‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 2 sur 2 · APP · texte numérisé non relu

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de physique.

Appareils à élever de l’eau sans aucune pièce mobile, pour ïexplication des fontaines intermittentes.

XI. — J’ai présenté à l’Académie des Sciences, le 5, novembre 18.3% un appareil dont j’ai construit un modèle fonctionnant, en 183?,, C’.^sjt,un appareil en forme d ef, élevant de l’eau au moyen d’une chute sans aucune pièce que|con T que mobile, et ayant seulement pour but d’expliquer des phénomènes du mouvement des fontaines naturelles. Je crois pouvoir rappeler que ce système et plusieurs de ses modifications présentées successivement à l’Académie, et dont. Je résumé est imprimé demies Comptes-Rendus, t. x, p, 819, séance du,23 mai 1840, avaient particulièrement attiré l’attention de M. Àrago, qui attachait une véritable importance à la solution des problèmes sur les fontaines intermittentes, elles présenta à l’Institut avec beaucoup de bienveillance, ainsi que l’appareil suivant ayant un but analogue. Ces recherches sont résumées dans un Mémoire que j’ai publié dans le Journal de Mathématiques de M. Liouville, en 1841, t. vi, p. 331. Dans ce système on peut supprimer la soupape au moyen d’un siphon alternativement amorcé eh Verludu mouvement ascensionnel d’uriècolonné liquide' oscillante, et dont l’écoulement s’interrompt alternativement de lüi-

Appareil servant à Vexplication des fontaines intermittentes sous-marines.

XII. — J'ai exécutéen 1840 et présenté à l’Académie des Sciences, en 1841, un autré appareil aussi sans aucunepièce quelconque mobile, ayant pour but défaire des épuisements au moyen d’une force quelconque irrégulière. J’ai publié dans le journal de M. Liouville, en 1843, tome vin, page 23, un Mémoire sur ce sujet, suivi d’une Note deM. Combes, qui peut être considérée comme un rapport dé» veloppé sur ce travail. M. Combes, par des moyens analytiques, confirme'et développe mes résultats. Ce travail avait seulement pour objet d’expl iquer certains phénomènes du mouvement des ondes, mieux expliqués aujourd’hui par le moyen que j’ai présenté depuis à l’Académie des Sciences pour faire des épuisements par 1 effet du choc des vagues de la mer. Au reste, les deux moyens peuvent être réunis, et d’ailleurs le mode de non pression d’une espèce particulière, développé dans ce Mémoire avec le calcul de ses effets, peut encore être utile pour rendre compte des courants temporaires dans la mer, des parties cal-

mes aux parties agitées. Le principe démontré par cet appareil, quoique reposant sut une loi de Bernoulli, n’était pas évident, ainsi que le constate d’ailleurs la Note de M. Combes. La moyenne des pressions dans un tuyau vertical plongé dans un réservoir, et communiquant avec un réservoir latéral, est diminué par l’état d'Oscillation d’une colonne liquide ; il en résulte que Veau baisse daiis ce réservoir latéral, et entre dans le premier réservoir.

Expériences sur le frottement de l’eau dans les mouvements oscillatoires.

XIII. — J’ai publié dans le Journal de Mathématiques de M. Liouville (L838 et 1841); des Mémoires théoriques et pratiques sur les oscillations de l’eau dans les tuyaux de conduite, où j’avais admis la définition de la forcé vive proposée par M. Coriolis, J’ai trouvé que dans certaines limites du rapport de la course de l’oscillation au diamètre, on ne doit tenir compte que du terme de la résistance des parois, proportionnel aux carrés de vitesses. Ce n’est point que l’autre terme supposé par Prony, proportionnel aux simples vitesses, n’existe pas, mais parce que la résistance estdiminuéé en vertu d’un principe nouveau, auquelM. le général Poncelet m’a fait l'honneur de donner son approbation, en parlant dans son cours à la Sorbonne, en 1840, du résultat suivant. J’ai trouvé que, dans certains cas, la somme des coefficients du frottement est diminuée d’au moins moitié pour une assez grande conduite qui amène l’eau au Jardin des Plantes. Les résultats que j’avais obtenus dans les tuyaux d’un diamètre Moindre'avaient été approuvés dans le rapport à l’Institut du 20 août 1838.

