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I. Essai sur torigine réelle de plusieurs nerfs crâniens

(Thèse inaugurale. Paris, 1853.)

Ce travail contient les résultats de recherches faites en commun avec M. Philipeaux: il avait pour but de déterminer le mode d’origine réelle des nerfs oculo-moteur commun, pathétique, trijumeau, moteur-oculaire externe, facial, acoustique, glosso-pharyngien et pneumogastrique, Ces recherches, faites sans idée préconçue, nous avaient conduit à des données en grande partie semblables à celles que M. Stilling avait publiées déjà plusieurs années auparavant. Nous avions poursuivi les racines de ces nerfs au travers des parties de l’encéphale d’où plies émanent, jusqu’au lieu de leur origine réelle, et nous avions retrouvé le même mode d’origine chez plusieurs espèces de mammifères, entre autres chez le chien, le chat, le porc, et pour quelques-uns de ces nerfs, chez le bœuf, le dauphin, le lapin et sur des oiseaux (canard, poule, pigeon).

Dans ce mémoire, nous rapportons aussi deux expériences, parmi d’autres semblables que nous avions instituées. L’une de ces expériences (chiens et cochons d’Inde) a pour but de constater les effets de la section transversale de la racine descendante du nerf trijumeau, et elle nous a donné les résultats qu’avait déjà obtenus et publiés Magendie. L’autre expérience, consistant a aller couper chez le chien sur le plancher du quatrième ventricule, la racine du nerf facial et celle du nerf oculo-moteur externe, au niveau même des points où elles sortent de leurs noyaux d’origine, est la première expérience de ce genre qui

ait été faite. Le résultat avait été une paralysie de ces deux nerfs du côté opéré.

Enfin, dans la première expérience, nous avions signalé : 1" l’abaissement de température qui se produit dans les membres du côté opposé à la moitié du bulbe coupé, fait indiqué depuis par d’autres auteurs comme nouveau ; 2“ la conservation des mouvements volontaires et de la sensibilité dans les membres des deux côtés, fait en opposition avec les idées qu’on ayait généralement alors sur la transmission croisée des impressions sensitives et des incitations motrices volontaires.

2. Sur ïorigine des nerfs crâniens de la sixième et de la septième paire.

En commun avec M. Philipeaux.

[Comptes rendus de la Société de biologie, 1853, p. 99.)

Note où se trouve reproduite avec quelques modifications une partie de notre travail sur l’origine des nerfs crâniens.

3. Sur l’origine des nerfs optiques chez Vhomme et chez les autres vertébrés.

(Leçons sur laphysiot. gén. et comp. du système nerveux, p. 562 et suiv.)

Discussion détaillée ayant pour résultat d’établir que les nerfs optiques ne naissent pas, chez l’homme, des couches optiques et des circonvolutrons cerebrales, comme le croyait Gratiolet. Les laits anatomiques, physiologiques et pathologiques sont d’accord sur ce point...

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