Mémoire sur les effets de la compression des nerfs
En commun avec M. Baslien.
{Comptes rendus de l'Académie des sciences, 3 décembre 1855.)
Analyse des résultats de nombreuses expériences faites sur nousmêmes pour étudier les effets de la compression des nerfs. Description succincte de ces effets. Travail cité depuis par les auteurs qui se sont occupés du mécanisme de l’action nerveuse.
27. Note sur des expériences démontrant que des nerfs séparés des
centres nerveux peuventaprès s'être altérés complètement, se régénérer tout en demeurant isolés de ces centres, et recouvrer leurs propriétés physiologiques.
En commun avec M. Philipeaux.
{Comptes rendus de l’Académie des sciences, I8b9.) :
28. Recherches expérimentales sur la régénération des nerfs séparés
des centres nerveux.
En commun avec M. Philipeaux.
{Mémoires de la Société de biologie, 1859, p. 343-415.)
L’Académie des sciences a décerné aux auteurs une première mention pour ce mémoire. (Concours pour le prix de physiologie e^tperimentale.)
- Jü —
Voici les conclusions de notre travail :
a. Les faits- qui sont rapportés dans ce mémoire nous amènent à conclure que les nerfs séparés des centres nerveux peuvent, tout en demeurant isolés des centres, recouvrer leur structure normale et leurs propriétés physiologiques.
h. La motricité est une propriété physiologique inhérente aux tubes nerveux, et liée à l’intégrité de la nutrition et de la structure de ces tubes ; et ce n’est pas une force d’emprunt puisée par les nerfs dans le système nerveux central.
c. La structure des nerfs n’est soumise qu’incomplétement à rinfluence du système nerveux central; peut-être même ne doit-on considérer l’opinion qui admet cette dépendance que comme une interprétation provisoire de phénomènes qui attendent encore leur véritable explication. Les nerfs altérés ont en eux-mêmes le pouvoir de se régénérer ou de se restaurer spontanément sans intervention d’une influence émanée des centres nerveux.
d. Le tissu nerveux possède donc, comme d’autres tissus, une autonomie qui se manifeste par la régénération des nerfs isolés des centres nerveux et la réapparition concomitante des propriétés de ces nerfs.
29. Note sur la régénération des nerfs transplantés. En commun avec M. Philipeaux.
{Comptes rendus de l’Académie des sciences, 26 avril 1861.)
Un tronçon de nerf, hypoglosse ou lingual, placé sous la peau de l’aine, chez un chien, se greffe, s’altère, puis peut devenir le siège d’une régénération partielle. ,
30. Altération graisseuse des artérioles du bout périphérique des nerfs coupes, observée dans certains cas.
{Archives de physiologie,.lS7Q, p, 178.)
Il s’agit la d’une altération granulo-graisseuse des parois de ces artérioles, observée dans le bout périphérique du nerf sciatique et du lierf
pneumogastrique, après section de ces nerfs, sur des rats et des sur. mulots. Une altération semblable a été constatée aussi dans les vaisseaux de la substance grise de la moelle épinière sur le chien, après lésion expermentale de ce centre nerveux. {Archives de physiologie, 1870;
tU. Recherches sur la réunion bout à bout des fibres nerveuses sensitives avec les fibres nerveuses motrices.
En commun avec M. Philipeaux.
{Comptes rendus de l’Académie des sciences, 5 janvier 1863.) !
Recherches expérimentales sur la réunion bout à bout des nerfs de fonctions différentes.
En commun avec M. Pliilipeaux.
{Journal de la physiol. de l’homme et des animaux, juillet 1863, p. 421 à 516.) '
(L’Académie des sciences en 1863 a décerné aux auteurs un prix de physiologie expérimentale pour ce travail et pour celui qui montre que le nerf lingual devient moteur, lorsque le nerf hypoglosse du même côté est coupé. V. n® 34.)
Ce travail renferme des expériences variées. Les plus nombreuses sont celles qui ont eu pour but de réunir le bout central d’un nerf lingual au bout périphérique du nerf hypoglosse du même côté. Lorsque le travail de soudure est achevé et que le bout périphérique de l’hypoglosse est restauré, les excitations mécaniques du bout central du lingual, même après l’interruption de ses communications avec le centre nerveux, déterminent de fortes contractions dans la moitié correspon-idaiite de la langue.
Nous avons réuni aussi le bout central du nerf pneumogastrique avec le bout périphérique de l’hypoglosse, et, en excitant le nerf pneumogastrique au bout de plusieurs mois, nous provoquions des contractions dans la langue; et, comme l’expérience avait été faite sur des chiens, le cordon cervical du sympathique uni au pneumogastrique s’était soudé
aussi au bout périphérique de l’hypoglosse, de telle sorte que la galvanisation de ce bout nerveux faisait dilater la pupille du côté correspondant.
Nos oxpéricnccs nous ont conduits £1 constîitcr (juc^ contrQircmcnt ft. ce que l’on avait cru pendant bien longtemps, les excitations faites sur ce point d’une fibre nerveuse quelconque, motrice ou sensitive, se propagent immédiatement dans les deux sens, centripète et centrifuge; et cette loi, dont les expériences antérieures n’avaient pas mis la réalité complètement hors de doute, se tronve désormais, croyons-nous, introduite d’une façon définitive dans la physiologie générale du système nerveux.
Nous pensons aussi que les fibres nerveuses sensitives et motrices ne sont en rien différentes par leurs propriétés physiologiques. Elles subissent, sous l’influence d’une excitation donnée, la même modification qui se propage de la même façon dans les unes et dans les autres; et elles sont motrices ou sensitives, non par elles-mêmes, mais par suite de leurs connexions centrales et périphériques, connexions qui sont différentes dans les unes et dans les autres.
33. Note sur des essais de greffe d’un tronçon du nerf lingual entre les deux bouts du nerf hypoglosse^ après excision d’un segment de ce dernier nerf.
En commun avec M. Philipeaux.
{Archwds de physiologie, 1870, p. 618-620.)
Ces expériences ont montré qu’un segment de nerf sensitif peut être pffé entre les deux bouts d'un nerf moteur; mais l’on n’a pas réussi avoir SI un segment de nerf sensitif ainsi greffé peut transmettre les incitations motrices de l’un à l’autre des bouts du nerf moteur dont ce segment a rétabli la continuité.
34. Note sur une modification physiologique qui se produit dans le
nerf lingual par suite de Vabolition temporaire de la motricité dans le nerf hypoglosse du même côté.
En commun avec M. Philipeaux.
{Comptes rendus de l'Académie des sciences.)
Le nerf lingual acquiert une excitabilité motrice qu’il ne possède pas dans l’état normal, fait nouveau et tout à fait inexpliqué jusqu’ici.
35. Sur le rétablissement des fonctions des nerfs pneumogastriques
après la section de ces nerfs.
En commun avec M. Philipeaux,
{Bulletin de la Société philomathique, p. 165),
Faits montrant, comme l’avaient déjà fait voir Haighton et Prévost, que des mammifères peuvent survivre à la section successive des deux nerfs pneumogastriques dans la région du cou, lorsqu’on laisse un intervalle suffisant (quatre à six mois) entre les deux opérations.