‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 24 sur 34 · Mémoire sw ie traitement de la pneumonie aigué par · texte numérisé non relu

Mémoire sw ie traitement de la pneumonie aigué par

l’expectation.

Lu à la Société médicale des hôpitaux de Paris. Rapport favorable du docteur Vigla,

En extrait dans les mietins de ta SociêU médicale des kâpitaux de. Paris, t. I, p. 558.

Ce mémoire, dont il n’a été publié qu’un extrait, obtint un rapport favorable de Vigla, à la Société médicale des hôpitaux. Il est basé sur cinq observations de pneumonies aiguës et franches, qui furent traitées par la tisane de gomme et les juleps béchiques.

J’avais prié l’honorable chefde service auquel j’étais attaché comme interne, d’observer la marche naturelle de quelques pneumonies franches, et cela pour répondre aux prétentions élevées dans un service contigu et dans lequel les malades étaient soumis au traitement par des doses infinitésimales, c’est-à-dire étaient privés de traitement. Le résultat fut identique de part et d’autres; les malades guérirent de même ; mais de notre part ils furent activement surveillés, et chez plusieurs le traitement approprié fut employé aussitôt qu’il devenait nécessaire. C’est pour cela qu’il ne fut possible de réunir que cinq observations dans lesquelles l’expectation pure eût été mise en usage, mais elles furent jugées aussi concluantes que possible.

109. Mémoire swr l'emploi de la cigué dans les engorgements chroniques mono-articulaires chez les scrofuleux.

Bultetm général de thérapeutigae, l. LXUI, p. 289, 1862.

On sait qu’aucune plante médicinale n’a été tour à tour ni

plus vantée ni plus discréditée que la ciguë. Frappé des remarques judicieuses de plusieurs médecins, parmi lesquels se placent au premier rang Marteau de Grandvilliers etHufeland, j’ai donné la ciguë à plusieurs malades atteints d’engorgements chroniques mono-articulaires. Les résultats obtenus ont été très-satisfaisants et j’ai rendu témoins de la guérison de deux malades les personnes qui suivaient le service de M. Barth, que j’ai suppléé à l’Hôtel-Dieu comme médecin du Bureau central.

Ce mémoire repose sur des observations que j’avais recueillies depuis plusieurs années, et que je ne me suis point hâté de publier avant d’avoir éprouvé à différentes reprises l’efficacité de la poudre et do l’extrait de ciguë à l’intérieur, et de la pommade cicutée à l’extérieur.

Les malades' soumis au traitement par la ciguë offraient des engorgements chroniques siégeant principalement autour des articulations du coude, du poignet ou du genou. Ces engorgements offraient la rénitence; et la fausse fluctuation dès tumeurs blanches commençantes ; ils présentaient déjà l’infiltration de la substance épaisse, gluante et parsemée d’éléments embryo-plastiques, sur laquelle j’ai insisté dans mes Recherches sur les affections pseudo-membraneuses.

Quand on se rappelle la ténacité des engorgements articulaires chroniques, la gravité de leur pronostic, la difficulté de leur guérison, qui fait penser à l’ankylose et craindre l’amputation, il est utile d’insister sur une thérapeutique sans dangers et réellement efficace..C’est ce que j’ai voulu faire dans

tlO. Nouvelle observation d engorgement mono-arheulavre chronique du genou, avec hydarthrose, guéri par l’emploi de la ciguë.

Gazette det hôpitaux, 10 janvier 1863, n* 4, p. 11.

Ce nouveau fait, qui vient s’ajouter à ceux que j’ai précé-

demment fait connaître, s’est passé dans le service de M. Noël Guéneau do Mussy, que j’ai suppléé en 1862, à l’Hôtel-Dieu.

La malade était une grosse Hile chloro-anémique. n'ayant jamais eu de syphilis. Le genou droit était engorgé depuis ime année et rendait la marche impossible. Les pilules et la pommade cicutées l’ont rapidement guerie. et la guérison s’est maintenue.

