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Action de l'extrait de douce-amère sur la 'pupille

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1869, p. 67.)

de douce amèie appliqué en badigeonnage sur les paupières

et le pourtour de l’orbite d’un des yeux, chez plusieurs femmes de mon service, à la Salpêtrière, a déterminé une dilatation très-manifeste de la pupille de cet œil; mais cette dilatation était bien moins marquée que celle qui est produite par les extraits de belladone, de datura, de jusquiame. L’extrait de douce-amère dont je me suis servi provenait de la pharmacie centrale des hôpitaux. Était-il bien pur?

J’ai essayé l’effet de la solanine, et cette substance n’a amené aucun changement de la pupille. Il est vrai que cette solanine n’était pas extraite de la douce-amère.

anatomie pathologique et pathologie

12S. Examen mwroscopique de la peau d'un malade m&rt de maladie bronzée.

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1856, p. 155.)

La peau que j’ai examinée m’avait été remise par M. Second-Féréol. Dans ce cas, j’ai montré que la coloration était due au développement de granulations pigmentaires dans les cellules de la couche de Malpighi, contiguës aux papilles dermiques. L’aspect et la disposition de ces granules colorés sont les mêmes que dans la peau des mulâtres ou des Européens ayant bruni sous le soleil d’Afrique.

12A. Pthisie pulmonaire ; albuminurie; colorationbronzée delapeau; altération graisseuse des capsules surrénales.

En commun avec M. Charcot.

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1857, 2® série, t. IV, p. 146.)

L’étude de ia répartition du pigment dans la peau nous a fait voir que, dans ce cas, la matière colorante ne s’était pas développée exclusivement dans la couche de Malpighi, mais qu’il s’en était formé aussi dans un grand nombre de points de la couche superficielle du derme.

Quant aux capsules surrénales, non-seulement elles ofïraient une altération graisseuse assez prononcée, mais encore elles ne contenaient plus la matière chromalogène qui se colore en rose sous l’influence de l’iode et d’autres agents oxydants.

125. Note sur Vanatomie pathologique de l'éléphantiasis des Arabes.

{Mémoire de la Soc. de biol, 1856, t. III, 2* série, p. 303.)

Ce mémoire est consacré à l’étude détaillée des lésions de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, dans un cas récent d’éléphantiasis des Arabes, observé dans le service de M. Rayer, à l’hôpital de la Charité. Il a été cité depuis par les auteurs qui ont fait un examen histologique des lésions determinees par cette maladie, entre autres par le professeur Cari Hecker, qui a publié un travail considérable sur ce sujet. {Analyse in Gazette hebd. de méd. et de chiv., 1859, p. 222.)

126. Sur un cas d'érysipèle de la face et du cou. — Examen mi¬

croscopique de la peau du cou dans un des points occupés par ï érysipèle.

(Archives dephysiol. norm. etpathol., 1868, p. 314.)

Le derme contenait une innombrable quantité de globules de pus disséminés dans tous les points de son épaisseur. Peu de temps après la publication de ce fait, où se trouvait décrite, pour la première fois, la lésion caractéristique de la peau dans Pérysipèle, j’ai eu l’occasion de voir d’autres cas où la même lésion a été constatée. MM. R. Volkmann et Steudener ont fait des observations du même genre et les ont publiées quelques mois après l’insertion de cette note dans les Archives de physiologie^ mais sans connaître les résultats auxquels j étais arrivé. Ils ont vu qu’au début de la lésion, les leucocytes sont accumules au voisinage des vaisseaux, et j’ai confirmé depuis lors cette particularité. L’existence d’innombrables globules de pus au milieu des éléments du derme explique la formation possible d abcès Sous-cutanés a la suite d’érysipèle, comme aussi le développement possible de 1 infection purulente dans ces mêmes conditions.

127. Sur la structure des pustules de la variole et de celles que pro¬

duisent les frictions faites avec thuile de croton. — Sur Vorigine des globules de pus qui s'accumulent dans ces pustules.

(Bulletins de l'Acad. de méd., 1870 et 1871.)

Ces recherches lendenl à démontrer que les pustules cutanées, quelle que soit la cause qui en provoque le développement, sont dues primitivement à la formation de vacuoles dans l’épaisseur même de la couche de Malpighi. Il en est de même pour les phlyctènes de l’érysipèle, du vésicatoire et des brûlures. Quant aux globules de pus de ces pustules ou de ces phlyctènes, ce sont des leucocytes provenant de l’intérieur des vaisseaux superficiels de ja couche papillaire et transportés par migration progressive jusque dans les cavités anormales de l’épiderme. Il y a là une preuve anatomo-pathologique à l’appui de la théorie d’Augustus Waller et de M. Colmheim sur l’origine des leucocytes du pus.

