‹ Notice sur les travaux scientifiques, avril 1892Chapitre 21 sur 24 · Sur l’appareil slylifère de quelques Némertiens · texte numérisé non relu

Sur l’appareil slylifère de quelques Némertiens

(Bull. Soc. philomathique de Parie, 6* série, t. VIII, p. 187 ; 22 juillet 1871.)

Contribution à l'étude anatomique des Némertiens.

Dans le second travail, qui est le développement de la première

note, sont discutées lès opinions émises par les auteurs sur l’anatomie des Némertiens, sujet encore aujourd’hui assez obscur; quelques observations originales font connaître les raisons qui m’ont porté à faire un choix dans ces idées contradictoires.

L'une des questions les plus difficiles est de déterminer quel est le véritable appareil digestif et le rôle réel de l’organe désigné sous le nom de trompe. Pour cette dernière, j’ai constaté chez les Nemertinea anopla que le canal décrit par Claparède, comme partant des poches styligènes, ne s’ouvre pas librement dans la partie extroversile de la trompe, mais, se plaçant dans la paroi de celle-ci, revient gagner l’espace hyalin qui entoure la portion centrale de l’appareil styligère ; c’est une forte présomption en faveur de l’idée émise par A. de Quatrefages, lequel pense, comme on le sait, que les stylets des poches styligènes doivent remplacer la lame médiane lorsqu’elle vient à disparaître. Il me paraît possible qu’on trouve, au moins chez les Nemertinea anopla, à l’extrémité postérieure de la trompe, au centre du muscle rétracteur, un orifice qui pourrait donner passage aux matières digérées en leur permettant de tomber dans la cavité cœliaque. Le rapport de l’appareil proboscidien avec le système nerveux et une observation faite sur le Valencinia longirostris , parleraient en faveur de l’opinion d’A. de Quatrefages, c’estii-dire que cet appareil serait le véritable système digestif.

Le mémoire contient, en outre, la description de l’enveloppe cutanée, de la cavité viscérale et du système nerveux, avec la discussion des opinions données par les principaux zoologistes, qui ont étudié ces animaux; il faut surtout citer A. de Quatrefages, Kefei te n Lhp r le M intosh, Bceck, etc.

98 • —Remarques sur une figure de t appareil slylifère des Némertiens, donnée dans les planches du Voyageen Scandinavie et en Laponie.

11 résulte de l’examen de la figure 11 de la planche E du Voyage i Scandinavie et en Laponie de Gaimard, ouvrage dont le texte n’a

jamais para, que déjà on avait observé le canal conduisant des poches styligènes à l’espace hyalin (voir n“ 97). Ces planches ont dû être publiées de 1840 à 1856.

99. — Sur le développement du Polycelis lævigatus, Quatrefages.

(Bull. Soc. philomathique de Paris, 6« série, t. III, p. 66 ; 18 mai 1866.)

Remarques sur le développement dune Planariée Dendroccele , le Polycelis lævigatus, Quatrefages.

(Mémoires de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, t. VII, p. 93, 1867.)

Ce travail, poursuivi pendant plusieurs saisons successives sur les côtes de Bretagne, fait connaître le mode d’accouplement, la structure des œufs et le développement dans une espèce de Planaire de la section des Planariées dendrocœles. Des recherches entreprises en 1867, également à Saint-Malo, par M. Keferstein, qui d’ailleurs ne connaissait pas ces observations, en confirment les principaux résultats (voy. Abhandlungen der koniglicheft Gesellscha/t der Wissenschaften, zu Gottingen, 1868).

100. — Notes sur deux Helminthes Trématodes observés chez la Sirène lacertine.

Description de deux Trématodes nouveaux : le Monostomum asperum, trouvé sous la peau de la Sirène lacertine; le second, enkysté entre les muscles du même animal, c’est le Distomum Sirenis lacerlinæ, nom provisoire, puisque les organes génitaux n’ayant

pas atteint leur développement, l’animal ne peut être regardé comme ayant revêtu ses caractères définitifs.

101. — Note sur des Hydatides développées chez un Oiseau et des Vers Cestoïdes trouvés chez la Genette ordinaire.

(Société de biologie: Comptes rendus desséances, 3' série, t. V,p. 48 ; 1863.)

L’un de ces Vers, malgré quelques petites différences, peut être rapporté au Tænia platydera , P. Gervais. Le second, plus curieux avec la tête à quatre ventouses du genre Tænia, montre les organes génitaux placés au centre de l’anneau comme chez les Bothriocéphales; j’ai cru, d’après ces particularités, devoir créer pour cet animal le nouveau nom de Mesocestoides ambiguës , n. g. et sp.

102. — Sur la présence du Cysticercus tenuicollis chez le Phacochærus africanus.

(Société de biologie : Comptes rendus des séances, 4 e série, t. II, p. 91: 1865.)

Ces Cysticerques, dont l’espèce ne parait pas douteuse, offrent cette particularité d’avoir été observés sur un Phacochère né au Sénégal, et qui, n’ayant vécu qu’une semaine environ en France, a dû, suivant toute probabilité, ingérer cet Helminthe en Afrique

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