N» 157. — GRAINES
Dans notre Flore du bassin houiller d’Autun et d’Épinac, nous avons divisé les nombreuses graines fossiles en trois groupes :
1° Graines à symétrie binaire ;
2° Graines symétriques autour d’un point, non ailées ;
3° Graines symétriques autour d’un point, mais portant des.ailes.
1° Les graines à symétrie binaire sont caractérisées : d’abord par leur forme généralement aplatie ; ensuite par la présence de quatre faisceaux vasculaires parcourant la graine, suivant son plan principal, de la. région chalazienne à la région micropylaire, deux s'élevant entre l’endotesta et le sarcotesta, les deux autres à l'intérieur du nucelle.
Genre OOCHYTRIUM B. Renault.
Le cylindre ligneux des Lépidodendrons du Culm est, comme on le sait, complètement plein, sans aucune trace de tissu cellulaire, et formé de trachéides rayées, dont les ornements ont conservé leurs plus fins détails.
Dans l'intérieur des vaisseaux, fig. 19, on remarque souvent un certain nombre de filaments tantôt simples, tantôt plusieurs fois ramifiés, de longueur yariable, pluricellulaires : ce sont évidemment des mycélium à divers états de développement.
d’un cylindre ligneux central à section elliptique, formé de trachéides rayées : elles semblent présenter deux centres de différenciation, avant leur bifurcation. Le liber constitué par du parenchyme libérien et des cellules grillagées est souvent altéré ; l'écorce de la racine, presque uniquement formée de cellules à parois minces souvent écrasées, ne pouvait présenter une grande résistance, étant dépourvue de tissus subéreux et hypodermique. C'est entre l’assise libérienne et la couche parenchymateuse de l’écorce que se trouvent logés les œufs en question. Leur nombre est considérable : sur dés coupes faites dans une même radicelle toutes en renferment; on peut en compter 8 à 24 dans une même préparation atteignant à peine 0 mm l, d’épaisseur; dès lors, sur une longueur de racine
de notre genre fossile par ses cellules globuleuses, libres ou réunies en colonies composées de 2, 4, 8 individus ; par son mode de division suivant trois directions.
Mais dans le genre fossile on ne voit pas de couches de gélose concentriques entourant l’ensemble des colonies. Lés cellules-filles et leur couche de gélose homogène paraissent simplement plongées dans une masse gélosique commune. Cette particularité, la faible taille des thalles de Gloiôconis, ainsi que leur ancienneté, nous ont décidé à créer un genre nouveau.
N" 159. — Remarque sur la formation schisteuse du bassin d’Autun.
Dans un chapitre assez étendu nous étudions les nombreuses Bactéries rencontrées dans les coprolithes, les ossements provenant des schistes bitumineux, dans les silex d’Autun, d’Esnost, de Grand’Croix. Nous donnons, numéro 163, cette étude, comme un exemple de l’utilité des recherches de Botanique fossile.
Nous faisons suivre la description des Bactéries primaires de remarques générales sur la formation schisteuse et le Boghead d’Autun. Nous examinons les trois étages qui composent le'terrain permien de cette région et les plantes fossiles qui les caractérisent; ces trois étages sont :
1° Celui d’Igornay, Lally, Saint-Léger-du-Bois.
2° Celui de la Comaille, le Poizot, Ravelon, Dracy-Saint-Loup, etc.
3° Celui de Millery, les Thélots, Margenne.
Nous insistons tout particulièrement sur ce dernier étage dans lequel se trouvent placés les champs si connus de la Justice, des Borgis, des Espargeolles... qui ont fourni une riche moisson de végétaux silicifiés.
::i, C.’est également à ce niveau que se rencontre la. couche de Boghead
Application des données fournies par la Botanique fossile à la solution de divers problèmes de géologie et de botanique.
Nous examinerons seulement à deux point de vue différents l’utilité de la Botanique fossile :
1“ Sous le rapport des services qu’elle peut rendre, lorsqu'il s'agit de déterminer l’âge géologique des terrains, et dans certains cas, lorsqu'il est question de la constitution même des couches.
2° Sous le rapport des notions qu’elle peut fournir sur l’évolution des plantes en général et certains de leurs organes en particulier.
Nous insisterons sur ce dernier point de vue comme intéressant davantage la Botanique générale.
N“ 160. — Applications des notions fournies par la paléontologie uêgétale à la détermination de l’âge des terrains.