128. Note sur l'endocardite ulcéreuse aiguë à forme typhoïde., à

propos d’un cas d'affection ulcéreuse de la valvule tricuspide avec état typhoïde et formation d'abcès multiples dans les deux poumons.

En commun avec M. Charcot.

(Mémoires de la Soc. de Moi., 1861, 3® série, t. III, p. 205.)

A propos d’une observation d’endocardite ulcéreuse aiguë, à forme typhoïde, que nous avions recueillie à l’Hôtel-Dieu, nous avons voulu, dans ce mémoire, tout en faisant ressortir les circonstances spéciales du lait en question, tracer une histoire abrégée, mais complète, de cette affection, bien peu connue jusque-là en France, bien quelle eût été décrite déjà par M. Bouillaud, sous le nom à'endocardite gangréneuse. Dans le cas qui forme le point de départ de notre travail, l’endocardite ulcéreuse avait été diagnostiquée pendant la vie, et nous nous sommes attachés à montier qu on doit, dans certaines circonstances données, réussir de même à reconnaître l’existence de cette affection. Notre rné-

moire a été suivi de plusieurs autres publications faites en France sur le même sujet, et nous nous plaisons à signaler, entre autres, les travaux de M. Lancereaux et de M. Hérard.

129. Kyste fibrineux à contenu puriforme, situé dans ïoreillette gauche du cœur ; rupture de ce kyste; attaque apoplectiforme ; puis sorte d'état typhoïde terminé par la mort.

{Bulletin de la Soc. méd. des hôpitaux, 1865, p. 10.)

Observation détaillée, suivie de considérations ayant pour but défaire ressortir les circonstances tes plus saillantes de ce cas, et de montrer leur enchaînement naturel.

130. Contribution à ï étude des rétrécissements de l'orifice ventriculo-aortique.

{Archives''de physiol. norm. et pathol., 1868, p. 456.)

Indication de rétrécissements qui peuvent -siéger au-dessous des valvules sigmoïdes, au niveau de la partie supérieure de la cloison interventriculaire. Comme cette partie de la cloison joue un rôle dans ces rétrécissements et comme il s’agit d’un tissu musculaire, on conçoit que, dans certains cas, il puisse se produire dans celle région des coarctations passagères, et, par suite, qu’il puisse en résulter des bruits de souffle temporaires."

loi. JSote sur des cristaux particuliers trouvés dans le sang et dans certains viscères d’un sujet leucémique , et sur d autres faits nécroscopiques observés sur le même sujet (avec fig-).

En commun avec M. Charcot.

{Gazette hehdom. de méd. et dechir., 1860, !''■' série, t. VII, p. 755.)

En dehors de l’existence de cristaux particuliers dans le sang et certains viscères, le fait qui a surtout attiré notre attention, c’est le petit diamètre d’un bon nombre de globules rouges. Parmi ces petits globules, quelques-uns n’avaient que 2 à 3 millièmes de millimètre de diamètre.

Quant aux cristaux, dont nous avons donné la figure, nous les avons étudiés avec grand soin, et nous avons conclu qu’ils étaient formés d’une substance organique particulière. Dans un autre cas observé par M. Charcot et M. Robin, l’existence de ces cristaux dans le sang et les viscères avait déjà été constatée (Société de biologie, 1853, p, A5) 5 seulement, dans ce cas, les cristaux étaient surtout nombreux dans la rate, tandis que dans notre fait, c’est le foie qui en contenait le plus grand nombre.

L’existence de ces cristaux dans le sang des leucémiques n’est pas d’ailleurs un fait constant, car nous avons eu occasion de les chercher dans d’autres cas, et nous ne les avons point trouvés.

Depuis cette époque aussi, j’ai cherché si je ne rencontrerais pas ces cristaux chez les animaux morts de maladie. Je ne les ai jamais rencontrés jusqu’à présent chez les Mammifères ; mais j’en ai vu un grand nombre dans le sang et les viscères de deux grenouilles mortes, sans que la cause de leur mort ait pu être déterminée. C’est dans la rate que j’en ai trouvé le plus grand nombre. C’est donc la rate et peut-être aussi le foie qui paraissent être les foyers de production de cette substance.

132. Rétentiom et altération du chyle dans des vaisseaux chylifères se rendant a des ganglions méseyJériques tuberculeux.

En commun avec M. J.-B. Bastien.

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1861, S® série, t, III, p, 22.)

133. Altération graisseuse de l’épithélium dans toute l'étendue d'an poumon tuberculeux.

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1856, t. III, 2' série, p. 139.)

Celle alteraüon n’exislait que dans un des poumons, bien que tous les deux fussent criblés de tubercules à diverses périodes d’évolution.... . L ep.thehum, gonflé et devenu graisseux, devait opposer un obstacle presque infranchissable aux échanges qui s’opèrent, pendant la respi- . ration, entre le sang et l’air. C’est donc une cause de plus pouvant

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