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Les anomalies dans le pouvoir rotatoire coïncidaient avec les anomalies dans la grandeur moléculaire, prise par la méthode de Raoult.
J’ai fait remarquer que l’hypothèse de M, Freundler était susceptible de deux vérifications directes : 1° En déterminant le pouvoir roiatoirc de 1 ether tartrique en solution dans l’anhydride capable de se former, le pouvoir rotatoire ne doit pas subir de modification sous l’influence de la dilution et être intégral ; 2” en traitant l’éther tartrique en dissolution par un alcool, on doit retrouver un éther-sel correspondant a 1 acide ayant formé l’anhydride. C’est ainsi que le diacétyltartrate d’éthyle, se dissociant en oxyde de tartrate d’éthyle et en anhydride acétique, devrait, par l’action de l’alcool éthyliqne, donner naissance à de l’acétate d’éthyle et, peut-être, à un dérivé oxéthylé dérivé de l’oxyde de l’acide tartrique.
3” Sur les formes tautomeres de téther acétylacétique. — .M. Robert Schiff, dans un très intéressant travail sur les formes tautomeres de l’éther acétylacétique, a trouvé que cet éther, en réagissant sur la benzylidène-aniline, donne deux isomères : l’un, qu’il considère comme un dérivé de la forme cétonique, et l’autre, de la forme énolique.
J’ai montré que la benzylidène-aniline, eu réagissant sur l’éther acétylacétique, peut donner naissance, avec la forme cétonique, à deux corps isomères stéréochimiques réels, pouvant posséder chacun un inverse optique et qui doivent tous deux se former dans cette expérience, sous forme racémique. Avec la forme éno-
lique, on doit aussi pouvoir obtenir deux isomères, fumarique et maléique, puisqu’il y a une liaison éthylénique ; mais rien, a priori, ne permet de penser que les doux isomères se forment en même temps. Ces corps posséderaient un atome de carbone asymétrique et seraient dès lors racémiques. La formation de ces racémiques permettrait d’expliquer pourquoi les poids moléculaires trouvés par M. Schiff sont doubles de ceux qui correspondent à la molécule C‘’H®‘AzO'; quoique, dans la plupart des cas, les molécules racémiques soient dissociées dans les solvants en molécules
Dans le second exemple étudié par M. Schiff, l’éther benzalacétylacétique, on peut également trouver quatre isomères en ne comptant pas les inverses optiques, qui en porteraient le nombre à huit; enfin, l’éther benzoylacétique mènerait aux mêmes conclu-
En résumé, rien ne démontre, dans les expériences■ de M. Schiff, que l’on se trouve réellement en présence des formes lautomères, cétonique et énolique de l’élher acétylacétique.
4" Sur tisomérie de la tropine et de la pseudo-tropine. — 11 n’est point nécessaire de recourir à la stéréochimie de l’azote pour expliquer l’isomérie qui existe entre la tropine et la pseudotropine. En effet, en admettant pour la tropine la formule de Merling ou celle de Willstütter, et en la traduisant en formule sléréochimique, on voit que les centres de gravité des atomes de carbone et de l’azote sont contenus dans trois plans se coupant suivant une même droite et faisant entre eux un angle de 120", il condition que l’on admette qu’il n’y a point eu de déformation de la molécule. Comme les plans renferment des édifices moléculaires différents, on voit très facilement que la fonction alcoolique peut donner naissance à des isomères cü et tram; la tropinone, au contraire, ne pourrait pas donner cette isomérie.
Si l’on suppose que les centres de gravité des atomes de carbone
et celui de l’atome d’azote des deux anneaux sont dans le même plan, ce qui est peu -vraisemblable, les groupements OH créent encore, dans ce cas, un élément de dissymétrie. Dans ces deux hypothèses, il n’est donc point nécessaire de faire entrer en ligne la. stéréochimie de l’azote pour trouver et expliquer ces isomères.
Cette notion est applicable à l’ecgonine et à la pseudoecgonine.