I. — Deux lois fondamentales servent de base pour la distinction des couches de terrains qui ont conservé des empreintes végétales, ce sont :
1" La loi de concordance des espèces.
2° La loi de leur extinction.
D'après la première, les Flores se sont succédé dans le même ordre et simultanément sur toute la terre, depuis le moment où elles ont apparu jusqu’aux terrains crétacés.
D’après le deuxième, lorsqu’une espèce végétale s’éteint dans une région déterminée du globe, c’est pour toujours ; il n’y aura jamais dans la suite retour de cette espèce dans les couches superposées d’origine plus
A partir des terrains crétacés, la première de ces lois ne reste vraie que si, au lieu de considérer le globe entier, On ne l’appliqué qu’aux terrains qui se sont formés à une même latitude et dans des conditions analogues; car les Flores des régions arctiques et des régions tropicales commencent déjà à se différencier, et la séparation s’accuse de plus en plus à mesure que l’on se rapproche de l’époque actuelle. Les Flores des régions
Ces deux lois étant appliquables aux époques primaires, nous avons pu nous en servir pour fixer, au moyen des plantes fossiles, les limites du terrain permien et du terrain houiller du bassin d'Autun 1 . Les limites respectives de ces deux sortes de terrain présentaient quelques difficultés pour être précisées ; car si au sud et à l’est le terrain houiller déborde d’une façon très nette les couches permiennes et peut être reconnu sur le contour, il n’en est plus de même au nord : il y a eu transgression du terrain permien sur les assises houillères, et ees dernières se perdent sur
des assises permiennes. En suivant la bordure du bassin on peut donc passer brusquement sur des couches d’âge fort différent.
La présence de certaines plantes trouvées entre les feuillets des schistes, telles que Pecopleris Pluckeneti, P. (Goniopteris) imita, P. hemitelioides, Calamites Cisti, Cordaites borassifolius, etc., etc., nous ont appris qu’à l'ouest et au nord-ouest, le terrain houiller supérieur était en bordure
rencontre, à quelques centaines de mètres, des Walchia, des Callipteris, etei, végétaux caractéristiques, des terrains permiens. Le bassin houiller était donc plus étendu de ce côté que le bassin où se sont formées les couches permiennes.
Au nord, depuis la Charmoye jusqu’au Grand-Moloy, on ne rencontre plus en bordure de plantes houillères, mais alternativement des bancs renfermant des plantes permiennes et des argiles tertiaires. Le terrain houiller a été recouvert complètement dans toute cette région.
Nous citerons encore un exemple pour montrer l’intérêt que peut présenter la détermination des plantes fossiles pour préciser l’âge d’un terrain. Au milieu des tufs orthophyriques qui forment une partie des roches éruptives, au nord-ouest du bassin d’Autun, se trouvent des enclaves d’Anthracite, qui ont été exploitées à Esnost, à Polroy, au Bois-Saint- Romain. L’isolement de ces gisements au milieu de tufs éruptifs rendait difficile leur classement, au moyen des seules ressources delà statigraphie ; mais l’étude des plantes fossiles renfermées dans ces enclaves a permis de résoudre le problème. En effet, nous avons rencontré en empreinte, à Esnost, des portions de fronde de Cadiopteris polymorpha ; au Bois-Saint- Romain, des rameaux de Bornia radiata; à Polroy, des fragments de Lepidodendron. Les deux premières espèces sont caractéristiques du Culm, par conséquent nous avons pu en conclure que ces lambeaux d’Anthraoite isolés appartenaient à cet étage.
L’étude des végétaux siliçifiés épars dans les tufs orthophyriques est venue confirmer cette première déduction tirée des empreintes.
Les plantes que nous avons découvertes dans le gisement d’Esnost sont nombreuses, nous pouvons oitér les espèces suivantes :
Calamodendrées.
Bornia esnostensis.
Bornia laticeylon.
Lycopodinées. I. Lepidodendron esnostense.
i Diplolabis esnostensis.
Dineuron pteroides.
Rachiopteris esnostensis.
Hymenophy Ilites «, (S, y, Todeopsis primæva.
Algues..... | Lageniastrurn macrosporà.
ques-uns des résultats auxquels nous sommes arrivé dans ee genre d’étude.
N“ 162. — Constitution des Bogheads et des Cannels.
Boghead d’Autun,
Pila bibractensis.
