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PATHOLOGIE EXPERIMENTALE

178: Expériences pour servir à l'histoire des attaques apoplectiques par suspension brusque du cours du sang dans les vaisseaux de ïencéphale et à celle du ramollissement cérébral.

( lepom swr la physiol. gén. et comp. du système nerveux, p. 455 et suiv.)

Injection d’une petite quantité d’eau contenant de la poudre de lycopode en suspension dans l’une des artères carotides ou en même temps dans ces deux artères (chiens). Le coma apoplectique se produit presque aussitôt, mais il n’est jamais survenu tout à fait immédiatement ; il y a eu parfois plus d’une minute d’intervalle entre le moment de l’injection et celui où ce coma s’est manifesté.

Si l’on injecte une poudre composée de particules moins fines que les spores de lycopode, des graines de tabac, par exemple, en suspension dans l’eau, et si l’injection n’est faite que par une carotide, il n’y a qu’une partie de la circulation cérébrale qui soit interceptée, et alors 1 animal survit quelque temps. Il se produit, dans ces conditions, comme je l ai vu dans un cas, un ramollissement des parties dont la circulation a été ainsi interceptée. MM. Prévost et Cotard ont employé depuis le même moyen, et ont pu obtenir ainsi des résultats très-intéressants consignés dans le mémoire que je mentionne plus loin, n® 205.

179. Mort rapide produite chez un chien par injection de graines de tabac dans le tronc artériel basilaire.

(Archives de physiol. norm. etpathol., 1868, p. 307.)

180. Sur ririjection de poudre de lycopode dans les artères de V encéphale.

{Bulletin de la Soc. philomalh., 1867, p. 117.)

Relation d ex|)ériences faites sur des chiens et dans lesquelles l’injection d’eau lenanl en suspension de la poudre de !vca]) 0 (!c dans les vaisseaux de 1 encéphale n a pas eu pour suite une mort rapide. Dans un cas même, il y a eu guérison, et, au bout de vingt-trois jours, on a retrouvé des spores de lycopode disséminées çà et là dans les artères de I encéphale, sans lésions concomitantes. Application de ces résultats à 1 étude des phénomènes de l’ischémie cérébrale.

181. Ramollissement de la substance grise de la moelle épinière,

produit par ririjection de poudre de lycopode dans les artères spinales.

J'avais déjà observé un ramollissement hémorrhagique, produit chez un chien dans la substance grise de la moelle épinière, à la suite d’injection de poudre de lycopode dans- une des artères crurales de la périphérie vers le cœur {Gazette hebdomadaire de méd. et de chir., 1861, p. AI3). J’ai eu l’occasion depuis lors de revoir des faits expérimentaux du même genre et d’étudier, dans ces cas, la moelle épinière au microscope, après macération dans une solution aqueuse faible d’acide chromique. On pouvait facilement reconnaître la congestion de la moelle et la présence de spores de lycopode dans quelques-uns des vaisseaux artériels de la substance blanche, au niveau de la région où la substance grise était atteinte de ramollissement hémorrhagique. La mort avait eu lieu de vingt à quarante heures après l’injection.

182. Études expérimentalespour servir à l'histoire des néomembranes

de la dure-mère et des hémorrhagies méningées.

Il y a déjà quelques années, j’ai entrepris des expériences consistant à déterminer l’effusion d’une certaine quantité de sang entre la duremère et le feuillet viscéral de l’arachnoïde, chez des mammifères (chiens, lapins), et à suivre les modifications subies par ce sang épanché. Ces

expériences n’ont pu, par suite de diverses circonstances, être poursuivies pendant un temps suffisant pour conduire à des résultats définitifs, et c’est pour cela qu’elles n’ont point encore été publiées. Un fait 'qui a constamment été observé dans ces circonstances, c’est que le sang épanché en lame sur le feuillet viscéral de l’arachnoïde, se coagule, puis contracte des adhérences avec la face profonde de la dure-mère, et reste libre, au contraire, du côté où il est en contact avec le feuillet viscéral arachnoïdien : aussi, lorsqu’on enlève la dure-mère après la mort de l’animal, on enlève toujours le caillot qui adhère à cette membrane, formant à sa face interne une couche membraniforme, sanguinolente- Les globules du sang subissent, dans ces conditions, les mêmes modifications que dans les ecchymoses anciennes des néomembranes chez l’homme, et il est probable que peu à peu la couche sanglante qui adh érait à la dure-mère, chez les animaux que j’ai mis en expérience, aurait été envahie d’une façon plus ou moins complète, par un travail d’organisation débutant dans les points d’adliérence.

