De la paralysie agitante
En commun avec M. Charcot.
(Gazelle hebdom. de méd. et de chir., 1861,1^® série, t. VIII, p. 764, 816 ;
1862, t. IX, p. 54.)
Mémoire composé à l’aide de faits publiés jusque-là et de quelques autres que nous avions pu observer par nous-mêmes. Il nous avait paru utile de faire ainsi un exposé de l’état, fort incomplet d’ailleurs, de nos connaissances sur ce remarquable état morbide, de façon, disions-nous, a indiquer, en même temps que les points définitivement acquis à la science, les nombreuses lacunes qui restent à combler.
Etude physiologique sur le tremblement. — Dans la dernière partie
de ce travail, nous avons recherché si l’exprimentation ne pourrait pas nous fournir quelques lumières sur la physiologie pathologique de la paralysie agitante et du tremblement en général. Les seules expériences au moyen desquelles nous ayons pu provoquer un tremblement bien manifeste chez des animaux, consistent dans l’empoisonnement des grenouilles au moyen de la nicotine. Or, dans ces cas, nous avons prouvé que le tremblement résulte évidemment de l’action du poison sur la partie des centres nerveux qui correspond au bulbe rachidien. Il est donc vraisemblable que, lorsqu’il y a un tremblement plus ou moins généralisé chez l’homme, le point de départ doit être aussi dans une modification de cette même partie de l’encéphale, peut-être aussi de la protubérance annulaire.
Il faut dire pourtant que dans un certain nombre de faits on a trouvé ces régions de l’encéphale dans un état entièrement sain en apparence, et l’on doit par conséquent n’adopter que sous toutes réserves l’induction que nous avons fondée sur les résultats de l’expérimentation.