Nous avons démontré 1 que la eouohe prinoipale du Boghead d’Autun, épaisse de 25 centimètres, et s’étendant sur 7 kilomètres de longueur, était constituée par l’accumulation d’algues microscopiques primitivement sphériques, creuses, mesurant en moyenne 170 ji, formées d’un seul rang
t. C.-E. Bertrand et B. Renault, Pila bibractensis et le Boghead d’Autun. Soc. Whist. nat. d’Autun, V Bulletin, 1892, p. 159.
cellules périphériques disposées sur un rang ont pour largeur 4 à 5 p, et pour longueur dirigée radialement, 8 à 10 p.
Nous désignerons cette nouvelle espèce de Pila sous le nom de Pila liasica; elle diffère du Pila bibractensis par sa taille qui est trois à quatre fois plus petite, et par les dimensions de ses cellules dont le diamètre et la longueur sont deux à trois fois moindres.
Tous les schistes bitumineux, cependant, ne contiennent pas nécessairement des algues : nous avons reconnu que ceux de Buxières de Saint- Hilaire (Allier) n’en renferment aucune, et que leur richesse en huile est liée au nombre dé débris organiques animaux mélangés de Bactéries que l’on y rencontre.
Boghead de la Nouvelle-Galles du Sud h
Reinschia australis.
Le Boghead de la Nouvelle-Galles du Sud provient également, comme nous l’avons dit plus haut, de l’accumulation par lits horizontaux de thalles d’algues aplatis qui ont été désignés sous le nom de Reinschia australis.
Vus par leur face supérieure, les thalles moyens se présentent sous la forme de petits disques aplatis, irréguliers, mesurant à peu près 300 p de longueur, 150 p de largeur et 35 p d’épaisseur, composés d’un nombre de cellules qui peut atteindre 350 à 400.
Les coupes verticales montrent, A, fig. 6, pl. VII, que ces cellules sont disposées sur un seul rang. Les cellules vertioales des faces supérieure et inférieure mesurent 20 a 30 p de hauteur, 15 p de largeur et 10 à 12 p en épaisseur. Les cellules horizontales placées sur les bords des disques atteignent 30 à 35 p de longueur, 15 p de largeur et 5 à 7 p d’épaisseur.
Sur une coupe transversale, fig. 4, pl. VII, les thalles sont plus ou moins circulaires, d’autant plus réguliers qu’ils sont plus petits. Le contour parait comme crénelé; cet aspect est dû aux cellules dont la paroi extérieure a été détruite. Les parois latérales communes, plus épaisses, ont mieux résisté, ainsi que celles tournées vers l’intérieur, qui paraissent doublées d’une couche épaisse de gélose.
1. Site lê Kherosene sh&le de la Nouvelte-Gallés du Sud, par MM. C.-B. Bertrand et B. Renault, Bulletin de la Société d’histoire naturelle d'Autun, t. VI, 1893.
uniquement par
que les Bogheads at également formés
Les cellules qui consfituent le corps de l'algue sont prismatiques, dirigées en rayonnant autour de la cavité centrale. Les dimensions des cellules varient avec l’âge ; leur largeur est de 4 à 6 n ; leur longueur de 8 à 15 {if elles Sont disposées sur une seule rangée autour de la cavité centrale. Le Boghead connu sous le nom de Boghead Russel, la Torbanite, sont presque uniquement formés de ces algues que nous avons nommées Pilascolica.'
Bogheads anglais.
Thylax britannicus, n. sp.
Le Boghead anglais, désigné dans le commerce sous le nom de Boghead Armadale, est composé de la réunion de petites algues globuleuses, creuses, disséminées dans une matière fondamentale brune, amorphe. Leur diamètre n’atteint que 42 n dans les sujets adultes n’ayant pas bour-
disposées sur un seul rang, fie. 8, pl. VII, de forme prismatique et dont le grand axe dirigé suivant le rayon de la sphère mesure de 4 à 6 i*. En coupe transversale elles sont polygonales et larges de 3 n environ. La cavité centrale du thalle est relativement volumineuse et peut atteindre 32 n. La plupart des thalles se montrent comme fendus ou séparés en plusieurs fragments. La cavité centrale B se poursuit à travers la couche de cellules périphériques et détermine un certain nombre de segments, A; les segments eux-mêmes peuvent se subdiviser en fragments formés d’un nombre limité de cellules, C, fig. 8. Les prolongements de la cavité centrale vers la périphérie séparent nettement les Thylax, des Pilas et des Reinschias et les rapprochent davantage de certains genres vivants de la famille des Protococcacées.
