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SUR LES ÉTHERS SELS

PSÉIÎDO-ANÉTHOL (3 ISOMÈRES). — PSEUDO-ALLYL-PHÉNÉTOL (3 ISOMÈRES). — ISOPROPYLPHÉNOLS (3 ISOMÈRES). —PSEUDOMÉTHYLEUGÉNOL. —ISOPROPYL-

YÉRATROL. — PSEUDO-ALLYL-MÉTHYLÈNE-PYROCATÉCHÏNE. - 1S0PR0PYL

MÉTHYLÈNE-PYROCATÉCH1NE. — Oxydation. — MÉIHOXY-ACÉTOPHÉNONES (3 ISOMÈRES).— MÉTHYLÈNE DIOXY-ACÉTOPHÉNONE. —DIMÉTHOXY-ACÉTOPHÉ-

none. — Action IOH et HgO ou NO’Ag. — acétone anisioue, p-éthoxy-

PHÉNYLACÉTONE. — MÈTHYLÊNE-DIOXYPHÉNYL-ACÉTONE. — DIMÉTHOXYPHÉ-

nylacétone. — Action de KOH sur les iodhydrines. — aldéhydepara-

MÉTHOXY-HYDRATROPIQUE. - SON POLYMÈRE. — ALDÉHYDE D1MÉTHOXY-

HYDRATROPIODE. — ALDÉHYDE MÉTHYLÈNEDIOXYHYDRATROPIQUE.

J’ai étudié tantôt seul, tantôt en collaboration avec MM. Tiffeneau et Sommelel, l’action des dérivés organomagnésiens découverts par Grignard sur les éthers sels et en particulier sur ceux de la série cyclique. M. Masson a travaillé sous ma direction l'action des mêmes réactifs sur les éthers sels de la série acyclique, et M. Valeur en a poursuivi l’étude sur les éthers des acides polybasiques.

En voici les principaux résultats :

Les dérivés alcoylohalogénés du magnésium réagissent sur

les éthers sels de la série cyclique et leur action peut être décomposée en trois phases :

CH 3

R-C-O-C’H’ + I-Mg-CH* = R — d — O — C'H*.

Ü I Mg-I

Dans la seconde, une deuxième molécule du dérivé organométallique se fixe et élimine une molécule d'iodoalcoylate de magnésium : ■

R — C — O — C’H’ + I — Mg — CH* = R — G — CH* + I— Mg— O — C*H“.

I> —Mg-I ^ O-Mg-I

Entin, dans la troisième phase, il y a formation d’un carbure à fonction éthylénique :

R —C —CH’ = H —O —Mg —I + R — C = CH’.

OMg-I

11 est possible qu’il se forme transitoirement l’alcool tertiaire correspondant. Cependant, dans tous les cas étudiés on a obtenu le carbure éthylénique, à part le méthyl-salicylale de méthyle qui a fourni l’alcool.

Les fonctions phénol libres ou éthérifiées ne s’opposent pas à cette réaction.

Les carbures éthyléniques, ainsi obtenus, se polymérisentavec une grande facilité et donnent naissance pour la plupart à des dimères bien cristallisés.

Ces dimères se forment dans la réaction qui donne naissance aux monomères et parfois leur proportion est dominante.llsdistil-

lent dans le vide sans altération. L’union des deux molécules s’est faite par la fonction éthylénique ; en effet, les corps qui possèdent des fonctions phénol libres restent solubles dans les alcalis et de plus ne fixent pas le brome par addition.

Théoriquement, il peut se former deux isomères dans cette réaction ; je n’ai pu jusqu’ici en isoler qu’un. Les dimères chauffés à la pression ordinaire se scindent lentement en deux molécules de monomère. II ne se forme que peu de produits accessoires provenant de la décomposition d’une partie de la molécule. Du reste, si l’on emploie un ballon à col peu élevé, on peut les distiller à la pression ordinaire sans altération très notable.

Les corps à chaîne pseudo-propylénique s’oxydent sous l’influence du permanganate ou du mélange chromique employés en proportion ménagée en donnant des mélhylcétones :

,.av

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