ai donné ensuite quelques explications sur le service du Bureau d’essai annexé à l’École depuis 1845, sur le mode d’admission des échantillons, dont l’examen se fait à titre gratuit dans l’intérêt de l’industrie nationale, et sur le nombre des analyses, groupées d’après la nature des échantillons.

La Notice se termine par une partie historique relative à l’École des Mines et aux professeurs qui, successivement, y enseignèrent la docimasie, de 17&3 h 1876 : Sage, Vauquelin etCollet-Descotils, Berthier, V. Régnault, Ebelmen, Rivot et Moissenet,

(Encyclopédie chimique, publiée sous la direction de M. Fremy; Annales des Mines, 1881.)

XLVI. — Notice sur l'enseignement de l’École nationale supérieure des Mines.

Cette Notice, postérieure de huit ans à la précédente, a eu pour but de faire connaître, dans ses détails, l’organisation de l’École, la succession de ses différents cours, récemment modifiés, la part donnée aux exercices pratiques et au travail personnel des élèves, le rôle attribué à leurs voyages d’instruction, enfin les conditions auxquelles s’obtient le certificat d’ingénieur civil des Mines,

( Annales des Mines, 1889.)

XLVII. - Rapport sur la création de cimetières périphériques.

Après avoir pris part aux travaux d’une première Commission dassainissement des cimetières, dont le Rapport général avait été présenté parM. le D r du Mesnil en 1880, je fus chargé de faire, en 1882, au nom d’une secondé Commission plus nombreuse, comprenant tous les membres de la première, un Rapport sur les emplacements qui pouvaient convenir à l'établissement de cimetières périphériques, à peu de distance de l’enceinte de la ville de Paris.

La Commission prit pour base de ses recherches les résultats des expériences faites sur l’atmosphère et sur les eaux dans les cimetières existants; elle admit comme démontré que, dans les conditions prescrites à Parispour les inhumations, on ne peut redouter aucune infection de l’air; mais il importe de veiller è ce que les eaux souterraines ne puissent être contaminées. Pour cela, il faut surtout examiner si le terrain est perméable sur une assez grande profondeur, pour que l’on puisse compter sur une oxydation complète des produits de la décomposition des matières organiques des corps; il faut accessoirement se préoccuper de l’importance des nappes souterraines en mouvement, auxquelles viendront se mêler les eaux d’infiltration.

Après une visite attentive de tous les emplacements proposés par l’Administration, la Commission en a écarté un assez grand nombre et a déclaré propres à l’établissement des cimetières périphériques ceux deMontrouge-Pantin,Gentilly-Arcueil,Bagnolet,Pantin-Bobigny, Saint- Ouen et Nanterre.

Le Rapport contient des détails sur les divers emplacements, avec leurs plans et des coupes géologiques d’après des sondages spéciaux, exécutés à cette occasion, ou d’après des relevés faits dans les carrières ou dans les puits voisins.

{Rapport présenté au nom de la-Commission d'assainissement des cimetières, par M. Ad. Carnot. — Imprimerie municipale, 1882.)

conviennent particulièrement bien pour recevoir les eaux d’é à la fois à cause de leur nature et à cause de leur situation topog Les terrains perméables et favorablement situés, que j’ai f une carte, occupent une superficie totale d’environ 35ooo ht on laisse de côté tous ceux dont la distance dépasse 35 km ou

a encore une étendue de 25 ooo hectares. Or les 400 ooo" 10 d’eau, que fournissent journellement ou que pourront bientôt fournir les égouts de Paris, n’exigeront pas plus de 4»oo à 5ooo hectares pour une épuration complète. Même en prévoyant une augmentation très importante de la quantité d’eau distribuée à la capitale et qui se retrouverait à la sortie de ses collecteurs, j’ai pu conclure que les besoins atteindraient à peine le tiers de l’étendue disponible.

{Commission supérieure de l'assainissement de Paris, i885.

Association française pour l'avancement des Sciences.

Congrès de Nancy, 1886.)

XLIX, — Carte géologique-agronomique du département de l'Indre (1864-1869).

Cette carte, à laquelle j’ai travaillé pendant cinq années de résidence à Limoges comme Ingénieur des Mines, est restée inédite; mais j'ai mis mon travail à la disposition du service de la Carte géologique détaillée de la France, qui l’a déjà utilisé pour la publication de quatre feuilles au (Chateauroux, Chatellerault, Poitiers, Valençay) et s’en servira encore pour deux autres feuilles (Aigurande etMontluçon).

L. — Note sur l’avant-projet du chemin de fer d’Angoulême à Limoges (1868).

Ce travail a été fait et publié pour éclairer la Commission d’enquête sur les avantages respectifs de deux tracés rivaux, l’un par la vallée de la Vienne, Saint-Junien et La Rochefoucauld, l’autre par Montbron, Piégut et Lafarge. Il a fait ressortir les avantages techniques et économiques du premier tracé, qui a été définitivement adopté et exécuté.

Je ne ferai que mentionner, en terminant, quelques autres études relatives à des lignes de chemins de fer projetées dans le Centre de la France : l’une de Limoges à Clermont, une autre de Guéret à Saint- Sébastien, enfin une ligne à voie étroite suivant la vallée de la Dordogne, entre les mines de ChampagnacetSaint-Denis-les-Martel.

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