ÉTUDES DE PATHOLOGIE COMPARÉE
L’étude de la pathologie comparée m'a permis d’élucider certaines questions; nul, d’ailleurs, ne peut méconnaître luhhté de celte étude. Dans un article intitulé Pathologie animale et pathologie végétale (Rev. Yitic., octobre 1895) j’ai établi, entre ces deux pathologies, un parallèle qui met en relief nombre d’analogies et bien souvent une moins grande complexité dans la recherche.
Cellule végétale et microbe pathogène.—L’inoculation des feuilles de Pachyphyton hracteosum (Crassulacées), à l’aide du Bacille pyocyanique, m’a conduit a montrer que, pour les végétaux comme pour les animaux, la qualité et la quantité des germes ont de l’importance; de plus, ces germes s’entassent hors des cellules, agissant par eux-mêmes ou par leurs toxines, lésant les tissus, modifiant les humeurs, etc. — Ces remarques rapprochent les deux pathologies, ommale et végétale.
Quant à la résistance aux bactéries, elle est attribuable à la solidité des membranes, plus encore à Vaddité dessucs', par contre, on ne décele naturellement nt phagocytose, m cellules mobiles. — En somme, entre les plantes et les animaux, au point de vue de la défense, on trouve des analogies et des différences', en outre, ces constatations permettent de penser que les protections chimiques sont, chez les êtres vivants, les moyens de défense les plus répandus {').
Animaux et végétaux. — Procédés de défense. — Je suis arrivé à des conclusions analogues à celles qui précèdent, en reprenant mes recherches relatives à cette comparaison des moyens de défense considérés dans ces deux règnes.
à l’aide du baeilte de la brunmure ou brunissement du sarment. — Étudié sous ma direction par Ostrowsky, ce bacille s’est révélé pathogène pour l'un et l'autre de ces règnes, animal et végétal-, par suite on comprend comment la contagion, dont le rôle s’élargit, peut dériver du contact d’une plante (‘).
Le microbe de la gelivure. — C’est encore en utilisant un parante de la vigne qu’il m’a été possible de montrer le rôle de certaines variations de terrain. Grâce à ces recberches, j’ai réussi à mettre en lumière, comme causes do changements dans la résistance aux germes, Yhydrémie, la dilution des aliments, Vacidité des sucs, l’action des matières minérales {'), etc.
L’infection chez les poissons. — J’ai retiré de divers poissons du Hh6ne, malades ou récemment morts, un bacille ressemblant au bacille du colon. — En réalisant la maladie soit par l’inoculation de ce bacille, soit par l’injection de ses toxines, j’ai étendu à la pathologie de ces êtres les lois de pathologie générale qui régissent les affections des espèces plus élevées ; j’ai, en particulier, prouvé expérimentalement que ces êtres subissent les effets de la contagion par l'eau(’). — Plus récemment (inédit), j’ai étudié, chez l'Ablette encaptivité, des lésions mtanées de nature parasitaire, favorisées par l'encombrement.
Épidémie chez des goujons. — Il m’a etc donne de poursuivre ces recberches à l’aide d’une variété de staphylocuccus aureus pathogène pour le gou- )oii(‘). — Ces résultats s’ajoutent à ceux qui précèdent, comme à ceux qui suivent, pour montrer qu’aux divers degrés de l’échelle animale on rencontre les mêmes agents morbifiques : cette diffusion multiplie les causes de contagion.
Maladie myxosporidienne des barbeaux. — J’ai découvert, chez les barbeaux du Ithône, une maladie des plus meurtrières, ne frappant absolument que cette espèce de poisson et causée par des Myxosporidies qui infestent les tissus. —Cette affection, identique à celle que 'rhélohau a décri le chez les barbeaux de la Meuse (*),