111. Mémoire sur ks bons effets des émissions sanguines et des vésicatoires dans la pelvi-péritonite séro-adhésive.

J ’ai cherché dans ce mémoire à appeler l’attention sur l’efficacité des émissions sanguines modérées et les vésicatoires volants dans la pelvi-péritonite séro-adhésive. Je me suis appliqué dans des considérations préliminaires à bien préciser la physiologie pathologique et les signes de la pelvi-péritonite, et à établir soigneusement le diagnostic différentiel avec les phlegmons de la fosse iliaque et des ligaments larges.

Un fait capital domine l’évolution de la pelvi-péritonite séroadhésive, c’est que dans la majeure partie des cas observés l’inflammation de la séreuse péritonéale pelvienne est consécutive à un état morbide antérieur des organes génitaux internes, soumis eux-mêmes à un état général. Mais les organes génitaux, utérus, trompes et ovaires, n’ont que des réactions obscures, que des symptômes mal dessinés pour caractériser leur souffrance, et il est impossible de ne pas donner d’abord, au lit du malade, la première place aux symptômes secondaires de la pelvi-péritonite jusqu’à ce qu’une étude plus approfondie nous permette de remonter à l’état morbide primitif de l’utérus, de l’ovaire et surtout des trompes de Fallope.

En terminant ce mémoire, j’ai fait remarquer l’analogie de la pelvi-péritonite adhésive et de certaines inflammations pleurales, l’inflammation localisée et symptomatique du péri-

tpine rappelant les inflammations locales et symptomatiques

général et souvent des lésions d’organes (trompes utérines, utérus, poumons, etc.) sous l’influence d’une diathèse. Dans l’une comme dans l’autre de ces inflammations séro-adhésives, les émissions sanguines modérées et surtout les vésicatoires volants sont d’excellents moyens à employer pour procurer un soulagement rapide aux malades et pour aider le plus possible à la guérison.

112. Mémoire sur trois observations de tumeurs cancéreuses du sein, ayant acquis un très-grand développement et guéries par l’opération sans récidive, apès neuf, six et

Mémoires de la Société de biolotie, 2- série, t. V, p. 239, 1858.

On sait que les tumeurs cancéreuses du sein ont une telle tendance à se reproduire, qu’il est exceptionnel de les voir guérir après l’ablation chirurgicale. Cette dernière ressource est d’ailleurs périlleuse à employer chez les personnes affaiblies par l’âge et qui résistent mal au travail de cicatrisation d’une large plaie.

Les trois tumeurs énormes du sein, cancéreuses, ont été enlevées par M. le docteur Manec et ne se sont pas reproduites après neuf années, six années et trois années depuis le moment d'e l’ablation. Ces faits sont exceptionnels, mais il est utile de les signaler, surtout quand un long espace de temps s’est écoulé sans que la récidive ait eu lieu.

■H 3. Corps étrangers (morceau de bois volumineux) traversant dans toute sa hauteur l’aisselle droite; extraction par l’auteur.

Je rapporte les détails d’une opération que j’ai pratiquée

pour retirer un volumineux morceau de bois traversant l’aisselle d’un homme, qui entra à l’hôpital de la Charité (service du professeur Velpeau), dans un état complet d’ivresse. Le corps étranger, déposé au musée Dupuytren, est formé par un très-gros morceau de bois peint en vert; c’est l’extrémité, cassée et munie de clous, d’une clôture de jardin. Le bois en est très-dur. La longueur totale est de trente centimètres, le prolongement de la cassure l’allonge de deux centimètres; la largeur est de trois centimètres. Les clous mentionnés dans l’observation se trouvent à une distance de dix-sept centimètres l’un de l’autre, celui qui était retenu dans les chairs est situé à sept centimètres de la pointe mousse terminale.

114. Kyste de l’ovaire uniloculaire, ponctions antérieures, reproduction du liquide ; injection iodée, réduction très-grande du kyste, guérison.