Dans lé Mémoire publié en 1838, présenté l'année précédente à l’Académie des Sciences, et qui a été approuvé par cette Académie, j’ai signalé uh effet assez singulier : c’est un jet d’èau oscillant dans l’âir liÜrë èt s’élevant alternativement avec la colonne oscillante à de grandes hauteurs àu-dèssuS du résetvoir. La naissance et la Cessation alternatives de ce jet montrent 1 Comment se Compûrtënt lès pressions'hii'Moment où Von büvre les conduites, et sert â expliquer des phénomènes d’écrasement, et des phénomènes du mouvement du sadg. " 1 i:

Recherches sur le mouvement de l’eau dans des tuyaux et des canaux d une petite longueur.

XIV. — J’ai publié, dans les Annales des Mines, en 1838,1. xm, un Mémoire où, m’appuyant sur des expériences en petit d’Eytelwein, qui ne s’était

pas douté du nouveau principe auquel elles pouvaient donner lied* j’ai montré que dans les canaux d'une petite longueur, par rapport® leur diamètre, le rapport de la vitesse moyenne à layjtesse à la surfaiee doit êtreplus grand qué dàns’ceux d’une très-grande longueur. 6e résultat a été confirmé- depuis par les expérien* ces de M. Boileau, Comptes-Rendus des'séances de l'Académie des Scie «Cès; 2 février 1846, et Traité de la mesure des eaux courantes, p. 346, .

Je crois devoir faire observer que ce principe permet de coordonner des expériences,de; M. Bau.mgarten et de M,,goileau j ,qui paraissaient.geyqir rendre la question de plus en plus compliquée, tandis que mes recherches semblent prouver l’exactitude de ces deux observateurs. .

J’ai publié en 1850, dans le journal de.M. Liouville, un Mémoire sué le frottement de lteau contre dés surfaces mouillées ;de diverses manières. On y trouve ;des effets singuliers d’élévation maximum de colonnes liquides; dans des cas Où, pour le. même 'tube, elles semblaient devoir se présenter en un sens cortl traire.: Le. principedeil’Utilitè de mouiller préalablement les tuyaux poutf'l’éoww lement de l'eau est bien; établi dans ce travail ; il ne l’avait pas été suffisamment pta Bossut. J’ai communiqué; en’février A 883; : d’expérience fondamentale; de ceMémoireà M. Daii de la Yauterie., ingénieur en chef, et à Mil Tostain; aujourd’hui inspecteur général des ponts et chaussées.;

Mes. idées surj’utifité de. la longueur des. tiiyaux par rapport à l’amplitude de. f oscillation.des Colonnes; liquides, sont développées dans .ce. Mémoire tune lettre d’un membreid.e i’Institut^timbréé de la; poste du 21 mai t,8?3,.montre quejei m’étais occupé de cette question à cette époque déjà ancienne, Entre.autreSj.documents,, la plqnche jo.inte ,à mon Mémoire précité, publié dans le Technologiste de 1850, montre d’ailleurs comment je, comprenais depuis longtemps. 1$ mqde ,d’introduction.de Beau dans les écluses par un tuyau .de conduite de section ej;,de. Iqngueur suffisantes.

^entièrement un savant ingénieur belge, M. Maus; membre de l’Acadépiiç des Sciences de Bruxelles, s’est servi de mes idées d’une,manière intéressante,. Adoptant la forme générale de ce tuyau, d’jntrpductjon tel que, je l’avais .dessinée mais l’ouvrant en une seule fois, au lieu de faire marcher l’appareil du paragra-r phe Y, il a obtenu en vertu de la vitesse acquise un exhaussement dans l’écluse;

. d ’ a n>°nt se sopt ouvertes d’elles-mêmes et que le bateau montant'est entré de lui-même dans le’hief d’amont. (Voir ce que j’ai'dit sur ce sujet dans les Comptes-Rendus des séances de l’Académie des Sciences des,'t,5,,avrjl,et 6 mai 4 861 r.). ils ' v r

XV. —J’ai présenté à l'Académie des Sciences, en 1844, 21 octobre, des expériences faites en, PMafA’ffflrjl résulte que, dans certains .cas tes, ajutages divergents débitent ; plus ^’e 8 - 11 Quand ils .sont .plongés que lorsqu ils coulent clans l’air, contrairement à‘ce,qu’on disgit.dans tous Jçs traités d'hydraulique et, de physique..J’ai aussi employé une méthode nouvelle pour déterfniner, quant au mouvement oscillatoire,, je? ,apg|eS|,des. ajutages, divergents, de plus grandes .di^ mensions, au , ntoypn. <jp la durée -des nscijlations dans des tubef çonjques verticaux, en,m’appuyant suri’analyse deBernoulli.