Depuis l’époque (18G3-186/i) où je faisais ces expériences, j’ai pu provoquer expérimentalement le développement des néomembranes à la surface interne de la dure-mère chez des chiens et des lapins ; j’ai vu aussi des couches hémorrhagiques provenant de la rupture des vaisseaux (sinus de la dure-mère) et ayant contracté des adhérences avec la dure-mere, offrir au hout d’un certain temps des indices indubitables de ce travail d’organisation dont j’indiquais la possibilité. Un certain nombre de faits permettent de penser qu’il peut en être de même chez l’homme. J’ai pu constater des résultats du même genre, à la suite d’injection de sang dans la cavité pleurale de chiens.

183. Plaie considérable de rhémisphère cérébral gauche produite sur trois chiens. Examen des centres nerveux à des époques variées après le jour de Vopération. Absence de dégénérescences secondaires de l’isthme de ' fencéphale et de la moelle épinière.

En commun avec M. Philippeaux.

(Archives dephysiol., 1869, p. 661-664.)

On avait essayé d’obtenir, dans ces expériences, une atrophie descen

dan te du pédoncule cérébral, de la moitié du bulbe rachidien et de la protubérance annulaire, du même côté que la lésion du cerveau, et une atrophie de la moitié opposéede la moelle épinière, c’est-à-dire des lésions secondaires analogues à celles que déterminent les altérations profondes des parties centrales du cerveau (corps striés et couches optiques) chez 1 homme. Les résultats de nos expériences ont été nuis sous ce rapport.

18à. Sur les modifications qui se produisent dans la moelle épinière sous ïinfluence 'de la séction des nerfs d'un membre.

{Archives dephysiol., 1869, 675-G82.)

Nouveaux faits d’atrophie de la région de la moelle épinière qui donne naissance aux nerfs d’un membrè amputé. (V. n“ 42.)

Modifications semblables dans la moelle épinière d’animaux (lapins), à la suite de la section, soit seulement d’un des nerfs sciatiques, soit en môme temps d’un nerf sciatique et du nerf crural du même côté. (Dans ces expériences le grand nerf sciatique était seuLcoupé, le petit nerf sciatique était épargné.) L’atrophie ainsi observée est vraisemblablement une atrophie par inertie fonctionnelle. On constate une diminution de volume du bout supérieur d’un nerf coupé (M. Brown-Séquard): cette diminution est due, comme je l’ai montré, à une réduction du diamètre des fibres nerveuses-, il n’y a pas de dégénérescence granulograisseuse de ces tubes. C’est un travail d’atrophie simple du même genre qui a lieu dans la région de la moelle en connexion avec ce nerf coupé. Si toutes les fibres des faisceaux de cette région ne s’atrophient pas, c’est qu’elles ne sont pas toutes en relation avec ce nerf.

185. Expériences relatives à la pathogénie des atrophies secondaires de la moelle épinière.

(Archives de physioL, 1869, p. 221-235.)

Ces expériences ont été faites sur des pigeons et des cobayes. Elles ont montré que, chez ces animaux, les lésions experimentales de la

moelle épinière ne sont pas suivies d’altérations secondaires nséondantes ou descendantes des faisceaux médullaires, comme on le voit chez l’homme, à la suite de certaines lésions locales de cet organe (compression par mal de Pott, par exemple). J’avais cru pouvoir généraliser les conclusions qui ressortaient de ces expériences, mais un travail ultérieur de M. Westphal est venu prouver que les résultats des lésions expérimentales de la moelle épinière ne sont pas les mêmes sur le chien que sur le cohaye et le pigeon. {Sur la dégénérescence secondaire produite expérimentalement dans certains faisceaux de la moelle epinière^ par le prof. C. Westphal, de Berlin.—Analyse in ArcJt. de physiologie, 1870, p. 520.) Dans cette analyse, je mentionne de nouvelles expériences faites sur des chiens et des lapins, et dans lesquelles j’ai vu, comme M. Westphal, des dégénérescences secondaires à la suilt^ de piqûres et de sections incomplètes de la moelle; mais ces dégénérescences sont loin d’avoir l’étendue et l’uniformité qu’elles présentent chez l’homme.

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