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Des pneumonies secondaires

(Thèse pour le concours d’agrégation, 1860.)

135. Affection désignée sous les noms de tuberculisation générale aiguë., 'phthisie aiguë.

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1856, p. 156.)

Recherches sur la structure et le siège des granulations grises dans les poumons. ^

'b ^ote sur Vanatomie pathologique des granulations grises.

{Bulletin de la Soc. mdd. des hôpitaux, 1861, p. 35.)

De nouvelles recherches, poursuivies avec persévérancè, m’ayant conduit à une interprétation différente de celle que j’avais admise dans la note précédente, j’ai cru devoir la consigner dans ce mémoire, communiqué à la Société médicale des hôpitaux. L’opinion que j’ai développée dans ce travail est d’accord avec celle que faisait connaître M. Villemin, dans une publication qui a paru à peu près à la même époque.

Voici quelles sont les conclusions que j’ai tirées de ces recherches :

« De l’histoire anatomique que nous venons d’esquisser des granula- » tiens grises, il résulte quelles éléments qui les constituent essentiel- » lement sont des éléments du tissu conjonctif, multipliés à l’excès, et » plus ou moins altérés. Ce ne sont pas des éléments spéciaux, primilive- » ment et originairement hétéromorphes. Leur disposition, la matière » amorphe dans laquelle ils sont empâtés et leurs autres caractères leur » donnent toutefois un cachet spécial.

» Les granulations ne sont donc pas un produit morbide distinct du )) tubercule : elles constituent la première phase du développement du » tubercule.

» Cette conclusion nous conduit naturellement à dire que l’on ne peut » pas s’appuyer sur l’anatomie pathologique pour assigner, dans le H » cadre nosologique, une place spéciale aux maladies caractérisées ana- ij

. lotniquemenl par ces granulations, et pour admettre des phlhisies,

, des péritonites, des pleurésies, des méningites granuleuses, que 1 on . séparerait des phlhisies, pleurésies, méningites, pentomtes tnbercu- . leuses. .De même si, au point de vue exclusivement clinique, il y a

„ une maladie qui mériie d’être étudiée à part, à savoir la tuberculi-

. sation générale aiguë, celle dans laquelle on trouvé des granulations n grises, demi-transparentes, plus ou moins molles, dans la plupart des

» viscèresetdesmembranes viscérales ;|cette maladie, au point de vue

)) de la nature des produits morbides qui la caractérisent, n’a pas d’exis- » tence distincte ; et les résultats de l’anatomie pathologique ne s’op- . posent en rien à ce qu’on la considère comme une des formes sous '» lesquellés peut se manifester la diathèse tuberculeuse. »

137. Cancer du sein gauche ayant disparu spontanément ; cancer se développant plus tard dans le sein droit; cancer des plèvres et épanchement séro-sanguinolent dans la cavité pleurale du côté droit. — Mort. — Nécroscopie.

V ' ■ {Bulletin de la Soc. méd. des hôpitaux de Paris, 1865.)

Parmi les détails consignés dans cette note, je signalerai ici le suivant. Dans le liquide retiré de la cavité pleurale droite, dix jours avant la mort (thoracocentèse), on trouva, outre les globules de sang, des globules analogues, comme aspect, aux leucocytes du pus, mais beaucoup plus gros, puisqu’ils avaient de 18 millièmes de millimètre à 35 millièmes de millimètre de diamètre. L’acide acétique y faisait apparaître généralement un seul noyau qui avait, en moyenne, 9 millièmes de millimètre de diamètre. Ce noyau n’était pas visible sans addition d’acide à la préparation. Il sendilerait, d’après ces données, que le développement des leucocytes avait ici subi une certaine influence des conditions dans lesquelles ils s’étaient formés, c’est-à-dire de la présence de plaques cancéreuses sur divers points de la plèvre. J’avais émis antérieurement l’idée que les globules de pus qui, à un certain moment de leur genèse, lorsqu’elle est en pleine activité depuis un certain temps, tendent à prendre des caractères identiques dans tous les points du corps, offrent, au contraire, des traits distinctifs gu début

<le leur développement, suivant les régions dans lesquelles ils se forment. Je crois que dans le cas dont il s’agit ici, les dimensions considérables des leucocytes du liquide tiré de la plèvre provenaient surtout de ce qu’un bon nombre d’entre eux étaient nés au niveau des points de la plèvre atteints par la dégénérescence cancéreuse. (Il est inutile de dire que ces faits recevraient aujourd’hui une autre interprétation plus conforme a la théorie nouvelle de la suppuration.)

