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GÉODÉSIE ET TOPOGRAPHIE

Mémoire sur l’emploi de la chambre claire dans les reconnaissances topographiques.

(Mémorial de l’Officier du Génie, n° 16; la Gournerie. — Magasin pittoresque, t.

de MM. Boutan et d’Almeida.)

i854. — Traité de perspective de M. de XXIX, p. 42; 1861. — Cours de Physique

Les perspectives naturelles, dessinées à main levée, ont été utilisées depuis assez longtemps pour enregistrer les angles mesurés à l’aide du sextant ou du théodolite.

Beautemps-Beaupré en a fait, l’un des premiers, l’usage le plus judicieux dans la reconnaissance des côtes; après lui, le colonel du Génie Leblanc a su en tirer un grand parti dans une foule de circonstances, en estimant les angles ou les grandeurs apparentes, à bout de bras, par le procédé qu’emploient si fréquemment les artistes. J’ai généralisé cette méthode et je lui ai donné un caractère de précision qui lui avait manqué jusqu’alors, les angles inscrits sur les perspectives étant nécessairement clairsemés et ne déterminant exactement que le même nombre de directions. La chambre claire de Wollaston, modifiée expressément pour le but que je m’étais proposé (*), est devenue un véritable instrument altasimutal, au

(*) L’une des modifications que j’ai apportées à la construction de la chambre claire

moyen duquel on relève avec une extrême rapidité, et une exactitude aussi grande que le comportent les opérations de ce genre, les angles de hauteur aussi bien que les angles réduits à l’horizon, en nombre en quelque sorte indéfini.

Ce n est pas ici le lieu d’entrer dans les détails des constructions géométriques, d’ailleurs très simples, qui servent à passer des perspectives dessinées à la chambre claire au plan et au nivellement du terrain exploré de stations suffisamment nombreuses et convenablement choisies. Je renvoie à mon Mémoire ceux qui voudraient juger du degré de célérité, de simplicité et de précision de ces opérations, et se faire une idée exacte de la fécondité de ce nouveau procédé de mesure.

Je donne encore dans ce Mémoire la solution géométrique d’un cas particulier intéressant de la transformation d’une seule perspective en une projection horizontale, et le moyen d’accroitre la précision de certaines évaluations, en disposant une lunette astronomique ou terrestre au devant de la chambre claire. Cette dernière disposition a été proposée postérieurement par un habile architecte et décorée du nom de tèlêiconographe.

Note sur les travaux géodésiques de la carte d’Espagne.

(Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XLVI1I, p. 4 7 3; i85 9 .)

Je décrivais, dans cette Note", la belle opération de la mesure de la base centrale de Madridejos, effectuée pendant l’été de i858 et à laquelle j’ai eu l’honneur d’assister. J’y indiquais les résultats remarquables de cette opération, vérifiée par une double mesure de la partie médiane de la base divisée en cinq sections et par une triangulation spéciale enchaînant ces cinq sections. Cette vérification a démontré le peu d’influence exercé par de très fortes variations de température sur les mesures faites au moyen d’une règle formant thermomètre métallique, et l’inutilité des grandes bases, si longues et si pénibles à mesurer.

— Mémoire sur l’emploi de la Photographie dans le

B. — Rapport de M. Laugier sur ce Mémo

— Exposé sommaire des résultats obtenus par la r graphique dans une reconnaissance faite à Grenobli

ties entre deux cheminements dirigés l’un sur la rive droite et l’autre sur la rive gauche de l’Isère, on a pu reconnaître 20 kq de terrain comprenant la ville de Grenoble et ses environs, et en dresser la carte à l’échelle de jdjj.. Cette carte a été couverte de sections horizontales (courbes de niveau) tracées à l’équidistance de io m , d’après plus de 600 cotes calculées à l’aide des vues photographiées, les distances des stations aux points déterminés variant de 1000“ à tooo“ et jusqu’à .poo"'. Les opérations sur le terrain ont duré soixante heures seulement, et le travail de cabinet a été entièrement exécuté à Paris en deux mois environ.

Depuis cette époque, M. le capitaine Javary a exécuté beaucoup d’autres reconnaissances également très étendues, dont un des plus intéressants spécimens, le lever de Faverges, en Savoie, et des montagnes élevées qui entourent cette position, est exposé dans la nouvelle galerie des arts graphiques, au Conservatoire national des Arts et Métiers.

Nouvelles Notes sur les travaux géodésiques poursuivis en Espagne.

(Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LVIII, p. 70, i864; et t. LX, . p. 1007, 1864.)

Ces deux Notes avaient pour objet de faire connaître l’état d’avancement de ces travaux, exécutés avec un soin extrême, et d’appeler l’attention de l'Académie sur les résultats vraiment remarquables obtenus par l’emploi de méthodes d’observation et de calcul nouvelles et peu connues en France. Jesignalais également l’opportunité de la reprise des opérationsgéodésiques pour prolonger la méridienne de France et d’Espagne jusque dans le sud de l’Algérie. (Avant-propos de la traduction du premier des deux volumes cités ci-après et Note manuscrite remise à M. Le Verrier.)

Lettre à M. E. de Beaumont sur l’emploi des signaux lumineux dans les opérations géodésiques.

(Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXVIII, p. 898; 1874.)

Dans un Rapport sur les Travaux géodésiques relatifs à la nouvelle mèn-

dienne de France, M. E. de Beaumont avait constaté que l’usage des signaux de nuit n’avait été consacré dans aucun pays de l’Europe.

J’ai expliqué les motifs de cet abandon, en indiquant de nouveaux appareils qui permettaient d’obtenir, dans la mesure des angles, des résultats d’uneextrêmeprécision.Ces appareils, dontlapuissanceaétéencoreaccrue par l’adjonction des projecteurs de M. le colonel Mangin, ont été employés avec un plein succès par M. le colonel Perrier et M. le général Ibanez dans la grande triangulation entreprise pour prolonger la méridienne de France et d’Espagne en Algérie. J’ajoutais que les appareils dont jeproposais l’emploi permettraient aux observateurs de correspondre très facilement et pourraient concourir, en l’absence du télégraphe électrique, aux déterminations des longitudes les plus précises.

Lettre à M. le Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences sur la méthode employée par d’Aubuisson, en 18 io, pour la mesure des bases géodésiques.

(Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XCI, p. 922 ; 1880.)

On attribue généralement au major piémontais Porro l’idée de n’employer qu’une règle unique transportée successivement entre des repères sur l’alignement de la base à mesurer. Cette méthode, désormais exclusivement adoptée par les géodésiens, est due en réalité à l’ingénieur des Mines français d’Aubuisson de Voisins, qui l’a décrite dans un Mémoire lu à la classe des Sciences mathématiques et physiques de l’Institut en mars et avril 181 o. J’ai cru devoir rétablir nettement les droits de notre compatriote.

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