J’ai fait en 1845 diverses observations, sur les tourbillons ; on citera.seulemenf ici celles d’où il résulte que la fameuse loi romaine sur les ajutages divergents pouvait quelquefois être à l’avantage des concessionnaires, parce que, pour certains angles et certaines dimensions, les tourbillonslatéraux provenant de l’évâsepaL,qnt 1 djnry)fi|ieiy!t.,Ja section d’écoulement réel. .

J'gi fait aqssii des observations diverses sur ,1e mouvement, de l'eau, dans je? çoudes, et je lésai développées.depuis,par d^. ^xp^XtenqeSj.srir les phénomènes dp?. nappes liquides divergentes, dan?, diverses.circonstances des, mpuyeeaents de Igap, à la sortie, de mes appareils. J’ai depuis proposé une méthode pour étudier les gisements de gravier au moyen des lois du mouvement dansées coudes des cours .d’eau diluviens, et je l’ai appliquée à plusieurs çarr,ièi;es, dp gravier çrcusées pour rétablissement du. chemin,de fer,.de Paris à Cherbourg.

J’ai considérablement diminué la résistance au mouvement de l’eau dans je? tuyaux coudés à angle droit,tau moins dans ceux où, les localités ne permettent djarrondir, que la partie concave, J’v suis parvenu, par, la .division du, coude en plusieurs au moyen de lames concentriques. . Cçs, expériences permettent d’appliquer plus facilement en grand ceux de mes appareils, pour lesquels ou avait dùiCrajndre q.u’il, ne. fût nécessaire;,d’établir: des; fondations profondes; ,afin dïarrpndir les rayons des tuyaux çoudés..,(Soirle? Comptes-Rendus des séaijce? dp l'Académie, des Science?, 20 août 18f$î», xxxxi.p. 328.) „ ....

J’ai communiqué^ la.Société philomatique,/en, 1846, d.cs, .ejfppjyençgs pur les. oscillations rapides des çojo.nnes, liquide?.,e,t,nièmp de l’eau,,en. mouvement

dans des canaux, provenant d’une, disposition particulière des obstacles,.fixes, J'ai produit des jets d’eau qui, sans aucune pièce mobile et par la disposition de certains obstacles, sont alternatifs,cessent ,co,mplctem.eflti e .lj r PnP’ s ? e db,CQU 1 U)e

par un mouvement régulier de respiration. Cela pourra servir par la suite à étudier, au moyen d’un mouvement extérieur*,1’étut intérieur djupe conduitç; les lois que j’ai trouvées pour la durée des oscillations dans certaines circonstances, peuvent d’ailleurs servir à montrer si une conduite est engorgée sur une grande étendue.

J’ai présenté à l’Académie, en 1837, des expériences sur les rétrécissements dans les conduites oit oseille une colonne liquide, et j’fen’ai fait l’objet d’une communication à la Société philomatique dé Paris, le 19 juin 1841. J’attache ime certaine importance à ces'expériences, doutant plus que M. Poncelét a trouvé un résultat semblable pour le mouvement uniforme, dans des expériences encore inédites, qu’il a faites à Toulouse. Les principes de "Borda sur Cette matière sont ainsi désormais bien constatés. J’ai publié dans le journal de M. Liouvillc un Mémoire sur les sujets précédents en 1*50 ; ::

Expériences sur les ondes.

XVI. — M. Bourdon ayant, sur la demande de M. le général Poncelet, mis à ma disposition un canal factice régulier de dimensions Convenables, j’ai d’abbrd éclairci une discussion non encore résolue entre MM. lecolônël Emÿ et Virla sur les trajectoires des'molécules à l'intérieur des ondes sansrtràhslàtiô'nièéhsiblé à la surface. J’ai trouvé que ces ingénieurs distingués n’aVaient chacun vii qu’un côté dé la question, et que le mouvement véritable était principalement Oscillatoire sur le fond et orbitaire dans lesrégibhssüpérieüresyau moins polir toutes les ondes de cëtte espèce qu’il m’aété possible de" produiié.'flélà s’accordé avec l’analyse de M. Airy; mais ni 1 cette analysé, ni les expériences déS frères Weber et de M. Aimé n’avaient terminé la discussion, dans: laquelle la plupart dés ingénieurs avaient pris parti pour ou contre. J’ai montré que les faits présentés par cesdéûx observateurs, et quijsemblaient sécbntredire;: pouvaient étiè expliqués au moyen du phénomène des ondes solitaires.

