Expériences SUT les infusions des glandes salivaires
(Revue s cours scientifiques, 1866, p. 663.)
L’infusion des diverses glandes salivaires du lapin, de la souris, du rat, transforme l’amidon en sucre comme celle des glandes de l’homme. L’infusion des glandes du mouton et du chien adulte ne produit point cette transformation; mais on constate ce fait singulier que les glandes de chiens nouveau-nés contiennent au contraire de la diastase salivaire.
Les glandes salivaires de l’escargot donnent une infusion visqueuse analogue à celle des glandes sublinguales du chien; mais elles ne contiennent pas de diastase salivaire (inédit).
76. Expérience ayant pour but de voir si l effet produit sur lesglandes salivaires par ï électrisation du bout supérieur du nerf coupée chez le chien, dépend du pneumogastrique lui-même ou du cordon cervical sympathique qui lui est accolé.
(Archives de physiologie, 1869, p. 664.)
Cette expérience démontre que l’influence des excitations du nerf vague sur la sécrétion des glandes salivaires appartient, non au nerf pneumogastrique lui-même, mais au cordon cervical sympathique qui est accolé à ce nerf chez le chien.
77. Sur la composition du sang qui sort des reins et du sang qui sort du foie,
(Bulletin de la Soc. philomath., 1867, p. 218.)
Résultats expérimentaux montrant, contrairement à ce qui a été admis par divers auteurs, que le sang veineux qui sort des reins, dans l’état normal, conserve sa coagulabilité ordinaire.
Quant au sang qui sort du foie par les veines sus-hépatiques, tantôt il
se coagule bien, tantôt il est incoagulable. Or, dans ce dernier cas, il est notablement altéré; un certain nombre de globules se sont détruits, le plasma est coloré en rouge sombre. Le sang des veines sus-hépatiques ne contient, dans l’état normal, que des traces de glycose, mais il serait inexact d’affirmer, avec M. Pavy et d’autres physiologistes, qu’il n’en renferme point du tout dans ces conditions.
78. Sur les effets de linjecüon d'albumine et dautres substances azotées dans le système veineux des Mammifères.
{Bullelin de la Soc. philomath., 1867, p. 160.)
«. En résumé, il ressort de ces expériences que les substances
» organiques, azotées et solubles, introduites dans les voies circula- » toires par injection dans les veines, tendent, en général, à sortir de » l’économie par les voies urinaires. » — Ces substances sont éliminées telles qu’elles sont introduites; et, par exemple, si l’on injecte de l’albumine d’oeuf, c’est de l’albumine d’œuf qui est rejetée dans l’urine-, il en est de même de la caséine.
79. Sur la théorie de linfluence des nerfs sur les sécrétions.
(Revue des cours scientifiques, octobre 1866.)
80. Note sur les phénomènes qui se passent dans la queue des trèsjeunes embryons de grenouille, lorsqu'on la détachée du corps.
(Comptes rendus de la Soc. de Mol., 1858, p. 81.)
Voyez aussi une note sur le même sujet dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (1858), et une troisième note dans les Comptes rendus de la Société de biologie, 1859, p. 37, ainsi que la planche XI (le ce volume.
. Le développement continue dans ce segment caudal ainsi isolé. Ce segment s’aplatit, s’élargit et s’allonge, ses cellules épithéliales et tous les éléments qui forment les tissus superficiels et profonds se modifient
et se muUipUent. Les vaisseaux s’allongent, se ramifient des phénomènes duLme genre se passent sans doute pour les vatsseaux lymphatiques et les nerfs. Les granulations vitellines que renfermaient tous
les éléments diminuent. i •
La vie s’éteint après un temps .variable; elle a dure dix-huit jours dans une des expériences.
Expériences relatives à la physiologie du développement: \. Développement des embryons de grenouille après l’ablation de la tête.—W. Essais de production de monstres dicéphales et diures.—Vdi. Influence des lésions du système nerveux central sur le développement.
{Comptes rendus de la Soc. de bioL, 1861, p. 219.)
