Notice sur les travaux scientifiques
1876-1879. — Elève à l’Ecole Normale primaire de Moulins (Allier). 1879-1882. — Instituteur à Monlluçon et à Gommentry (Allier).
1882- 1883. — Professeur de Septième au Lycée de Moulins.
1883- 1886. — Préparateur de physique (sur sa demande) et Eleve du
Cours de matlièmatiques spéciales au Lycée de Moulins. 1886-1888. — Répétiteur (sur sa demande) au Lycée de Dijon.
1888- 1889. — Boursier d’agrégation au Muséum.
1889- 1891. — Boursier de doctorat au Muséum.
1891-1894. — Professeur d’histoire naturelle au Lycée de Nantes.
1894. — Professeur d’histoire naturelle au Lycée Janson de Sailly.
- Baccalauréat ès-scicnces.
- Licence ès-soiences physiques de la Faculté de Dijon.
- Licence ès-soiences naturelles de la Faculté de Dijon.
- Agrégation des Lycées (histoire naturelle).
- Doctorat ès-sciences naturelles (Faculté de Paris).
Récompenses honorifiques
- Thèse couronnée d’un premier prix Serres (Embryogénie
générale appliquée à la Physiologie).
- Officier d’Académie.
du Ministère de l’Agriculture et du Ministère du Commerce (Écoles professionnelles).
38, — Cours d’anatomie et de Physiologie végétales. — Un vol 420 p. in-S" avec eoo ftg. - 0. Doin, éditeur, 1901.
Honoré d’une souscription du Ministère de l’Instruction puMigue
honneur de me décerner, en 1893, son premier prix S bryogénie générale anUguée à la physiologie.
Après avoir précisé et rectifié certains stades épars dt
Is sur Vémlution générale des SynascWes "'urellement à chercher la solution d'un ts physiologiques ou biologiques indispm-
...,- complètement que possible, l’histoire de la
vie coloniale de ces Synascidies. Dans plusieurs autres séries de travaux, je pus suivre pendant plusieurs mois l'évolution de larves et de jeunes colonies que j’avais réussi à faire vivre sur des lames porteobjets, et que je pouvais par conséquent observer au microscope sur leurs deux faces. Ce procédé d’investigation, qui n’avait jamais encore été employé, me donna des résultats absolument remarquables. Non seulement il me permit de confirmer et de compléter sur de nombreux
J’établis, dans une série de 18 planches, la succession et la durée précise des différentes générations qui apparaissent dans le cormus; ainsi que le développement complet de l’appareil circulatoire colonial à partir de celui de la larve ; puis le fonctionnement du cosur et le mécanisme de la circulation coloniale, l'histolyse des éléments provenant de la désagrégation des ascidiozoïdes morts et leur répartition dans l’ensemble des vaisseaux coloniaux, le mécanisme de la pigmentation, la simultanéité de la reproduction agame et de la reproduction sexuée pendant l’été, enfin la multiplicité des pontes de larves chez une même colonie pendant la belle saison.
Tous ces résultats entièrement nouveaux et pour la plupart d’ordfé physiologique, constituent, avec mes recherches embryogéniques antérieures, l’histoire aussi complète que j’ai pu la faire de l’organisation et de la vie coloniale des Botryllidés.
Mais certains de ces résultats, ceux qui concernent en particulier la physiologie du cosur, l’histolyse et la pigmentation, dépassent même de beaucoup le cadre des Tunioiers au sujet desquels ils ont été acquis, et ont une portée beaucoup plus générale sur laquelle je ne puis me dispenser de dire quelques mots.
En premier lieu, ceux que j’ai obtenus sur la physiologie du cœur sont particulièrement intéressants, parce qu’ils conduisent à admettre sans réserve la théorie myogène des pulsations cardiaques que plusieurs physiologistes ont formulée dans ces dernières années chez les 'é ertébrés. Quand les ascidiozoïdes d’une génération quelconque ont terminé leur évolution et entrent en régression, leeurs cœurs conservent leur vltaUté et continuent encore a battre comme celui des insectes pendant la nymphose. Au même moment, chez les bourgeons qui vont remplacer les anciens et qui sont cependant encore très incomplètement développés, on voit les cœurs entrer de leur côté en activité fonctionnelle; et tous ces cœurs, jeunes et vieux, associent leurs contractions pour chasser dans le torrent circulatoire et dans le corps de la nouvelle gene- -ration d’ascidiozoïdes, l’énorme masse des éléments en histolyse prœ duite par la désagrégation des individus morts. Peu à peu les contrac-
it, dans la plupart des cas, comme celle < i atteindre est le même, exception faite, :
tiellement larvaires, comme la chorde et
) la larve, puisque le but ien entendu, des organes a vésicule sensorielle.
avoir retenti en premier lieu sur l’appareil refptSrj/L"?e“» moins sentir sur le reste de l’organisation; outre les organes sensonelà et l’appareil locomoteur, dont la disparition coïncide toujours avec la fin de la période pélagique, il y a encore le tube digestif qui, au lieu de conserver sa forme rectiligne primitive, se recourbe en anse uour ramener ses deux orifices h la partie supérieure, à l’opposé de la base de fixation ; les changements de ce côté sont même assez profonds ■ on sait en effet que c’est par sa face antérieure que se fixe la larve c’est-à-dire par la face qui porte la bouche chez la forme larvaire primii,... J. .... bouche pour arriver à se placer à l’opposé
position physiologimement utile, doit
' Puis des glandes digestives sont apparues, qui n’existent pas chez les Tuniciers les plus simples, un organe excréteur s’est individualisé au lieu de rester à l’état de cellules isolées comme chez les Ascidia, par exemple, et c’est ainsi que la fixation se trouve déterminer à la longue la transformation d’une larve urodèle très simple, en un organisme très complexe comme une Molgule.
11 est donc bien vrai que cet organisme, malgré sa complication, est le fruit d’une longue adaptation à la vie sédentaire, et qu’en raison de son origine secondaire, il ne peut-être invoqué pour la recherche des affinités ancestrales des Tuniciers.
La complication de la branchie, telle que l’a faite la fixation, est même en rapport, dans ses traits ' généraux, avec celle du reste de l’organisme. Les Molgulidées avec leur rein, leur Incomparable réseau de capillaires sanguins, leurs glandes génitales et leurs glandes digestives, se trouvent aussi avoir la branchie la plus compliquée et sont manifestement les ■ les plus différenciés. Dans l’intérieur de la famille, les espèces on’,„ionl.jndeoénitalB, g. ÆMgj/mlPii ' ' " ' '
compliquée, n.
s méridiennes, (
petite cote.
Bien mieux, l’extrême différenciation anatomique de la Molgule adulte retentit sur celle de la larve, et il est tout naturel que ce soit chez les Tuniciers à organisation complexe que Lacaze-Duthiers ait trouvé des larves anoures. L’œuf fixant progressivement les caractères que l’adulte a acquis par la fixation, tend à reproduire d’emblée cette forme adulte par un effet tachygénétique : les (luelques fentes branchiales que portent les larves urodèles, la bouche qui n’occupe déjà plus exactementla partie antérieuredu corps, le tubedigestif déjà partiellement recourbé en anse, sont en effet autant de caractères acquis secondairement par les larves, et qui les éloignent déjà considérablement de la forme ancestrale ; mais l’accélération embryogénique atteint son maximum chez les Molgules qu’une plus longue adaptation à la vie sédentaire a le plus hautement différenciées à l’état adulte, et c’est ainsi que les larves de certaines espèces sautent même la phase de la queue.
nature des recherches que j’a