XI. — Recherche de l'acide phosphorique dans les roches
J’ai appliqué à cette question, Si intéressante pour la Chimie agricole, le même procédé de concentration préalable que dans l’examen des produits métallurgiques.
On traite de 20*" à' 5 o 81, de matière, d’abord par l’acide chlorhydrique étendu, puis par l’eau régale à l’ébullition. La dissolution contient presque toujours, avec une grande quantité de fer, assez d’alumine pour opérer la concentration voulue ; on en ajouterait, au besoin, o 8 ',2 à o« r , 3 . On sature, en majeure partie, les acides par l’ammo-
iliaque et le carbonate; dans la liqueur froide et limpide, on verse de l’hyposulfite de soude, et, lorsque la coloration violette a disparu, de l’acétate de soude; on porte à l’ébullition pendant un quart d’heure. On filtre et on lave à l’eau bouillante pour enlever tous les sels de fer, de chaux, etc. Le phosphate d’alumine resté sur le filtre avec du soufre est grillé doucement, puis repris par un peu d’acide nitrique ; on fait alors, dans des conditions très favorables, la précipitation du phosphomolybdate d’ammoniaque et la transformation en phosphate de magnésie. On peut même, ayant éliminé tout le fer et n’ayant gardé que l’alumine, doser le phosphore directement à l’état de phosphate de bismuth. {Comptes rendus, 7 avril 1884.)