Toxines et lésions cellulaires. Soc. Biol., 13 mai
naires (voir ci-dessus), nous pouvons ajouter, soit les variations quantitatives, du fer de l'organisme sous l'influence des toxinesif), surtout du fer splénique, soit Vhypoglycémie pyocyanique{') (V. page 64). - Quand on rapproche ces résultats de la diminution de Yoxygéne du sang artériel (’), constatée, il est vrai, après l’inoculation du bacille, on reconnaît qu’un microbe, en dehors de ses sécrétions toxiques, est capable de provoquer des troubles par les seuls besoins de son alimentation réalisée aux dépens de nos propres tissus.
Lésions engendrées par les toxines. — A côté des phénomènes symptomatiques. a côté des dyscrasies humorales prennent place, pour compléter l’on-
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des dilatations myocardiques ('), des lésions des séreuses articulaires ou autres qui au cours de l’infection peuvent dépendre d’une cause chimique(’).
Propriétés vaso-motrices des toxines. — Au-dessus des attributs permettant d’obtenir, avec les toxines, la réalisation de ces lésions, de ces modifications chimiques ou de ces symptômes, je place la mise en évidence du mode d'action des produits sécrétés par les microbes sur les appareils nerveux vaso-moleurs(’). Agir sur les vaso-moteurs, paralyser les centres dilatateurs, c’est agir sur la
Fig. 6 et 7 (Eipérience du 18 juillet 1890). — Lapin curarisé (1/2 cent.); poids, 2 kilog. 315.
diapédèse, sur la sortie des leucocytes phagocytaires ou des sérosités bactéricides, siales congestions ou les anémies locales, sur les échanges: c’est tenir sous leur influence ces symptômes, ces modifications chimiques, ces lésions, tout au moins dans leur début.
Toxines dans l’organisme. — Ajoutons que les sécrétions microbiennes varient suivant les milieux; par suite, l’existence de ces toxines in vitro n’en-