Un autre détail mérite d’être mentionné : c’est l’existence d’une néomembrane organisée, très-vasculaire, sur une partie de l’étendue de la plèvre du même côté. On trouvait là des conditions semblables à celles dans lesquelles les hémorrhagies méningées se produisent ; et, trèsprobablement, c’était là la source du sang mêlé au liquide de l’épancbement. Un examen plus attentif fera sans doute reconnaître dans tous les cas analogues, dans lesquels on trouve des épanchemetits séro-sanguins dans la cavité des plèvres, la présence de néomembranes du même genre.

138. Cirrhose partielle du foie. — Ramollissement du tism du foie dans un grand nombre de points. — Obstruction de la veine porte et de ses branches hépatiques par les éléments du foie provenant de ces points ramollis,

(Observation communiquée à la Société médicale des hôpitaux et publiée dans l’Union médicale, lé 6 mars 1866.)

Il s’agit, dans ce cas, d’une lésion très-singulière du foie et dont le mode de développement n’a pas pu être suffisamment éclairci. Outre l’étude histologique de la lésion, cette note rhet en saillie quelques circonstances intéressantes entre lesquelles il faut mentionner surtout ; 1“ l’état normal de la rate, dont les veines n’ofïrenl aucune dilatation marquée, ce qui montre que la circulation spléniqiie avait dû se faire par les voies anastomotiques des racines de la veine porte, le tronc decette veine étant entièrement oblitéré ; 2“ la persistance de la secrétion biliaire, fait auquel on pouvait s’attendre, en se rapportant aux travaux de divers auteurs et entre,autres à ceux de MM. Gintrac et Oré ; 3» l’exis-

VULPIAN

l(;nce daiislefoie d’une matière réduisant d’une façon sensible le réactif de Barreswill, mais qu’on n’a pas pu reconnaître nettement pour delà gly~ cose.

139. Sur r absence delà matière colorante de la bile dans la salive des ictériques,

{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1858, 2° série, t. V, p. 143 )

(I M. Vulpian rapporte que dans plusieurs cas d’ictère très-prononcé, n dans lesquels les produits de l’expectoration étaient fortement teints » par la matière colorante de la bile, il a recherché avec soin si cette » matière se retrouvait aussi dans la salive. Après avoir bien fait laver » la bouche plusieurs fois avec de l’eau, il a pu avoir de la salive des > malades, non mélangée avec les autres produits de sécrétion. Or, » dans ces conditions, les réactifs ordinaires n’ont pas décelé la moindre » trace de matière colorante de la bile dans la salive. Ce résultat seraitj il obtenu dans tous les cas analogues ? Quoi qu’il en soit, le fait a un » certain intérêt, surtout si on le rapproche de l’observation faite par 5 M. Cl. Bernard, qui a vu que le sucre des diabétiques ne passe pas » dans la saliVe proprement dite, tandis qu’on le retrouve facilement » dans les produits de la sécrélion bronchique. »

J’ai répété depuis lors ces expériences, et je suis toujours arrivé aux mêmes résultats. Dans certains cas d’ictère, les sécrétions bronchiques elles-mêmes ne contenaient ni matière colorante do la bile, ni matière chromatogène. Des observations semblables ont été faites par divers expérimentateurs, par M. Frerichs entre autres.

140. Cas d ulcères simples de l’estomac., suivis de rétrécissement pylorique et de dilatation stomacale.

En commun avec M. Charcot.

{Mémoires de la Soc. de biol., 1854, p. 117.)

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