Soc. Biol, 12 novembre
connus à titre d’agents
dévoile le rôle morbifique de ces parasites, infiniment pathogènes que les vraies bactéries.
L’oïdium albicans considéré comme agent pathogène général. — Chacun sait que ce champignon cause un type d’affection localisée, le muguet. Or, je suis arrivé à élever ce parasite au rang d’agent d’une véritable septicémie ; dans ces nouvelles conditions il se répand dans tous les tissus, agissant et directement par Im-même et indirectement par ses sécrétions. — Ces expériences expliquent les cas de muguet généralisé de la pathologie humaine ; de plus, elles montrent les deux pathogénies de la maladie (pathogénie^ mécanique, pathogénie chimique) mises en œuvre par un même agent)').
Innocuité des toxines pour certains végétaux. — On parvient à cultiver des Mucorinées dans les toxines, diphtériques ou autres. Or, donnée importante, sous cette influence la toxicité de ces toxines s’atténue, disparaît quelquefois complètement. — Ce résultat merveilleusement agrandi, développé par Metchnikoff, éclaire le mécanisme de la lutte de deux ou de plusieurs parasites', appliquée à l intestin, cette notion explique, pour une part, Vatténuation, la tolérance des toxines ingérées)'), puisque dans le tube digestif ces toxines subissent l’action détériorante d’une foule de parasites.
Habitats microbiens. — Contagion. — En inoculant divers microbes à des mouches, à des vers de terre, à àesplantes, etc., j’ai contribué à montrer comment, avec ces sortes de vecteurs, la contagion peut s’opérer et les bactéries se disperser )’).
Oospora Guignardi. — Comparé au Bacille pyocyanique, ce germe devient difficilement pathogène : j’ai cherché les raisons de cette différence. — Ce parasite préfère, comme aliments, les hydrates de carbone, tandis que le Bacille pyocyanique s’adresse plutôt aux éléments protéiques plus répandus; en outre, il est plus lent au point de vue de sa reproduction et de ses sécrétions)'). Or, chacun sait que plus un germe pullule ou fonctionne rapidement, plus il est à craindre.
1. Acad. Sc., 4 juin 1895, Soc. Biol., H juillet 1896 ; thèse d’Ostrowsky, 1896,