Cela m’a donné occasion d’étudier des phénomènes de recul dans les ondes à mouvement apparent rectiligne et dans les-Ondes-en zigzag. M. Arago, en présentant à l’Institut mon premier travail sur les ondes, qu’il a publié dans les Comptes-Rendus, séance deT Académie des Sciences'du 14 février 1843, fitremarquer surtout un effet sensible de recul dès Corps ro'ulânls^poscs sur- le fond horizontal, observé après le passage des ondes à mouvement apparent rectiligne

"'(tjA la "page W'dé ; ce Mémoire, au,lieu'de 0*3% U faut Un 33», ' "

J'ai attSSiïèffiafïjüé sur'des r^saiits,,il!est «rai fl’noe^efiJe longueur, que j’ar

vais dispbsês dans Miiâ'ialj'on imouvémeMide «ecuMandis que, selon M. Erny, Ks ressauts devrctiénttfottnferlieuiâ des ftolsde fond ,qui agiraient en avant. Je. Contre d’ailléurs 'comment on peut expliquer les fa.ls rassemblés par M. Emv pour appuyer sa théorie des flots de fond. MM. Kmy et Virla n’ont répondu ni l’dnhi'l’atitre.

J’ai ensuite étudiéi)e mouvement de l’onde appelée solitaire. J’ai trouvé, ce qui s’accorde bien avec tes expériences de M. le général Poncelet et de M. le général MOrin, que la vitesse de ces Ondes, quand elles ne sont pas formées par siiité'd’iin amas d’eau à l’extrémité fërmèe-d’un canal, dépendre la manière dont elles ont été êngendtîées. Or, elles marchent d’àutânt plus vite que le corps qui les a engendrées par son mouvement,! ayant dés dimensions qui ne, sont pas trop pétftès : par rapport : à celles du canal;, est enfoncé plus profondément. J’en, ai'conclu, on étudiantla question, que, pour le dégagement des ondes formées pintes déchargeai alternatives de.mes machinés hydrauliques , il vaut .mieux, toutes choses égales d’ailleurs,faite (déboucher. tés: orifices de-décharge,|e;plus près possible du fond de l’eau.

Quant à la vitesse des ondes formées par un amas d’eau et se promenant d’une extrémité à l’autre du canal, j’ai confirmé les résultats déjà connus. J’ai suppléé à la longuenrdmcanal, en faisant promener une onde solitaire d’une extrémité à l’autre ; je ne Sàiépas d'une rtiàhiërë aSSét?positive si cette idée, dont On .a fait d’autre^appjications, est de mot ou de M. Russel, dont je n’ai pas en ce momept les Mémoires sous les yeux.

Des, con,struc|ions faites s.uq ,pne extrémité de ce ççinai m’ont, empêché de continuer .ç.e^,expériençej> ( ,e!. d’étudier, plu$ spécialement les détails des phénomènes, ......, inil( jj i r . l( j , ,

Lçs expériences,(font, jpyigns, de parler sont résumées dans un Mémoire que j'ai publié en 1848 dans ,1e journal de Ifl, Liouyillp, t. xm,p. 91, et dans un passage du résumé publié en 1850 dans le Technologiste.

J’ai décrit dans ce Mémoire un appareil à flotteur.et à tube oscillant sans autre pièce,mobile,.que j’ai exécqtépour élever Veau au moyen des'vagues,'et rendre sensible la diminution ^vitessesà.çertaiucp profondeurs sous les ondes, i! limsayant italien,-,M. Cialdi, a publié, en d85.fi, pu essai sur le mouvement des onde.Sj dans lequel il parle avec bienveillance, de mes expériences sur ce sujet.

