Action du curare sur les nerfs des glandes salivaires
(fiewe des cours scientf^îMes, 1866, 13 octobre.)
Comme les autres nerfs qui ne se rendent point à des muscles à fibres striées de la vie animale, les nerfs de la glande sous-maxillaire conservent leur influence sur cette glande chez les animaux empoisonnés avec du curare. Sur des chiens ainsi empoisonnés et chez lesquels on entretient la circulation à l’aide de la respiration artificielle, on peut, alors que depuis longtemps les nerfs sciatiques n’agissent plus sur les muscles, répéter les expériences de Ludwig, de Czermak, et celles de M. Cl. Bernard, et 1 on obtient les mêmes résultats que chez les animaux mis en expérience dans les conditions normales.
M. Bidder est arrivé, de son côté, à des résultats semblables à ceux-ci {Archives de Reichert et de du Bois-Reymond, 1866).
112 , Remarques touchant l'action de la strychnine sitr les grenouilles.
(Archives de physiologie, 1870, p. 116-133.)
Relation d’expériences sur l’action physiologique de la strychnine. « Il résulte de ces expériences et de ces considérations que la strychnine » n’est un poison, ni de la fibre nerveuse motrice, ni de la fibre ner- » veuse sensitive ; et, comme nous avons prouvé ailleurs que le curare » n’est pas davantage un poison de l’une ou de l’autre de ces fibres » nerveuses, l’étude de l’action de ces deux substances toxiques ne four- » nit aucune donnée permettant d’établir une différence réelle entre les > propriétés physiologiques des fibres nerveuses motrices et les propriétés » physiologiques des fibres nerveuses sensitives. » (Conclusion, p. 133.)
113 . Sur la cause des mouvements d'extension produits par la strychnine dans les membres postérieurs chez la grenouille.
(Bulletin de la Soc. philomathique, 1865, p. 3.)
M. Cayrade avait pensé que l’extension des membres postérieurs produite par la strychnine chez la grenouille tenait à ce que cette substance toxique agirait d’une façon presque exclusive sur les muscles extenseurs. Cette note est la réfutation de cette manière de voir. Il y est établi, par des expériences décisives, que la strychnine agit par l’intermédiaire de la moelle sur tous les muscles des membres postérieurs; mais qu’à cause de la prédominance de leur force, ce sont les muscles extenseurs qui l’emportent et entraînent ainsi les membres postérieurs dans une extension convulsive.
114. Convulsions pendant un mois chez une grenouille empoisonnée par la strychnine. Intégrité complète de la moelle épinière.
(Archives de physiol.norm. et palhoL, 1868, p. 306.)
Chez cette grenouille, l’examen microscopique de la moelle épinière
„-a montré aucune modiacation, sauf une congestion notable de cette partie des centres nerveux.