MS ANIMAÏÏX ET MS PLANTES, GALLES VÉGÉTALES
H8. Description et figure d’un Aearien parasite trouvé à Terre-Neuve dans le pus qui s’écoulait de l’oreille, à la suite d’une inflammation du conduit auditif.
J’ai fait connaître le premier, en 18bl, ce curieux parasite, trouvé prés du banc de Terre-Neuve, par M. le docteur Leroy de Méricourt. Trois individus avaient été pris, mais un seul a pu être conservé et m’a été remis. J’ai soigneusement indiqué là forme du corps, celle des palpes, qui sont énormes, dilatés à la base, et avec l’extrémité pourvue do deux crochets, Tun externe, l’autre crochet interne, moindre, élégamment pectiné et supportant un long poil. Je disais à cette époque que « cet Aearien pourrait fournir le type d’un nouveau genre, à « cause du singulier organe qui termine ses palpes. Je me « suis contenté de figurer cette particularité remarquable. Je « n’avais sous les yeux qu’un seul individu, et lorsqu’il s’agit « de parasites, si difficiles à connaître, on doit savoir attendre « pour mieux s’éclairer. »
En conséquence, j’avais laissé dans le genre Tyroglyphus sous le nom de Tyroglyphus Mericourti l’Acarien dont il s’agit. Moquin-Tandon m’avait fait l’honneur de reproduire, dans ses Éléments de Zoologie médicale, la description et la figure que j’avais données, mais en les rapportant, par erreur, à M. de Méricourt. Moquin-Tandon, frappé comme moi de l’aspect insolite de ce parasite, avait formé sur lui le genre Acaropses; mais il avait été mal inspiré à cet égard, car
cet Acarien doit rentrer dans l’ancien genre Cheyletus de Latreille , dont il offre les caractères. (Voyez Dictionnaire erwycjopédnjiie des sciences médicales, 1.1, p. 267, 1864.)