En Cbèrchant'à répondre^,une objection qu’ij;av.aif ^ ailleurs cru devoir me faire,

j : aiiconslaté sur .un.canql factice beaucouppius,long,.que I e phénomène précité du recul ai, fond de beau dépendait, d<f'la 'dislgpce de fouine 0 “ Ü

était observé, après le passage d'un- nombre d'ondes courantes .suffisantvque.pq phénomène; d’abord très-sensible, finissait par ne plus,!’,être, à une grande distance de cette origine, après la disparition des ondes* et;qu!ihétait d’ailleurs compensé par un mouvement de progression en sens .contraire à la surface ,de l’eau : c'est-à-dire- qu^à une distancé .suffisante de cette origine, ces compensations que le transport réel était sensiblement nul. Ces phénomènes nouveaux 1 'de progression et de reculi servent à expliquer des; faits observés par les frères Weber dans un canal trop court. (Voir les Comptes-Rendus de l’Académie des Sciences, t.;Liiy>. 13090 — Quant au genre de mouvement de vav et-vient à la surface: des. ondes courantes de la mer qui, combiné itv.ec le mouvement de va-et-vient de'hautenibaspsemble favorablenu.systèpie .du.mo.u.ver ment orbitaire dans les régions supérieures, la manière .dont l’écume, finit par se confondre avec la surface, dont alors elle nhange seulement la. couleur, m’a offert un moyen commode de l’observer dans une traversée en mer, et aussi sur'lèS'cbtes de Normandie.^Bulletin de la: Société/philomatique, 48.42, :deppi? le 23 juillet, 4843; 1846, 48,51,etc., journal l'Institut.)

Bélier univalve e* perfectionnement*, des anciens béliers. — Considérations générales.

XVÏI. — Pour prouver que les machines de mon invéntiôn ne sont pas seulement des béliers hydrauliques sans choc.'j’ài transformé lé bélier hydraulique eh machine à colonne oscillante sans réServôir d’air et à une seule soupape.' Le modèle qui a fonctionne éli 1839, devant une commission dé l’Institut, est tin tuyau recourbé verticalement en aval avec soupape ordinaire, déposé au cabinet de l’École polytechnique, pour lequel M. Savary l’avait fet faire sous ma direction, ainsi qu’un modèle du double siphon oscillant, objet du paragraphe ISL Cet appareil est décrit dans lés Annales des Mines, 1838, t. xiv. (lé n’est plus à m^s veux qu'un appareil de physiqüé; utile'd’ailleurs pour rendre sensibles quelques phénomènes de percussion et dé préisibii dus au mouvement de l’eau; Il a été mentionné favorablement dans un rapport à l’Institut.

Par 1 application hèureusé d'une de mes idées, on supprime aujourd'hui le bruit,qui était occasionné pabla soupape d’arrêt du bélier hydraulique ordinaire. (Voir mon mémoire précité sur le bélier tinivalve, dans les Annales des Mines; J 838,’p, 6. fig. 2.) Dans le bélier'âspirafètir, tel tpue Montgolfier l’a présenté, il y avait une soupape d’Ürréi'soulevée par là percussion dé l’eati.'Dansceux

qn : Qjv exéflutequjourd’hui, çgtte ispupapeest cylindrique, disposée ay sommet de l’appareil et se ferme par un principe de succion, comme la soupape annu- ,laiTe;de ,mon flotteur oscillant et celles de plusieurs autres de mes appareils, ce qui change l’état de la question (t).

Quant a mes machines hydrauliques, il suffit de remarquer, pour celles de Montgoltier cl de Manoury d’Ectot, qui, au premier aperçu, ont pu sembler repdsensur ides principes .analogues* que j’évite, au contraire, d'employerles phénomènes » de percussion sur lesquels reposent, exclusivement celles qu’ ils avaient construites. Loin de ; .chercher à les perfectionner,: j’êludi.e: sous toutes ses faces un principe nouveau, qu’on pourrait appeler principe des vitesses continues, pour le distinguer des coups de bélier de Montgolfier et des autres phénomènes de percussion, d!écrasement de colonnes liquides, avec pertes énormes de force vive, signalés par Manoury d’Ectot. Il y a moins de rapports entré cés m’acfn'ifes'w les miennës ’ijù’éntre elles et le principe des éscillàllôns dans les tuyaux de conduite, décrit dans les expériences de Mariotte, Traité dumouvement des eaux, in-12, 1718, p. 112.

.'Ainsi qge le remarque, pour là colonne psnilânte à double effet, le rapport fait aVlnslitut, le 20 août 1838,.quand les tubes verticaux de mes appareils se vident par oscillation, c’est, en général, sans perdre d'autre force vive que celle qu'exigent les frottements, c'est-à-dire en ne faisant descendre que très-peu le centre de gravité de la colonne fluide qui doit sortir.

