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pour les sels basiques, abstraction faite de Tcau de cristallisation dont la quantité varie avec les circonstances dans lesquelles la cristallisation s’effectue.
Tous les vanadates acides sont colorés en rouge plus ou moins foncé, plus ou moins teinté d’orangé, et la plupart d’entre eux sont
solubles dans l'eau ; parmi eux les trivanadates se montrent le plus souvent comme provenant de la décomposition des bivanadates sous l’influence de la chaleur. Les vanadates neutres sont incolores quand leur base n’est pas colorée elle-même ; à part les alcalins, ils sont très peu solubles dans l’eau. Les sels basiques enfin, se produisent toujours
remarquables de propriétés et de composition.
Après avoir examiné les vanadates formés par les oxydes métalliques, j’ai recherché si l’acide vanadique, malgré la facilité avec laquelle il est réduit, peut donner avec les bases organiques des sels analogues à ceux que fournissent les bases minérales.
J’ai constaté que la méthvlamme et l’ethylamine se comportent comme la potasse et donnent des sels acides et des sels neutres : ces derniers sont très solubles dans l’eau, comme le vanadate neutre de potasse, s’écartant en cela du vanadate neutre d’ammoniaque fort peu soluble, comme on sait, dans l’eau froide.
En général, un mélange de vanadate d’ammoniaque et de chlorure de la base considérée, en solutions concentrées et chaudes, donne le vanadate de cette base par le refroidissement. J’ai pu préparer ainsi des vanadates d’aniline, de cinchonine, de strychnine, de quinine, de morphine. Tous ces produits sont bien cristallisés et sont, suivant les circonstances do leur formation, des sels acides ou des sels neutres ; tous sont décomposables par la chaleur ; ils brunissent quand on les chauffe, se boursouflent et brillent ; le résultat de leur calcination au contact de l’air est toujours de Tacide vanadique fondu.
Le dosage de l’acide vanadique dans ces composés a été fait par la méthode qu’a indiquée Berzélius, et dont le principe repose sur l’insolubilité du vanadate d’ammoniaque dans le sel ammoniac ; mais j’ai constaté que pour obtenir un dosage rigoureux du vanadium par ce procédé relativement simple, il faut prendre certaines précautions indisjiensables. J’ai montré qu d est absolument nécessaire de se débarrasser complètement du chlorhydrate d ammoniaque qui entraîne des pertes de vanadium à l’état de chlorures; on y arrive par des lavages à Talcool et j’ai indiqué comment on doit conduire le dosage suivant que Tacide vanadique est à tel ou tel état dans la liqueur qui le contient ; je signale enfin les précautions qu’il faut prendre lors de la calcination du vanadate d’ammoniaque, si on veut le transformer en acide viiriauique pur ne retenant aucune trace d’oxydes inférieurs.
TÉTROXYDE DE VANADIUM.
On a VU, à propos de l’action des réducteurs sur l’acide vanadique, quelles sont les circonstances dans lesquelles j’ai obtenu, à l’état de pureté, l’oxyde V*0‘ soit par l’action de l’hydrogène, soit en faisant agir l’acide sulfureux. J’ai pu préparer par d’autres procédés encore soit l’oxyde lui-même, soit des combinaisons qui s’y rattachent.
Quand on fait agir un excès d’acide iodhydrique sur une solution chaude d’acide vanadique soluble, il se forme d’abord un dépôt vert qui ne tarde pas à disparaître et l’iode est mis en liberté ; on chasse la majeure partie de cet iode par l’ébullition, mais comme il en reste, dissous dans l’excès d’acide iodhydrique, on ajoute à la masse de l’argent en poudre, puis de l’eau qui précipite l’iodure d’argent formé, enfin on évapore dans le vide la liqueur bleu verdâtre qui reste après filtration. On obtient ainsi une masse cristalline radiée fort déliquescente, qui est l’iodhydrate d’iodure ; V®0®F, 3HI, 10H*O ; cette matière perd de l’acide iodhydrique dans le vide et se change en un nouvel iodhydrate ■V*0®r, 2HI, 8 H*0 ; je me suis assuré de plusieurs manières que ce sont bien là des dérivés de l’oxyde hypovanadique engendrés conformément aux équations :
V’0‘ -t- 7 HI = V’O’I’, 3 HI -P I’ -f 2 H’O