Bogheads et Cannels russes.
Pila Karpinshyi, n. sp.
Les charbons des mines de Kourakino, de Murajewnja, etc., du bassin houillor de Moscou, renferment un nombre considérable de restes végétaux : microspores, macrospores, algues diverses, eto. Nous rappellerons
Cladiscothallus Keppmi.
’arpinskyi est une algue globu à 50 n de diamètre. Vues de c and axe ayant 50 [<. et le petit
Les thalles adultes semblent pleins, mi
elles-mêmes par des produits ulmiques.
L’étude des Bactéries fossiles étant récente et offrant quelque intérêt, nous oroyons devoir donner quèlques exemples pris dans des échantillons appartenant aux différents étages que nous venons de citer.
1° Bactéries des Coprolithes.
Baeillus permiensis B. Renault et C.-E. Bertrand.
Microcoques.
■ 2 espèces mesur 1 4 n et 2|*3 de diam.
i. 1 espèce » 3 44 p »
. 2 espèces » 1 p.5 et 0n5 »
. 2 espèces » 4 p. 4 et 1p. 1 »
. 1 espèce » 0^4 etOp.5 »
. 2 espèces » 3à4|jset2|*2 »
Bacilles.
■ B. Tieghemi, longueur 8 jj. 4, largeur 2 n 2. as avons appelé Bacillus Tieghemi, long de vers son milieu une spore sphérique plus
Medullosa stellata. .
Macrostachia infundibuliformis.
Sligmaria Brardi .
Arthropitus commuais. .
Arthropitus bistriata .
Arthropüus lineala .
Arthropitus lineala...
Ce dernier bacille, 8|*4 et large^de 2^2,
colorée, mesurant 2 |* de diamètre ; quelquefois on remarque deux spores, mais alors elles occupent les deux extrémités. Les bâtonnets sont solitaires ;
Il est à remarquer qu’il y a presque toujours pour chaque plante deux ou trois espèces de Bactéries associées et possédant des fonctions diffé-
Baetéries rencontrées dans les silex houillers de Grand’Oroix.
Mierococeus Guignardi, fig. 1, pl. VIII.
Cette Bactérie est représentée par de petites cellules libres ou géminées, dont le diamètre moyen est de 2p.2, à contour très net, coloré en brun. Certaines d’entre elles sont allongées en ellipsoïdes dont le grand axe atteint 4 |r; on y distingue quelquefois une cloison dirigée perpendiculairement au grand axe ; d’autres, assez nombreuses, sont soudées deux à deux ou séparées, mais très voisines; ce sont là les phases successives de développement que l’on remarque chez les Microcoques.
Lorsqu’on examine une ooupe un peu oblique d’un tissu envahi par le M. Guignardi, on voit de nombreux microcoques, la plupart isolés, a, adhérents aux parois des cellules. Quelques-uns sont sous la forme de diplocoques. Beaucoup paraissent comme incrustés dans l’épaisseur de la cloison cellulaire et entourés d’une mince auréole incolore. Lorsque, par accident, il y en a qui ont été entraînés, ceux-ci ont laissé un creux hémisphérique qui se détache en clair, B, sur la paroi, marquant ainsi la place qu’ils occupaient sur la cloison. On peut en oonclure qu’ils ont été saisis en plein travail par la silicification.
En multipliant les coupes nous sommes arrivé à cette conclusion, que le M. Guignardi s’attaquait particulièrement à la cellulose plus ou moins pure qui constituait l’épaississement des parois des cellules.
branes moyennes Iules.
Le il Guignai dt dissoudre les parois i
1“ Tous les tissus.parenchymateux de l’écorce et du bois ont disparu, il reste le cylindre ligneux dépourvu de ses rayons cellulaires, le liège et la cuticule.
2“ Le liège a été détruit, la partie la plus extérieure du bois a été désorganisée; les régions les plus Penses du bois et la cuticule seules persistent.
3° Il ne reste plus que la cuticule.