N’ayant‘jamais pris de brevet d’invention, n’appartenant à aucun corps, j’ai eu surtout l’intention, dans mes expériences, d’établir par des essais assez en grand la réalité de mes inventions et là marche de jour et de nuit de mes appareils. L’effet, utilp doit être considéré seulement comme un minimum étant susceptible d’être augmenté par divers moyens que j’ai indiqués. Ne m’occupant point 1 d’affaires, j’ai pensé que lés constructeurs, et surtout les gouvernements', en apprécieraient tôt oü tard l’utilité. On sait que déjà il y, a des ingénieurs qui se servent avec avànlage de mes idées; je citerai parmi eux un savant connu de l’Acddêriiie, M. Franchùt, qui est le premier à en convenir,

■■(t) Si quelques-unS'des phénomènes de snécibh‘dontirs'agit peuvent être comparés avec cc qni se présente‘quand les pOulrcllés s'enfohCeHt'dflnS'les. barrages, il est hièohfetablè'qù'bh n'avait nul-

On sait qu’une gmnde application' de mes idées' a été faite'avec succès en Italie (1), et qu’en ce moment même des expériences sur Une trèsgrande'échelle sont poursuivies par le gouvernement français, comme je l’ai dit paragraphes IV et V.

M. Régnault me Conseille d’ailleurs d’insister sur ce que mes appareils peuvent aussi marcher régulièrement très en petit, de"qui permet d Utiliser dés Chutes aujourd’hui perdues, et qui, par leur nombre, ont beaucoup plus d’importance que quelques chutes puissantes sur lesquelles, au premier aperçu, les applications seraient plus remarquées, quoique moins réellementutiles (2).

tl’Iiydraulique générale.

XVIII. — N’ayant ritjn négligé pour prouver g nouveauté de mes appareils, j’ai élé'obligé de faire beaucoup de recherches historiques. Il en est résulté q,ue j’ai communiqué à la.,Société philomatique, notamment jdepuis 1845, des recherches historiques et critiques sur les anciennes machines hydrauliques, dont bèaucoupsontomises dans les traités modernes! On peut voir, parce qui en est

;i) Sidqpsle^premiersessais, au Mont-Cenis, jlept.pppivé una,çc|qent, c’ptaitparqequ'pji avait négligé une précaution que j'avais prise dans l’appareil d osai tâtions partant du repos au moment où lasccnsion Commence, qui, en l'S37;'a m'arbhé régulièrement à'I'Ècblc destines, en présence d'ilne Commission’det'Académie.des Sciences,.Quand’lqs.tuvaiKipoumecitq disposition ne sont; pas: lrèqi (onp par rapçorU laçliute motrice, les orifices d'amont et d’oral ne dotant jamais roi

‘êtes précautions convenables, au SlonCCcnis, c’est-à-dife'de-

■embiè. Depuis qit’

puis lcunoisüde janvier irru, on s est montre ■l’air. (Yoir.les,Mémoires et notes précités, pour i (2) C’est, surtout la possibilité de.snpprimer, dans plusjeur

réduit l'appareil du à n’avoir d’autp pièce mobile qu’un tube oscillant attaché à un flotteur ai

eu retour est descendue assez,bps pour que l’eau qui pressait,, à l’intérieur, un anneau inférieur, d’un . diamètre mordre que. celui .du, teste de ce. tube, permette à ,celui,-ci d’être ainsi relevé pour redçsu os phénomènes précités de succion à contrevCourant, .1

de cette disposition, quoique je.,sois, parr il.reslerqit.le moindre dpute surJa mar-

Ire au-dcssous de celui de plusieurs grandes m Us .phénomènes ,des résistances passives,dansuleSiipe«tes ; yU^es„ suffiraient seul* une diminution sensible d’effet utile.

dit dans le journal l 'Institut, qu’à ^occasion dé ces recherches, je ihe suis occupé de toutes les parties de l’hydraulique ; quë-'ii jé' n’al pas publié un traité complet, ayant désiré d’ailleürs attendre que le Gouvernement eût essayé assez en grand mes propres systèmes, j’ai rassemblé lès matériaux dé ce traité, et ne me suis pas borné à m’occuper d’une'branche entièrement nouvelle dé cette science,' et ayant déjà une certaine généralité. ’■

