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ÉTUDES SCIENTIFIQUES SUR DIVERSES QUESTIONS DE PHOTOGRAPHIE

les théoriques et pratiques sur la formation des épreuves posiüves, leur sUhi-

Si les épreuves innombrables que la Photographie produit chaque jour et dont le savant, l’archéologue, le voyageur tirent, aussi bien que l’artiste, ' un parti si précieux, conservent avec le temps la netteté de leur dessin, la riebesse de leurs colorations, c’est parce que les opérateurs ont su profiter du travail que nous leur offrions et se sont conformés aux méthodes scientifiques que nous leur indiquions.

Je ne puis que résumer rapidement ici les points principaux de ces recherches, qui se sont prolongées pendant dix années, sans interruption, de i 855 à i 8 Ü 5 .

Du papier. — Obtenues sur des papiers difl'érents, les images photographiques prennent des tons différents. Cet effet, nous l’avons démontré, est dû aux encollages additionnels (gélatine, albumine, fécules), qui forment avec l’argent des laques prenant, sous l’action de la lumière, des colorations

Du salage. — Tous les chlorures solubles ont été conseillés pour la préparation des feuilles positives: à chacun d’eux on attribuait des actions spéciales et des colorations,déterminées; cette opinion était erronée : les divergences apparentes doivent être attribuées à l’état acide, neutre ou alcalin des sels employés.

De la sensibilisation. — Nous avons démontré que, dans cette opération, à côté du chlorure d’argent, il se forme sur la feuille une laque argenticoorganique fournie par Tencollage; l’un et l’autre de ces composés concourent, ainsi que le nitrate d’argent libre, à la formation de l’image.

De l'insolation. — Nous avons établi que le produit ultime de l’action lumineuse sur le papier sensibilisé est un mélange d’argent réduit à l’état métallique et de laque argentico organique colorée.

Du fixage. — C’est pendant cette opération que les anciennes épreuves s’assimilaient les agents de destruction qui devaient bientôt les faire dispa-, raître. Nous avons montré combien était désastreuse l’action des bains fixateurs, additionnés soit de nitrate d’argent, soit d’acide acétique. Ces bains ne sont autre chose que des agents de sulfuration, et ce sont les matières sulfurées emportées par la feuille qui, peu à peu, transforment l’argent et la laque dont l’image est formée en sulfure qui, vu en couche minée, donne

à l’image le ton jaune des épreuves passées. L’hydrogène sulfuré contenu dans l’atmosphère peut, d’ailleurs, exercer la même action nuisible. Tous ces faits ont été établis scientifiquement.

Du virage. — Aux agents de coloration qui viennent d’être cités, nous avons conseillé de substituer, d’une manière absolue, les sels d’or déjà employés par quelques opérateurs et dont M. Fizeau avait précédemment découvert l’action sur les images daguerriennes ; nous avons démontré que, pendant le virage, l’or métallique se substitue atomiquement à l’argent, et indiqué aux opérateurs comment, en variant l’état chimique des bains aurifères, ils pouvaient se rendre maîtres d’une véritable palette photographique. C’est à l’adoption générale de ces procédés de virage qu’est due la stabilité actuelle des dessins fournis par la lumière.

Bevinfication des épreuves altérées. — L’immersion d’une épreuve jaunie, dans un bain d’or, lui rend, par substitution, une partie de sa coloration primitive.

Traitement des résidus. — Les quantités d’argent et d’or employées aux opérations photographiques sont considérables; pour la ville de Paris seulement, leur valeur se comptait, en 1867, par millions de francs: lorsque nous avons commence ces recherches, plus des neuf dixièmes de cette somme étaient perdus et jetés au ruisseau.

Nous avons indiqué aux photographes des moyens simples et rapides de traiter leurs résidus, et la plus grande partie de l’argent et de l’or perdus autrefois est, aujourd’hui, recueillie avec soin et remise en circulation.

Sur la soluiilitè dès principaux agents chimiques employés en Photographie.

Bulietin de la Société française de Photographie, 1.111, p. 3;!.

Observation photographique de l'éclipse solaire du 18 juillet 1860, à Batna (Algérie).

Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LI, p. 44-, >7 septembre 1860.

Bulletin de la Société française de Photographie, t. YI, p. ogS.

Décomposition spontanée des feuilles de collodlon détachées.

Appelé, par mon enseignement au Conservatoire des arts et métiers, à faire connaître à un auditoire nombreux les détails intimes de la structure des tissus végétaux et animaux, détails que l’observation microscopique peut seule révéler, j’ai été conduit, dés la deuxième année de cet enseignement (hiver de 1872), à faire un usage constant et régulier du système de démonstration qui consiste dans l’agrandissement et la projection d’épreuves photomicrographiques.

La reproduction sur glace photographique des vues préparées au microscope n’était, il y a dix-huit ans, pratiquée que par un petit nombre de personnes, et les appareils, comme aussi les procédés qu’on y employait, étaient loin d'être satisfaisants.

Les inconvénients que présentaient les uns et les autres m’ont amené alors à modifier les manières d’opérer généralement employées et à imaginer des dispositions nouvelles qui rendissent le travail photographique au microscope sûr et facile à la fois.

Ces dispositions consistent surtout dans l’emploi d’un microscope vertical, dont le miroir est éclairé par la lumière oxyhydrique, dont la ligne focale, brisée comme dans le microscope d’Amici, au tiers de sa longueur environ, prend ensuite, et par réflexion sur un miroir en verre argenté, une direction horizontale.

C’est sur la glace dépolie d’une chambre noire ordinaire et ordinairement disposée que l’image vient se peindre alors, à l’agrandissement déterminé par l’objectif employé.

Grâce à cette disposition, l’appareil, dans toute sa longueur, ne mesure guère plus de o", 5 o, quoique, en réalité, il aito“,8o de longueur focale. L’observateur, assis tranquillement en face de la glace dépolie, peut faire mouvoir les différents organes dont l’ensemble se compose, modérer ou activer la flamme, déplacer la préparation sur la platine du microscope, faire avancer ou reculer la glace dépolie, de manière à varier les dimensions de

l’épreuve, mettre au point, enfin, en élevant ou abaissant à volonté l’objectif.

Les dispositions de cet appareil ont été, depuis la publication que j’en ai faite, adoptées par un certain nombre de savants; elles ont rendu plus facile que par le passé l’emploi de la Photographie pour la vulgarisation des travaux micrographiques.

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