La première note contient le récit d’expériences dans lesquelles on a retranché, sur des larves de grenouille sur le point de se dégager de la sphère comme muqueuse qui les enveloppe, la tête avec la partie du corps qui supporte les mamelons branchiaux. Ces embryons, ainsi décapités, ont survécu quatorze et même quinze jours. On a pu voir pendant ce temps le développement continuer et des modifications remarquables se manifester,'comme l’indiquent les figures intercalées dans cette note. Ces modifications ont été étudiées avec soin dans tous leurs détails et le résumé de cette étude se trouve dans ces phrases qup j’extrais textuellement ; «Nous voyons ici une acéphalie, produite expé- » rimentalement chez des embryons où toutes les parties sont encore à » l’état d’ébauche, ne déterminer aucun trouble dans, l’évolution des » divers organes, résultat auquel on pouvait, du reste, s’attendre, puis- » qu’il avait déjà été observé (voyez n" 117) dans des conditions bien » plus anormales encore, à savoir, lorsqu’il s’agissait de la queue d’un » têtard séparée du corps, lors de l’éclosion. »
Dans la seconde note, je rends compte d’expériences dans lesquelles j'ai cherché, en divisant soit la tête soit la queue d’embryons de grenouille très-peu développés, à obtenir ce que Dugès avait réalisé chez les planaires, c’eshà-dire des monstres à deux têtes ou à deux queues.
Je n ai réussi que pour la queue, comme on peut le voir sur la figure que je donne.
Enfin, la troisième note démontre par des expériences concluantes que certaines lésions des centres nerveux, produites dans les premiers temps du développement, laissent ce développement s’achever avec la plus grande régularité. On a vu un embryon de grenouille, entre autres, chez lequel une lésion de l’isthme cérébral avait déterminé un double mouvement do rotation (en circonférence et autour de l’axe longitudinal) se développer régulièrement, bien qu’il eût tourné toujours sur luimème pendant les quatre mois et demi de la durée de son développe ment jusqu’à sa transformation en grenouille.
82. Expériences faites sur des embryons de grenouille et relatives à Finfluence des lésions des centres nerveux, pendant le développement embryonnaire, sur la production de certaines déformations.
{Archives de physiologie, 1872, p. 90.)
Une piqûre faite sur la partie antérieure de la région dorsale de trèsjeunes têtards a déterminé une déviation latérale du tronc et une courbure de l’appendice caudal ; mais cette piqûre n’a eu aucune influence sur l’évolution des membres qui n’étaient pas encore développés au moment où la lésion de la moelle épinière a été produite.
83. Note sur l'effet de diverses substances toxiques sur les embryons de grenouille et de triton.
{Comptes rendus de la Soc. debiol., 1858, p. 71.)
Nombreuses ejipériences ayant pour but de rechercher si des substances qui agissent énergiquement sur les animaux adultes ont la même influence dans l’âge embryonnaire, lorsque les divers tissus sont encore dans un état de développement très-peu avancé.
Le curare exerce son action paralysante aussi bien sur les très-jeunes larves de grenouille que sur les grenouilles adultes. Les embryons
ainsi empoisonnés continuent à se développer, tout en restant en léthargie, et leur développement est aussi rapide que celui d’autres embryons semblables non empoisonnés.
La strychnine empoisonne bien plus lentement les embryons de grenouille, même lorsqu’on a fait une plaie dans un point de leur corps, que les grenouilles adultes. C’est que la strychnine agit sur le système nerveux et qu’au contraire tout semble maintenant prouver que ce n’est pas sur le système nerveux qu’agit le curare.
La nicotine détermine chez les embryons de grenouille un état de léthargie, comme le curare et la strychnine, et, de même que lorsqu’il s’agit de ces poisons, les phénomènes du développement se poursuivent pendant cette léthargie.
La cyclamine tue les larves de grenouille en déterminant une sorte de vésication, puis une désagrégation de leurs tissus.
La digitaline tue aussi les embryons de grenouille.
84 . Sur la reproduction des membres chez ïaxolotl dans le cas de polydactylie acquise.
{Bulletin de la Soc. philomath., 1867, p. 117.)
Lorsqu on ampute sur un axololl un membre qui présente, par suite de circonstances accidentelles, un nombre de doigts supérieur au nombre normal, la régénération a lieu de telle sorte que le type normal est toujours reproduit.