J’ai présenté à cette occasion les principes dé nouvelles roues hydrauliques et d’autres appareils. Il y a dans une de ces roues dés lames liquides oscillantes (1 cependant elle repose sur un principe différent de celui de la belle roue à double effet de M. Poncelet et n’a pas le même but. Mais dans cette Notice succincte, je’ ne parlé que d 'expériences faites par moi-même, oü par d’autres sur mes idées, renvoyant même aux Comptes-Rendus pour l’appareil nouveau présenté le 12 octobre 1857 à l'Académie dés Sciences, relatif a un problème proposé à l’OCcàsion d’un grand pluviomètre, projeté polir l’Observatoire de Paris et pouvant aspirer de l'eau au moyen d’üne grande chuté pour faire des arrosages ; j’ai d’àilleUrs'simplifié depuis lé régulateur, comme pour le paragraphe llW Je crois devoir faire ühe remarque générale sur lés anciens appareils hydrauliques. Si l’on retrouve beaucoup de combihaisons intéressantesde l'hydrostatique, s’il y èn a même qui ont été développées par lés premiers inventeurs {parmi lesquels j’ai déjà ciléBrancaj auteur de curieuses applications d’un de ses appareils attribué à de Trouvill^)’ d’une manière plus complète à certains égards que par ceux qui ne s’étaient pas occupés de l’histoire des sciences, il paraît positif que les anciens constructeurs n’àvaient aucune idée exacte de l’application du principe des forces vives. J’ai retrouvé, il est vrai, notamment dans les auteurs du xvi’ siècle, des combinaisons ingénieuses, par èxèmple cejlê du parachute, ’etcl,.et des formes très-variées des roues hydrauliques! Mais, eri général, quand oh lit le texte, au moins dans lés langues que je connais, on est

étpnpé de ne plus reconnaître, pour ainsi dire, que ,des images, De sorte qu’il me parait incontestable que j’hqnneur.de l'application utile des roues à aubes courbes esl d’autant plus exclusivement dû aux savants modernes, quq.çlipis plus de deux siècles on en construisait d’horizontales, à simple effet, sans qvoqr, su en ,tirer un.etielptile convenable. Je me suis aussi occupé de.eps systèmes ,eq< appliquant' la théorie des roues d’Euler, et de ; ,Borda, à.depx.efpèçes.de .roues verticales, (Bulletin de la Société philomatique, Ji, décéjnbre. iüij, et surlput 22 janvier. 1848, journal Y Institut)., ...

On, p.eqf, voir, dans les Bulletins de :i la .Société pbi|qmqjiqqe, depuiq (journal l’ Institut), avep,,Hwell.e;.génpraiitp, jjaji disputé, lps fflqifipnfs ^achines hydrauliques, de toutes,,les espèces,,^n.^optrant comm,ept qljes,ppu.yajent $re peçfectioqnées: comment, pi) n poqyqi|,.,qjème.,dans qertains^cap^appliqqer^^ idées.sur lqs. moyens, soit.d’éviter.l,es.çlioçs^ ( le^,de,.force vive„.goit,de faciliter lacopservation du vide, etc. J’ai aussi,,dqpné. des moyens ,de.transformer, en ..récepteurs hydrauliques djancienpes pompes qssqz çq,rieusçs...j!{U méip.e simplifiât, rendu .plus.indépendantes..d$.jlécl!isier.iç£ ép|usfjS;ù. flpttquij et à double .compartiment; M. Combes a bien voulu insérCf que note ù.cesqjet dansl è Bulletin de Ig Société d'encouragement pourl’industrie patiopa le, i^Jj, p. 56.7. Elle peut être,appliquée,, quoique.aye^moms (i’aivçintage.et dq géqto^ litc, à ce, que M. le général Poncelet a proposé pour les. êclqsqs, triples... Enfin je,n’ai rien négligé pour appliquer mes, recherches d’érudition a des questions d’utilité publique, même, comme on ie voit par cet exemple, en les discutant ,ibstractiqii, fait,e.des idées qqe, j’ai toujours désiré spécialement propager ; je me suis d’ailleurs, borné à publier les documents historiques utiles quant aux applications. On, jugera peut-être d’après ce qui précède, que si l’on a pii me reprocher d’être un peu trop resté dans ma spécialité, c’était parce que jé h’ava/s pas cru nécessaire, d’appeler l’attention sur la^neraltté,^mes peclierches que je savais bien connuès dé beaucoup de Membres dé l’Académie Iles Sciences,’ en présence desquels je les.uyais développées verbalement à &Sofl|k philomatique (1).

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