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Pyohémie spontanée. Sx. Cliniq

D’autre part, après le professeur Bouchard, j’ai retiré ce staphylocogm d’une foule de lésions articulaires, réputées rhumatismales chroniques ou subaiguës, constatation universellement vérifiée, sans qu’il soit cependant permis de se prononcer catégoriquement sur les relations de cause à effet. — J’ai, d’ailleurs, montré que la théorie humorale est en parfait accord avec la doctrine microbienne, puisque les acides, lactique ou autres, facilitent l’écolution des germes {'). Or, ces acides sont relativement abondants chez ces rhumatisants ; d’un autre côté, dans l’intestin ou sur la peau de ces malades, les staphylocoques ne font pas défaut.

Diabète. — Pluralité des diabètes. — Dans mes Leçons de Pathogénie appliquée, autrement dit de Clinique explicative (’), j’ai soutenu, en me basant en partie sur l’analyse clinique, que, sous cotte dénomination de diabète sucré, on groupe des affections disparates qui n’ont de commun que la glycosurie. En dehors du ralentissement de la nutrition, une lésion portant sur un point de l’arc pancréatico-nenoso-hépatiqm est apte à provoquer cette glycosurie; mais on conçoit sans peine les différences, suivant que le territoire malade n’est autre que le pancréas, le bulbe ou le foie, puisque à d’autres égards les fonctions de ces organes sont nettement distinctes.

Diabète pancréatique chez l’homme et l'animal. — Prenant à part le type pancréatique, j’ai réussi à établir entre celui de l’animal et celui de l’homme (’) de multiples analogies : polyurie, polydypsie, amaigrissement, lésions du foie ou des reins, prédisposition marquée aux processus bactériens, etc.(‘). — J’ai même parfois provoqué des glycosuries passagères, en injectant des microbes dans le canal de Wirsung ; une bactérie est donc capable de déterminer cette affection ; toutefois son rôle dans l’espèce est accessoire, attendu que tout élément destructeur du pancréas (tumeur, traumatisme, etc.) en fait autant (Voy. page 75).

Pathogénie de certaines douleurs osseuses. — Avec M. Guignard, j’ai montré que, chez ces diabétiques comme aussi chez certains tuberculeux, telles douleurs osseuses coexistent avec la présence en excès dans les urines de quelques acides.

acide lactique, ete. ; d’un aiitre côté, le squelette des malades de cet ordre est fiauvre en matières minérales. De là cette conception qui rattache ces douleurs à l’action de ces acides sur les phosphates des os, phosphates en partie solubles sous l’influence de ces corps (fréquence de la phosphaturie chez les diabétiques) (‘).

Tuberculose et morve. — Une étude comparative de ces deux infections mises en parallèle avec la syphilis prouve que Vauto-inoculation, la réinoculation, sauf exception, ne sont possibles que pour les deux premières, notion fondamentale confirmée par divers auteurs, en particulier par Arloing(').

Tumeurs et microbes. — Infections secondaires des néoplasmes. — Le rôle des microbes au point do vue de la gonese des tumeurs n’est pas encore fixé. Néanmoins, j’ai contribué à montrer qu’en se greffant sur ces tumeurs, ces microbes provoquent 1 ulcération, la suppuration, parfois la rapidité d’évolution des néoplasmes (’).

Genèse du pigment mélanique. — En semant dans du sang de cheval défihriné des parcelles de tumeurs mélaniques recueillies chez des chevaux à robe blanche, nous avons tenté, avec M. Mou.ssu, de reproduire le pigment noir do ces tumeurs. Peut-être existe-t-il là un agent vivant, générateur de cette substance, qui pourrait être les éléments arrondis qu’on aperçoit dans le suc de ces néoplasmes ; les dimensions de ces éléments, d’abord inégales, paraissent, dans les cultures, s’uniformiser au point de vue des diamètres : il n’est pas encore possible de conclure.

Variations de durée de la période d’incubation des maladies.— L’histoire d’une épidémie de fièvre typhoïde, observée chez des femmes enceintes, m’a permis d’établir, parles tares enregistrées chez des rejetons nés à un moment où, pour quelques-unes do ces femmes, aucun symptôme n’existait encore, que ces rejetons ont été débilités par le virus avant que ce virus ne soit capable d’impressionner les mères, au moins d’une façon apparente if).

Ainsi la durée de l’incubation paraît en rapport avec le degré de sensibilité du réactif; si ce réactif est peu sensible, il faut beaucoup plus de virus, par suite plus de temps.

t. Étude sur la palhogénie de certaines douleurs osseuses. Arch. de Méd.. décembre 1882.

2. Tuberculose et Morve; auto-inoculation et réinoculation. liev. Med., 1885.

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