La fig. 4, pl. VIII, représente une racine en voie d’arrivér à ce troisième stade. En A on ne distingue plus que quelques traces de tissu vas-
les tissus se montrent dans un état de désagrégation aussi varié à Esnost et à Régny qu’à Grand’Croix et à Autun : tantôt les cellules sont réduites à leur membrane moyenne plus ou moins déchiquetée, flg. 7, pl. VIII, le dépôt mixte de cellulose épaississant la membrane, et le protoplasma ayant disparu ; tantôt les cellules sont disjointes et ont conservé leur forme, en même temps qu’une partie de leur enveloppe cellulosique, A, fig. VIII ; d’autres fois les membranes moyennes et cellulosique sont été détruites, B, il ne reste plus que le protoplasma contracté, granuleux, déformé èt plus ou moins amoindri. Cette résistance temporaire du protoplasma à la destruction pourrait être attribuée à la fixation de quelque produit antiseptique, tannin ou acide ulmique des eaux brunes, avant l’arrivée des eaux siliceuses. On peut suivre sur une même préparation les états divers de désagrégation des masses protoplasmiques qui finissent par s’éclaircir
Bactéries des cuticules de Tovarkowo.
Dans le gouvernement de Toula (Russie) à Milenino, dans les mines de Tovarkowo et de Malovka, se rencontre, à la base du Culm, une couche de combustible de plus de 20 centimètres d’épaisseur, formée, d’après M. Zeiller, uniquement de cuticules de Bothrodendron. Cètte couche curieuse s’étend sur une surface de plusieurs kilomètres carrés et est connue sous les noms de Blatterkohle et de Papierkohle.
Les membranes végétales sont séparées par une substance noire friable qui n’est autre chose que de l’acide ulmique, formant dans certains points les quatre cinquièmes de la masse. Les cuticules se présentent souvent sous la forme d’anneaux aplatis, les deux faces en contact sont difficiles à séparer, il n’y a plus aucune trace des tissus qu’elles recouvraient.
Nous avons recherché la présence de Bactéries sur ces cuticules. Nous en avons rencontré sur le côté externe, et sur les faces internes en oohtact; elles affectent des formes bacillaires et coccoïdes. Nous n’avons décrit jusqu’ici que ces dernières, dédiées à M. Zeiller.
Débarrassées de toute trace d’acide ulmique par l’ammoniaque bouillante ou la potasse à un dixième, les cuticules montrent un aspect différent suivant qu’on les examine par la faoe interne ou la face externe.
1“ Les cuticules de Tovarkowo portent sur leurs faces interne et externe des érosions analogues à celles que produisent les Baotéries; elles sont
2“ Après plusieurs traitements par l'ammoniaque bouillante, ou par une
ouïes, et en outre de communiquer à ces membranes ainsi qu’aux micro- . coques eux-mêmes une résistance remarquable à la destruction.
Bactéries dévoniennes.
Mioroooceus deuonicus, var. A. et B., B. Renault.
Le genre Aporoxylon décrit par Unger 1 appartient aux Gymnospermes ; il a été caractérisé par son bois dépourvu de zones concentriques d’accroissement, distinctes, et formé de trachéides sam ornements. Dès 1885 2 , nous avons émis l’opinion que l’absence de ponctuations était due au mauvais état de conservation des échantillons. MM. Stenzel, de Solms, Schenk, nous-même, avons reconnu l’existence de ponctuations uni ou bi-sériées
Il était intéressant de rechercher la oause de la rareté des trachéides qui avaient conservé leurs ornements : nous l’avons trouvée, comme dans beaucoup d’autres cas analogues, dans l’intervention de Bactéries.
Sur une coupe transversale du bois, on voit à la place occupée primitivement par les parois des trachéides un grand nombre de corps sphériques teintés de rouge mesurant, quand ils ne sont pas déformés, 2 n, 2 à 3 p, ; ils se présentent quelquefois sous la forme de diplocoques; il n’est pas rare d’en trouver d'hypertrophiés, ou formant des amas irréguliers résultant de leur désagrégation ; on distingue, par places, la membrane moyenne des trachéides qui a été conservée.
Sur d’autres préparations moins altérées on aperçoit souvent d’autres corps sphériques, plus petits, teintés de rouge ou de noir, mesurant Op.5 ou Op.7, répartis sur l’épaisseur des parois des trachéides, mais alignés en plus grand nombre sur la tranche des membranes moyennes dont on peut suivre ainsi les contours, grâce aux lignes plus foncées produites par les microcoques; l’intérieur contient quelquefois des groupes formés par les microcoques de la première espèce.
1. Sur le genre Aporoxylon primigenium Unger. Schiefer — U. Sandsteinflora der Thüringer Waldes (in Beitr. Z. Palæontologie von Richter und Unger, p. 95, tab. XIII, fig. 3-11.