J’ai publié cette observation au moment où l’Académie de médecine discutait la question du traitement des kystes de l’ovaire en 1856; je l’avais recueillie deux années auparavant dans le service de Rayer, à la Charité.

La malade, tort amaigrie, avait l’abdomen très-volumineux l’extrémité des membres inférieurs était œdématiée, le kyste ovarique apportait une gêne notable aux fonctions de la respiration et de la circulation. Cette femme désirait vivement être ponctionnée. L’opération eut lieu le 15 septembre; M. Giraldès retira quatorze litres d’un liquide clair, oitrin et fortement albumineux, et j’injectai la solution suivante : Eau distillée, 100 grammes, — teinture d’iode, 100, — iodure de potassium, 20. — Une faible partie du liquide injecté resta dans le kyste. Le jour de l’opération, je constatai la présence de l’iode dans l’urine et le liquide lacrymo-nasal ; l’iode parut dans l’urine jusqu’au 18 septembre. Les suites de l’opération furent trèssatisfaisantes et la malade quitta l’hôpital le 29 septembre

parfaitement guérie. Je l’ai revue plusieurs fois depuis cette époque, la guérison obtenue ne s’est pas démentie.

lis. Pkurésü purulente, suivie de pyo-pneumothorax, et guérie au moyen de la thoracentèse et du lavage de la plèvre.

BuUiiin Bénirai de tklrafeutique, t. LXXXIt, p. 97, avec figure, 1872.

La thoracentèse étant à l’ordre du jour, j’ai fait connaître in extenso le résultat que j’ai obtenu (mars 1869) par ce procédé opératoire et par les lavages réitérés de la plèvre chez une jeune fille de sept ans. 11 y avait pyo-pneumothorax et la jeune malade était dans les conditions les plus défavorables ; elle a guéri après quatre mois et demi de traitement et la guérison est actuellement parfaite (novembre 1872).

116. Des corps étrangers fixés dans le larynx et de leur extraction.

Bulletin général de thérapeutique, I. LXXXIII, p. 146, avec Uguros, 1872.

Ce mémoire est en quelque sorte une monographie des corps étrangers fixés dans le larynx. J’ai divisé ceux-ci en : 1“ corps étrangers sus-glottiques, 2“ glottiques, et 3“ sousglottiques. De plus j’ai sous-divisé les corps étrangers laryngés glottiques, en vestibulaires et ventriculaires.

Des exemples irréfutables établissent la réalité de chacune de ces classes. Je rapporte, avec figures, l’observation d’un corps étranger glottique (morceau d’os de poulet) ayant occasionné des accidents nécessitant la trachéotomie et dont l’extraction a été faite au bout de quatre mois.

Les conclusions de ce mémoire sont les suivantes :

1° Si Lasphyxie est imminente, il faut ouvrir de suite la trachée, largement, audacieusement ;

2“ Le malade étant sauvé et la respiration rétablie, on ira, méthodiquement et sans hâte, à la recherche du corps étranger ; on explorera le larynx de bas en haut avec des sondes, avec des stylets appropriés. On cherchera par en haut ; on s’aidera du laryngoscope ; on visitera le vestibule et les ventricules du larynx ; on emploiera pour l’extraction des instruments de forme convenable, qui seront introduits soit par la bouche, soit par la plaie trachéenne ;

3“ Le fait que j’ai rapporté prouve, avec d’autres, que la présence d’un corps étranger glottique assez volumineux peut ne point amener l’asphyxie immédiate ; mais il prouve aussi que si l’opération est nécessaire pour obvier aux accidents tardifs, elle est encore préférable faite de bonne heure ;

4“ Enfin, il faut opérer le plus tôt possible ; mais il ne faut point désespérer, car il n’est jamais trop tard pour agir, même avec la plus faible chance de sauver le malade.

\M. Sur une manière simple et commode de faire rendre le Tœnia.

Bulletin général de théi-apeutigue (sons presse).

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