85 . Note sur les effets de la faradisation pratiquée chez les mimoKi, un des électrodes étant placé dans la cavité buccale et t autre dans le rectum.
{Mémoires de la Soc. de bioL, 1858, p. 137 et suiv.),
Chez les grenouilles, on détermine ainsi, après quelques minutes, par epu,seme„t du système nerveux, un étal de mort apparente qui dure p us ou moins longtemps après qu’on a cessé la galvanisation. La grenouille ne recouvre sa sensibilité, son excito-motricité et ses fonctions
nerveuses centrales que progressivement, et parfois il se produit consécutivement une exaltation de l’excitabilité de la moelle, de telle sorte qu’nne irritation un peu vive détermine un accès de convulsion tétanique.
On peut de même, chez un lapin, faire disparaître par ce procédé l’excitabilité de la moelle epinière, surtout dans la région postérieure, et il faut aussi un certain temps pour que la paralysie des membres postérieurs se dissipe. Il y a dans quelques cas, après le retour de la motilité, comme chez la grenouille, exaltation consécutive et passagère de l’excitabilité de la moelle.
86. Expérience relative à la différence d'action des deux pôles de la pile galvanique sur la contractilité musculaire.
{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1857, p. 74.)
Si l’on trace avec de l’encre, ou autrement, sur les muscles de la cuisse, mis à nu sur une grenouille, deux lignes transversales, séparées par un intervalle d’un demi-centimètre, et si l’on applique un des rhéophores d’une pile à courants continus au milieu de cet intervalle, tandis que l’autre est placé sur la région jambière du même membre ou sur le ironc, l’effet est différent suivant que le rhéophore mis en contact avec la partie des muscles située dans l’intervalle des lignes est en rapport avec le pôle positif ou avec le pôle négatif. Dans le premier cas, les deux lignes s’écartent l’une de l’autre; dans le second cas, elleÿ se rapprochent. On dirait que le tissu musculaire est entraîné vers le pôle négatif, quel que soit l’endroit o4 le rhéophore négatif est appliqué.
87. Sur T action de ï acide azotique, de l'acide chlorhydrique et du mélange de ces deux acides sur les matières pigmentaires des animaux.
{Comptes rendus delà Soc. de Mol-, 3® série, t. III, 1861, p. 245.)
A l’occasion des discussions qui ont eu lieu relativement à la chiomydrose, j’avais entrepris des recherches pour essayer de déterminer s il
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élait possible de distinguer nellemenl- les matières pigmenlaires résultant des translbrrnations morbides de rhémaiosine, de celles qui se forment sous l’influence de l’histogénie normale et de celles qui sont employées dans la fabrication des cosmétiques. Bien que je ne sois pas arrivé à des résultats aussi nets que je l’espérais, j’ai vu du moins que les matières colorantes noires qui résultent des modifications du sang infiltré, offrent une résistance d’autant plus grande à l’action de l’acide chlorhydrique employé à froid, qu’elles sont plus anciennes.
Le pigment choroïdien, celui de la peau des nègres, de la peau des tritons, des œufs de grenouille, résistent à l’action de l’acide chlorhydrique à froid ou même bouillant. Ils se décolorent en partie ou prennent la teinte jaune f lorsqu’ils sont traités pendant quelques instants par l’acide azotique bouillant; ils se décolorent rapidement et complé. teroent dans le mélange bouillant d’acide chlorhydrique et d’acideazjtique.
La matière noire des poumons n’est point attaquée ou plutôt ne l’est que lentement par ces réactifs; il en était de môme de la matière noire recueillie dans le cas sur lequel M. Béhier a fait un rapport à la Société médicale des hôpitaux. [Union médicale^ 1861, et Archives (jén. de médecine^ août 1861.)
88. Sur le mode d'accroissement des épiphyses des os longs chez les Mammifères.
En commun avec M. Philipeaux.
{Bulletin de la Soc. philomathique, 1867, p. 122.)
Le résultat général de nos observations sur des porcs soumis au régime de la garance, c’est que s le tissu osseux de nouvelle formation . se produit, pour l'épiphyse, sur tous les points de la surface de l’os, a iexcepttonde ceux qui sont en contact avec le cartilage épidia-