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II existe un composé bromé correspondant au nouveau composé chloré, et qui s’obtient comme lui, soit en chauffant du sulfate mercurique dans l'acide bromhydrique, soit en évaporant avec ce sulfate une solution concentrée de l’acide, soit enfin en unissant le bromure do mercure avec de l’acide sulfurique monohydrate ; ce composé, moins aisément fusible que le précédent est, commé lui, volatil sans décomposition et se condense en belles paillettes blanches sur les parties froides de l’appareil.
Alors que le sulfate mercurique se décompose au contact de l’eau en donnant du sous-sulfate jaune, ces nouveaux corps se dissolvent facilement dans l’eau sans donner cette réaction.
— Le sulfate basique de mercure 3HgO,SO“ m’a conduit à des résultats très semblables à ceux que fournit le sulfate neutre ; lui aussi absorbe le gaz chlorhydrique à la température ordinaire et avec un dégagement notable de chaleur, il perd sa couleur jaune et se change en cristaux blancs qui contiennent SO’, 3 HgO, ÔHCI. L’acide bromhydrique est absorbé de la même façon et constitue le composé bromé correspondant SO’, 3HgO, 6HBr.
Lorsqu’on chauffe progressivement ces combinaisons nouvelles, elles se décomposent : de l’eau se dégage, du chlorure ou du bromure de mercure se volatilisent, et il reste le composé fourni par le sulfate neutre de mercure :
SO>, 3Hg 0,6H 01 = Hg O, SO», 2HC1 -t-2HgCl’ -f 2H»0.
Ces corps se forment aussi, quand on dissout h chaud le sulfate basique de mercure dans des solutions concentrées d’acides chlorhydrique ou bromhydrique, et qu’on évapore lentement la liqueur.